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RECIDIVISTE ϟ ELIAS

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2016-03-04, 12:44

La vie a la gâchette facile Mais tant que je saigne j'existe
musique – Il faut arrondir les fins de mois : voilà ce que tes sœurs ne cessaient de te répéter depuis des semaines et elles ont eu raison de toi en refusant d'aller amener tes affaires à la laverie parce que tu avais préféré passer ta matinée au lit – sous prétexte que vous n'aviez plus d'argent. Tu voyais cela plutôt comme une punition suite à ton double échec face au Ragnarök dès le début de ta formation. Tu n'as rien pu rétorquer, tu sais qu'elles ont raison et que par ta faute, vos revenus seront moins bons jusqu'à ce que tu refasses tes preuves.
Tu t'es vite trouvé un petit boulot – ce n'est jamais bien compliqué à Equilibrium, dieu soit loué – dans un petit bar gay dans un coin de rue à Cheenbury, son nom ? Tu ne le retiendras jamais. C'est allemand, sans doute.

Tu resserres ton tablier noir autour de ta taille et accueille les clients avec un charmant sourire. Le patron a dit que c'était grâce a lui que tu avais été embauché et pas pour tes capacités de barman, donc que tu avais plutôt intérêt à en user pour avoir un salaire correct. Bienvenue dans le monde de débauche où votre physique va au-delà de vos compétences...

Tu n'es pas friand de ce genre d'endroit mais tu te sais plutôt attirant – tu le devines du moins, au vu de ton succès auprès de la gente masculine. Ici, on se croise, on se parle, on s'attire et on s'embrasse. Tu t'amuses à deviner si des couples se retrouvent ici ou s'il s'agit de première rencontre qui n'seront que l'histoire d'un soir et. Ah. C'est vraiment pas ton genre. Tu ris doucement en t'imaginant traîner quelqu'un dans ce genre d'endroit, tu te sentirais un peu embarrassé, dans le fond. Tu te sens mieux derrière le bar.
Tu passes un coup de torchon sur ce dernier avant d'en rejoindre le bout en une glissade enjouée.

« Je peux vous servir quelque ch-.... ose ? »

Tu t'es stoppé nettement, la bouche entrouverte. Tu n'étais pas prêt à le voir lui. Tu fais un mouvement de recul par réflexe et ris nerveusement.

« ... Seulement si tu n'as ni sac ni menottes, ahah. »


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2016-03-04, 13:05

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Tu n'étais pas dans un milieu familier. C'est d'ailleurs la première fois que tu viens dans un endroit pareil. Alors que fais-tu là, Elias ? C'est le dernier endroit au monde où l'on t'imaginerait. Elias Kavinsky dans un bar gay. Cela en aurait fait rire beaucoup chez Ragnarök. Pas toi. Ils ne te connaissaient pas après tout. Mais te connaissais-tu vraiment ? Non plus, c'est d'ailleurs pour cela que tu étais venus ici; tes camarades soldats ne cessaient de parler de ces choses triviales que sont les relations, de faire des blagues salaces ou de parler sexualité. Or tu étais toujours en dehors de ces conversations; peut-être étais-tu trop jeune, ou alors ils considéraient que tu ne connaissais pas assez le sujet pour être intégré. Et ils avaient raison, d'où ta présence en ces lieux ce soir. Non pas que l'exclusion te fut douloureuse; rien ne l'était, mais tu es une créature de connaissance Elias et comment prétendre savoir si l'ont ne se connait pas soi-même. C'était ton troisième bar de la semaine, tu en avais fait deux autres la veille mais n'avait trouvé aucune information intéressantes, si ce n'est que les hommes deviennent vraiment des animaux dès qu'une femme retire quelques vêtements.

Une autre chose intéressante, exploitable, était que tu devais paraitre plus âgé que tu ne l'étais réellement, car jamais on ne t'avais demandé un papier d'identité alors que tu n'étais pourtant pas en âge de boire. Les gens évitaient ton regard. Tu les mettais mal à l'aise; c'était quelque chose d'intéressant à observer. Tu t'étais fait aborder plusieurs fois ces derniers jours, tu avais essayé de faire "comme tout le monde" mais cela s'était avéré un échec à chaque fois. Il fallait l'avouer, Elias, tu n'étais pas la personne la plus sociale qui existe. Mais cela ne s'était jamais révélé être un défaut, jusqu'à maintenant. Un défaut qu'il faudrait corriger pour une efficacité accentuée.

C'est là qu'une voix connue t'extirpa de tes pensées.
"Nausicaa." Dis-tu au moment même où tu tournes la tête pour le voir. Tu ne l'avais pas oublié, comment ? Il avait été un mystère et il le restait toujours, même si tu en savais beaucoup, mais on en sait jamais assez. Il rit nerveusement. Cela te semble logique, votre première rencontre n'étant probablement pas des plus agréables pour lui. "Certains aiment bien ça, les menottes." Dis-tu pour répondre à sa réflexion. Mais ce n'est pas un trait d'humour que tu essayais de faire, c'est juste une affirmation, prononcée sans intonation qui pourrait la rendre drôle ou charmante.  "Je ne sais pas quoi commander." Encore une fois, c'est un constat, sans honte, sans requête. Tu ne sais pas, tu as essayé plusieurs alcools les fois précédentes et rien ne t'as convenu. Tu n'es pas dans ton habitat naturel, définitivement pas Elias, mais cela ne serait-il pas plus étrange, dérangeant, pour les autres que pour toi ?









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2016-03-04, 19:19

La vie a la gâchette facile Mais tant que je saigne j'existe
musiqueCertains aiment bien ça, les menottes. Ca t'arrache une moue de dégoût pendant quelques secondes. Tu n'as rien contre ce genre de penchant mais imaginer que le type qui t'a torturé au coin d'une rue puisse aimer ça te met un peu plus mal à l'aise – et ça te t'arrive pas souvent. Ca aurait pu sortir de la bouche de n'importe qui d'autre, ça t'aurait sans nul doute fait rire doucement. Mais c'est définitif, tu ne peux pas le faire face à lui. Néanmoins tu te forces à lui accorder un sourire, tes joues se creusent et tes yeux se plissent, continuant de nettoyer ce fichu comptoir.

Vu ainsi, ton bourreau a l'air de ces adolescents lambda – les plus réservés, ceux qui n'ont pas beaucoup d'amis et qui passent leur temps le nez dans un bouquin. Tu oublies parfois qu'il a dix-sept ans. Dix-sept ans.. Qu'est-ce qui a bien l'amener à faire ça ? Même toi avec ta vingtaine d'année, tu as encore du mal à t'accoutumer à ce monde de violence que tu as découvert en rejoignant le Valhalla.
Tu soupires. Il ne sait pas quoi boire. Forcément. Tu es curieux de savoir qui a bien pu laisser entrer un mineur de la sorte et – oh. C'est vrai. Il ne fait vraiment pas son âge.

« Je vais voir ce que je peux faire. »

Tu te tournes et attrapes quelques jus de fruit pour en faire un cocktail sans alcool – tu te sentirais plutôt mal de faire boire un garçon de dix-sept ans, quand bien même tu as pu le voir à l'oeuvre sur le plan de la maturité. Tu le lui tends.

« Jus de pomme, violette, citron, menthe, et sucre roux. »

Tu fais glisser le tout jusqu'à lui.

« J'aurais peut-être dû te mettre du poison dedans. Tu viens encore pour moi ? Je pensais qu'on en avait fini. »


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2016-03-04, 20:56

RECIDIVISTE

Tu observes ses réactions. Elles sont intéressantes. Nausicaa semble être de ceux qui n'ont aucun problèmes avec les émotions, avec le fait de les ressentir ou de les exprimer. Tout ton contraire, Elias. Tu l'observes te faire à boire, il semble savoir quoi faire, comment le faire, ce qu'il faut doser. Tu retiens les doses et les ingrédients qu'il énumère, si ça te plait, tu saurais le refaire dès le premier coup. Tu notes qu'il ne mets pas d'alcool. Sans doutes à cause de ton âge qu'il connait, ou alors a-t-il retenu que tu ne buvais pas, tu lui avais dit lors de votre rencontre, tu t'en souvenais parfaitement. Tu penses cependant plutôt à la première des deux options. "Merci." encore une fois tu parles sans ton, cela n'empêche pas le fait que tu dis encore la vérité; tu le remercie vraiment pour la boisson, comme il convient de le faire. La réflexion sur le poison te fait soulever un sourcil. Tu n'avais pas pensé qu'il puisse avoir envie de te tuer après ce que te lui as fait, mais tu penses cependant qu'il ne s'agit que d'une réflexion en l'air. Il n'a pas l'air d'être capable de tuer.

Tu observes les traces sur son cou. Le résultat de tes mains sur la peau, ton œuvre, si tu pouvais utiliser ce mot pour qualifier de la violence. Tu remarques que de nouvelles se sont ajoutées, et tu t'y connais assez pour reconnaître le sceau d'une personne essayant d'en faire parler une autre. Tu pointes les traces du doigts.
"Tu t'es fait avoir par un autre ?" c'est presque une certitude, mais tu aimes bien mettre des réponses claires sur tes interrogations. Tu prends le verre et y plonge les lèvres pour y boire une gorgée. "C'est bon" déclares-tu. Oh tu es capable d'apprécier des choses, c'est nouveau ça Elias, ou es-tu juste poli ? Mais à côté, ce n'est pas un mensonge. Le mélange est bel et bien savoureux. "Je ne suis pas venu pour toi." Nouvelle déclaration, autre vérité. "Je suis venu pour..." et là tu ne sais pas comment terminer ta phrase. Il y a-t-il seulement un moyen d'expliquer les raisons de ta présence ici de manière simple. Tu ne penses pas. Et cela créé comme un dérangement. Tu ne sais pas expliquer quelque chose. C'est nouveau Elias. Serais-tu embarrassé ? Connais-tu l'embarras, ou l'expérimentes-tu pour la première fois ? T'arrive-t-il vraiment d'être humain comme un autre Elias, ou ce, léger, très léger rouge sur tes joues n'est-il que l'effet de la lumière des lieux ?








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2016-03-06, 19:02

La vie a la gâchette facile Mais tant que je saigne j'existe
musique – Il est vraiment différent ; tu ne cesses de te le répéter. Le travail change vraiment les gens et peut-être que s'il n'y avait pas eu cette barrière, vous auriez pu devenir ami. L'idée te faire sourire intérieurement, même si tu as du mal à l'imaginer, tu te souviens n'avoir jamais eu de difficulté à t'entendre avec les introvertis. Contrairement à ce que ton look et tes grands sourires laissent penser, tu es quelqu'un de plutôt réservé. Tu te caches peut-être bien derrière ces grands sourires, justement. C'est un bon mur, il n'est pas de glace mais il n'est pas facilement franchissable par n'importe qui. Cette situation te convient, tu supposes.
Tu astiques un des verres et manque de le faire tomber lorsqu'il s'attarde sur les traces sur ton visage. Tu t'es fait avoir par un autre ? Tu passes ta langue sur tes lippes et cherches tant bien que mal à te cacher en te tournant, en mettant ton épaule devant ou juste en fuyant son regard.

« Mh. Ouais... La semaine dernière. »

Tu ne veux pas entrer dans les détails, c'est une expérience assez traumatisante que de se faire torturer, alors deux fois de suite, je ne vous raconte même pas l'état.

T'es assez surpris de le voir apprécier ta boisson ou plutôt de le dire. Ah. Tu te fies trop aux apparences, faut que t'arrêtes. Je ne suis pas venu pour toi. Soupir de soulagement. Je suis venu pour... Ok l'angoisse remonte. Tuer, attraper quelqu'un d'autre ? Tu cherches son regard mais ce dernier semble se perdre sur la boisson. Tu t'accroupis, le menton contre le comptoir et tu plisses les yeux. Tu peux le voir au travers du liquide, son visage est flou mais tu le devines un peu...

« Oh ! Sérieux ! T'es embarrassé ? »

Un sourire se hisse mais très vite se meurt : ce n'est pas n'importe qui et tu sais ce dont il est capable. Tu te redresses pour poser le verre dans l'armoire derrière fois. « Enfin... Y a pas de mal à traîner dans ce genre d'endroit hein... Si c'est ton truc, c'est pas mal vu de nos jours, tu sais. »
Tu n'es pas certain qu'il soit gêné par le fait d'être dans un bar gay ou non mais c'est tout ce qui te vient à l'esprit.

« Et ça ne me regarde pas, je crois. »


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2016-03-07, 00:40

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Embarrassé. Est-ce comme cela que tu pourrais appeler comment tu te sens maintenant ? Cette étrangement sensation dans ton ventre, cette brulure sur tes joues ? Tu ne sais pas Elias, tu ne l'as jamais été. Tu respire profondément, reprend ton souffle et le calme revient. C'est comme une vague de froid qui vient et se saisit de ton coeur pour le replonger dans sa torpeur habituelle, dans cette glace qui lui sied si bien. Mais tu auras appris une nouvelle chose. Cela ne fait que te confirmer que ressentir est une perte de temps et d'un désagréable fort peu commun. "Je pense." confesses-tu cependant. Quel intérêt as-tu à dire cela ? A avouer avoir ressentit quelque chose. Est-ce car c'est tellement peu usuel que tu as besoin de quelqu'un d'autre pour mettre des mots sur ce qui se passe en toi. Tu ne sais pas Elias, mais tu le fais pourtant. Lui-même a bien avoué s'être fait attraper de nouveau. Les Valhalla n'étaient-ils pas supposés éviter cet état de fait ? Ou n'était-il vraiment pas bon dans ce qu'il faisait ? Tu ne savais pas, mais te demandais comment il s'en était sorti à nouveau; pour toi cela avait été assez simple car tu avais compris pourquoi il n'était pas nécessaire de le garder, mais tu doutais que la personne lui ayant fait ces marques fut amené à la même conclusion que toi.

Et là, qu'est-ce qu'il essaye de faire ? Essaye-t-il réellement de te rassurer ? Pourquoi ? Est-ce de la pitié ou de l'empatie ? Pourquoi vouloir faire en sorte que son bourreau se sente à l'aise ? Tu ne comprends pas Nausicaa, il est un mystère pour toi. Pourtant tu veux comprendre, n'est-ce pas pourquoi tu es venu ici ? Pour comprendre les autres, pour comprendre ce qui fait fonctionner un homme qui n'est pas toi.
"Je sais. Mais j'ignore si c'est mon truc." lâches-tu après avoir pris une nouvelle gorgée de ta boisson, pour avoir l'air normal. La violette te reste en bouche, si tu savais apprécier les choses à leur juste valeur, tu trouverais ça agréable. Mais tu ne sais pas. "Je suis venu pour le découvrir." Expliques-tu vaguement, même si tu sais qu'il est difficile de comprendre exactement ce que tu cherches, ce que tu veux comprendre. Pour cela il faudrait pouvoir entrer dans ta tête Elias, et ça personne ne le veut. "Tu peux m'aider ?" Surprenante question, mais Nausicaa, celui que tu ne comprends pas, mais qui semble avoir tant compris, te semble être la personne idéale pour ta quête. Peu importe à quel point le gouffre est grand entre cette situation et celle de votre rencontre.








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2016-03-07, 12:01

La vie a la gâchette facile Mais tant que je saigne j'existe
musique – Tu soupires et tu souris – tu as l'impression de ne faire que ça depuis le début. En même temps, c'est assez compliqué de devoir faire face à un type comme... comme lui. Tu ignores son nom et ce n'est peut-être pas si mal ainsi, tu ne tiens pas à te lier d'amitié avec quelqu'un qui a essayé de te faire du mal pour des broutilles. Ce serait... Malsain, n'est-ce pas ? Tu le dévisages un moment et pour la première fois, il t'apparaît véritablement comme un adolescent de dix-sept ans qui ne sait pas trop où il en est, qui se cherche à tâtons, maladroitement. Tu te grattes la nuque machinalement en le voyant si peu expressif parce que...Parce que tu aimerais bien l'aider ?
Ah c'est bien le moment de vouloir jouer aux héros Nausicaa, franchement. Surtout avec ce gars-là. Tu ferais mieux de l'ignorer et de tourner les talons mais... Tu peux m'aider ? Tu tiques.

Il te demande vraiment cela ? Tu restes la bouche entrouverte quelques secondes en hésitant. Comment aider quelqu'un à se trouver ? Tu es mauvais avec ces choses-là. Tu es une bonne oreille mais tu n'es pas de bons conseils – ou alors ils sont toujours maladroits.

« Okay, hum... »

Tes coudes prennent appui sur le comptoir et tes mains viennent se longer sur les siennes. Tu n'es pas d'un naturel tactile mais ce genre de geste ne te mettent pas mal à l'aise. Tu restes le fixer dans les yeux sans trop oser bouger, c'est un peu gauche.

« Ca te fait un truc ? »

Tu n'entres pas dans les détails. Ce n'est pas par une caresse de la sorte qu'il risque de se découvrir mais tu peux toujours tenter, après tout.


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2016-03-07, 12:48

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Il semble hésiter, c'est normal, étant donné vos antécédents. Qui n'aurait pas hésité. Mais ce qui est surprenant, c'est qu'il accepte. Ce n'était pas une des options sur laquelle tu mettais le plus de crédits, et pourtant tu avais demandé, et pourtant il avait accepté. Etrange Nausicaa. Etait-il simplement trop gentil ? C'était une possibilité. Tu n'étais pas toi-même quelqu'un de fondamentalement mauvais, à vrai dire, tu ne jugeais pas tes actes sur une échelle de bien et de mal, tu étais neutre; quand les choses l'exigeaient cependant tu n'hésitais pas à faire des actions qualifiées de mauvaises, malsaines, monstrueuses quand cela s'avérait nécessaire. A vrai dire, tu ne faisais pas beaucoup d'actions dites "bonnes" car tu n'en avais pas l'occasion. Cela faisait-il de toi quelqu'un de mauvais Elias ? Tu ne t'étais jamais posé la question.

Tu ne sais pas à quoi t'attendre quand il t'accorde de l'aide. Et puis il pose ses mains sur les tiennes et plante maladroitement ses yeux dans les tiens. C'est un geste anodin, pourtant cela va fissurer quelque chose en toi Elias. Quelque chose que tu as enfermé. Le souvenir de mains gantées qui attrapent les tiennes et te font subir milles sévices. Quelque chose dont tu ne voulais pas te souvenir. Tu te raidis, tous les muscles de ton corps se crispent, tes pupilles se dilatent, ton cœur bas plus vite, tu te sens comme glacé à l'intérieur, mais pas comme d'habitude. Ta respiration s'est alourdie et ta tête crie, tu ne sais plus quoi faire. Tu as perdu le contrôle, car tu as peur. Tu sais ce que c'est, tu reconnais les symptômes et tu ne peux rien y faire. Tu retires tes mains brusquement et te lèves sans rien dire, évitant son regard, fuyant jusqu'aux toilettes des lieux, où tu t'appuies sur le lavabo, tremblant. Comment croire qu'un simple geste puisse te faire ça à toi, Elias. Où est passé ton cœur de glace et ta neutre assurance ? Que s'est-il passé Elias ?








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2016-03-08, 17:56

La vie a la gâchette facile Mais tant que je saigne j'existe
musique – Il a retiré sa main si soudainement que tu t'es presque senti mal à l'aise à ton tour. Néanmoins tu restes assez surpris de sa réaction pour balayer la gêne naissante. Il s'en va, il fuit. Tu fronces les sourcils, peu sûr de comprendre ce qui vient exactement de se passer. C'est vrai, il n'a que dix-sept ans. Tu ne sais pas jamais t'y prendre avec les gens plus jeunes, tu as tendance à oublier qu'ils ont encore quelques bribes de l'innocence de l'enfance et... Ah. Non, tu idéalises trop là, Nau'. Aujourd'hui ce sont tous des débauchées dans cette société corrompue. Et ce type doit en connaître un paquet sur le sujet de la torture et de la déficience mentale – l'idée te fait froid dans le froid – alors tu l'imagines difficilement être... embarrassé juste pour une caresse comme celle que tu viens de lui accorder.

Tu réfléchis trop, vraiment.
Tu tournes les talons et hausses les épaules, retournant t'occuper de ton nettoyage et quelques clients. Mais ça te reste dans la tête, tu ne parviens pas à t'en débarrasser. Tu pousses un lourd soupir – presque un râle qui surprend ton collègue. Tu sursautes et t'excuses mollement ; ils vont sans doute s'imaginer que tu es déjà exaspéré de travailler ici. « Tu peux t'occuper du comptoir cinq minutes ? Je reviens. » Tu fais le tour de ce dernier et t'avances jusqu'à l'arrière de la salle, poussant les portes battantes qui mènent jusqu'aux toilettes.

Il est accoudé au lavabo et tu te dis que tu ferais mieux de le laisser tranquille mais ta bonté débordante te perdra un jour : elle est toujours plus forte que ta raison, cette bécasse.

« Pourquoi tu paniques comme ça ? Ce serait plutôt à moi de me faire la malle ahah... Enfin bon. Ca va ? »

Tu croises les bras et t'appuies contre le mur le plus proche, n'osant pas vraiment le regarder mais faisant clairement comprendre que tu es là pour avoir des explications – et quelque part, tu jubiles un peu à l'idée de te venger de la sorte de la torture infligée quelques jours plus tôt.


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2016-03-08, 18:37

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Tout te reviens en spasme. Ta mémoire est bousculée. Ce que tu avais enfermé à clef ressort sans que tu n'ai pu le prévoir. Et ça fait mal. C'est pour ça que tu ne ressens rien Elias, pour ne pas souffrir. Ton cœur pompe encore ton sang à tout casser. Ton corps a encore envie de courir. La plaie que tu avais refermée à grand coup d'indifférence s'est rouverte à cause d'un simple contact. Pourtant, tu as l'habitude d'être physiquement proche des gens, cela ne t'as jamais dérangé. Alors pourquoi cette fois ? Car tu n'as pas initié le geste, car il s'est imposé à toi. Car tu n'étais pas en contrôle. N'est-il donc pas facile de te faire perdre tes moyens Elias, suffit-il simplement de te prendre au dépourvu, ou est-ce plus que cela. Tu chasses tes réflexions comme tes sentiments en te passant de l'eau sur le visage. Respire Elias, tu vois, c'est pas si dur.

Tu regardes tes mains sur le bord de l'évier. Elles sont encore parfois parcourue de tremblements, comme si ton corps refusait d'entendre raison. Là où ton esprit se parle, il y a écrit en toi des reflexes et des réactions qui ne veulent pas t'écouter. Tu sens la présence de Nausicaa avant de le voir. Pourquoi est-il venu ? Il n'avait aucune raison autre que la bonté, et tu ne peux concevoir qu'il en ressente pour toi. Cela semble étrange et peu raisonnable, mais peut-être n'est-il pas doté de raison, te dis-tu. Cela expliquerait beaucoup. Et pourtant il reste un mystère pour toi, peut-être autant que tu en es un pour lui.

Tu l'observes et devine ce qu'il veut. Il veut savoir. Qui ne voudrait pas. La situation s'est retournée, maintenant c'est lui qui pose les questions et toi qui doit répondre. L'ironie est belle et bien présente. Rien ne t'oblige à répondre Elias, tu pourrais te plonger dans un mutisme glacial et quitter les lieux. Pourtant tu vas le faire, car cela ne changera rien à ta vie, même si les raisons de ton cœur de glace n'ont jamais franchit tes lèvres auparavant. Parfois voir marche même mieux que les mots. Sans rien expliquer, tu retires ton t-shirt. Là se découvre ton torse et ton dos. Si ce n'est la peau trop pâle et les muscles légèrement dessinés par un entrainement pas intensif mais réel, ce que l'on remarque tout de suite ce sont les marques qui le parcourent. Ton corps est bardé de cicatrices, plus ou moins grandes. Il y a une raison pour laquelle tu sais aussi bien torturer  les gens Elias. Tu te rhabille et t'approches de lui, à quelques centimètres, comme pour essayer de chasser la gène qu'il te reste, comme pour te remettre dans la même mentalité que dans la ruelle, comme pour redevenir Elias.
"On m'a fait ça quand j'étais enfant. Quand tu m'as touché, ça a fait resurgir les souvenirs. Le problème ne vient pas de toi." Tu ne sais pas pourquoi tu te sens obligé de préciser ça, mais tu vas te saisir de ses mains, délicatement, comme pour lui montrer que tu as raison, comme pour qu'il recommence ce qu'il avait débuté. Ou est-ce juste pour chasser tes démons ?








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2016-03-08, 21:05

La vie a la gâchette facile Mais tant que je saigne j'existe
musique – Lorsqu'il se met à se déshabiller, tu sens le rouge te monter à la tête. Tu lèves les mains et t'apprêtes à lui dire que ce n'est pas la peine d'y penser, que ça ne t'intéresse pas, ta bouche s'ouvre mais les mots ne sortent pas, très vite coupés par ce qu'il voit. Un champ de cicatrices, ni plus ni moins. Sa peau est pleine de reliefs rougeâtres et tu n'oses pas attarder ton regard sur lui, non pas par dégoût mais par respect, par peur aussi peut-être ? Il venait de s'offrir à toi alors qu'hier encore, tu serais prêt à jurer qu'il jubilait encore à l'idée d'avoir pu t'étrangler de la sorte au milieu d'Equilibrium un triste soir. Tu ne comprends pas grand chose, comme souvent, et ce geste peu anodin ne vint qu'accumuler les questions dans ton crâne – et encore plus quand il se décide à te toucher à nouveau. Tu te sens glacé, tout à coup. Tu l'écoutes d'une oreille, fuyant son regard quelques secondes et tentant de balayer l'embarras.

C'est à ton tour de rompre le contact plutôt brusquement. Tu ne fais pas un pas en arrière mais on devine que tu es en train de dresser une façade entre lui et toi. Tu ne veux pas qu'il s'approche de toi ni même qu'il tente de percer ta bulle.

« Alors parce qu'on t'a fait du mal tu dois en faire aux autres ? »

Malgré la froideur de tes mots, tu ris doucement, nerveusement. Tu te frottes le visage et t'as soudainement cet air exaspéré, remonté, mais à la fois tellement léger.

« Mes cicatrices j'ai décidé de les habiller de tatouages. Je ne les oublie pas mais elles ne sont plus aussi douloureuses à regarder. »

Tu remontes les manches de ton haut et lui dévoile tes avants-bras – sans doute la partie de ton corps la plus encrée. Sur ta peau, des ronces à n'en plus finir.

« Mais je n'ai jamais fait de mal à une mouche pour autant. Les gens comme toi me dégoûtent. »

Aussi paradoxalement que celui puisse paraître, tu souris. Tu souris comme un démon.


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2016-03-08, 21:35

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Fais-tu du mal aux autres car tu en as subit Elias ? Tu caches tes raisons derrière des nécessités. Tu n'y prends pas plaisir, tu le fait par devoir, mais ça, personne ne le comprend. Il semble que l'homme ne soit pas capable d'atteindre une certaine compréhension de ta manière de penser. Ce n'est pas grave, ton but est plus grand que le jugement d'autrui. Et tu as l'habitude. Pourquoi recule-t-il ? Est-ce du dégout, de la peur, les deux ? Tu ne saurais mettre de mots sur des émotions que tu te refuses à ressentir. Sa question te passe dessus sans te faire d'effet, tu as retrouvé ton calme et il ne peut pas comprendre tes raisons. En tout cas il s'est reculé, éloigné, il essaye de créer une distance entre vous, comme si vous n'étiez pas pareil. Mais vous êtes tous les deux humains alors peu importe ses efforts, il ne pourra jamais entièrement se différencier de toi. Mais le contraire est aussi valable. Qu'as-tu de Nausicaa, Elias ? Tu ne le sais pas encore. Et puis il parle de cicatrices, en voilà un point commun. Tu regardes les tatouages comme hypnotisé, tu aimerais presque les toucher. Essayes-tu de voir les stigmates en dessous de l'encre ? Et surtout, pourquoi lui aussi a-t-il des cicatrices ? Tant de questions sans réponses.

Tu le dégoutes. Cela ne te fait rien, ou en tout cas tu le prétends. Encore une fois, ce n'est pas par cruauté que tu agis comme tu le fait, mais tu ne peux pas expliquer, pas maintenant, pas encore, sans doute pas à lui. Et il sourit. Encore et toujours. Eternel sourire là où tu n'y arrives pas. Pourquoi ? Tu brises la distance qui vous sépare, tu ne prends pas en compte son espace personnel, sa bulle et tu viens lui maintenir la tête d'une main et passe un pouce sur ses lèvres trop souriantes. Tu dégages la même aura que l'autre jour, celle du prédateur; fini le pauvre garçon de 17 ans un peu perdu. Tu as à nouveau des questions et tu veux des réponses.
"Qui t'a fait du mal Nausicaa ? Et pourquoi continues-tu à sourire ?"









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2016-03-10, 10:04

La vie a la gâchette facile Mais tant que je saigne j'existe
musique – Ses questions te paraissent sincères, comme s'il en avait véritablement quelque chose à faire. Ou peut-être que oui, il en a quelque chose à faire : il veut satisfaire sa curiosité malsaine. Tu ne peux pas lui en vouloir, tu es toujours curieux de découvrir l'origine des cicatrices des autres. T'aimes écouteurs leurs histoires et parfois te complaire dans ta vie qui te semble bien paisible comparée à certaines. Son toucher te refroidit et te donne chaud à la fois, tu parviens à faire un pas en arrière et à te dégager de ses griffes. Par moment, tu réalises qu'il n'a que dix-sept ans. Parfois, qu'il a été ton bourreau. Ton cerveau n'arrive pas à suivre la cadence de votre relation – peut-on vraiment se permettre de l'appeler ainsi ? Tu déglutis. Il n'y a pas de relation, non ; vous êtes juste deux parfaits inconnus.

Tu t'essuies la bouche par réflexe – et non pas par dégoût contrairement à ce que cela laisse paraître. Vraiment, tu as le sentiment qu'il te déchire de ses doigts aiguisés à chaque fois qu'il s’autorise un geste de la sorte.

« Si tu savais. »

Tu ris, un peu. Difficile d'imaginer que derrière tes airs de grand gamin se cache des vieux démons débordant de haine. Tu as appris à les apprivoiser et surtout à vivre avec, à ne plus les voir comme des poids autour des chevilles mais plutôt comme des atouts. Il y a tant de secret que tu aimerais crier sur les toits.

« Je souris parce que la vie est belle, malgré tout. »

On ne peut qu'y croire, à la véracité de ces mots. Parce que toi, c'est toute ta ligne directrice : la vie est belle.

Tu te frottes le bras machinalement. « Bon, je dois retourner travailler. Ton nom c'est quoi ? »


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