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breaking the silence ▬ ft. crépuscule

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Lazarus
GÉNÉRAL // PREDATOR

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2016-02-22, 18:00

the body may heal but the mind isn't so resistant
ft. crépuscule


Un simple bâillement franchissant le seuil de tes lèvres, tu patientais en ton bureau tasse en main te contentant d'observer ces chiffres lentement défiler au fur et à mesure des minutes qu'ils étaient censés afficher. La journée ne cessait d'avancer au fur et à mesure que le soleil voguait en ce ciel simplement visible au travers d'une unique fenêtre d'où tu te tenais. La chasse que tu avais mené dans la matinée s'était plus ou moins bien passée là où un valkyrie avait fini entre vos filets, une précieuse proie en tous points pour toi, pour ton employeur d'exception. Tu étais malgré tout toujours bien trop avide de ces traques, de ces instants instigateurs d'adrénaline, de ces moments où tu n'avais à te soucier d'une quelconque éthique, tant que le messager n'arrivait à bon port. Au final l'objectif de Ragnarök n'était il pas de simplement empêché Valhalla de délivrer leurs précieux messages qu'importe les moyens utilisés, la fin justifiait les moyens comme on le disait si banalement. Façon de voir des plus pragmatiques, il n'en restait pas moins que tu avais parfois comme obligation de ramener ta cible vivante pour une bonne raison, pour une bonne raison que tu adorais tout autant que la traque en ton cas, malsain  chasseur que tu étais.

Qui disait proie capturée disait interrogatoire aussi basique cela puisse paraître et cela était sans doute la seconde partie la plus intéressante de ton travail. Heure fatidique étant enfin arrivée, tes pas s’enchaînant en les couloirs de cette structure tu ne tardas à rejoindre l'une de ces fameuses salle à la vitre teintée te tenant du bon côté alors que l'un de tes deux et uniques supérieurs se tenait déjà là au rendez vous. L'amusement allez pouvoir commencer te disais tu même si avant tout certaines choses se devaient d'être clarifiées. Des détails anodines, des formalités qui seront éternellement présentes mais qu'il fallait toujours rappeler afin d'éviter quelques situations délicates.

« - J'ai carte blanche comme d'habitude pour le faire parler ou non ? On fait comme à l'accoutumé, le rapport dira basiquement qu'il a... malencontreusement glissé dans les escaliers ? »

Léger sourire moqueur, mêlé à un cynisme déstabilisant, parfois l'on pouvait légitimement ce demandé s'il était préférable de mourir que se retrouver entre tes mains avec une chose que Ragnarök désirait à tous prix. C'est donc ces questions que tu avais posé à Crépuscule alors que tes doigts métalliques trahissaient ton impatience. Bien étrange désire que celui de briser un tout autre être qui te parcourait actuellement, l'acier souhaitant marteler la chair à défaut d'obtenir les aveux souhaités.

Tu reportas une nouvelle fois ton attention auprès de l'homme un tant soit peu plus âgé que ta personne là où le malchanceux attendait de l'autre côté du vitrage, assis face à cette table en cette salle immaculée aux teintes si monotones.

« - Je suppose que tu tentes d'obtenir ce que l'on veut de la façon la plus humaine possible tout d'abord et si jamais notre invité ne se montre pas très coopératif je prendrais le relais... À ma façon. »

À ta façon, acier maculé d'hémoglobine, c'est ce que tu faisais de mieux là où ta patience frôlait le néant. Dès lors tu portas une nouvelle fois à tes lèvres cette tasse que tu avais gardé, finissant de la vider alors que tu attendais l'acceptation de ton confrère geôlier.


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2016-02-23, 22:24
Observant rêveusement le valkyrie à travers la vitre teintée, Mendoza se prend à rêver quelques instants.
Dans une autre dimension, il s'occuperait du cas lui-même, sans prendre de gants. Rien de plus énervant que d'essayer de consoler une victime éplorée, de lui faire croire qu'elle a une chance de s'en sortir alors que vous avez eu envie de la tuer depuis la première seconde où vous avez posé vos yeux sur elle. L'appel du sang est trop fort aux oreilles de ceux qui ont eu l'honneur de l'entendre. Cette pulsion quasi-incontrôlable de faire le mal produit une euphorie inestimable une fois qu'on la libère. Oui, s'il le pouvait, il le torturerait lui-même, ce petit agneau.
Mais il est général, et ses responsabilités l'amènent à faire preuve de modération.
Regrettant des temps de prime jeunesse où il jouissait d'une plus grande liberté mais n'en profitait guère, car dévoré par l'ambition, Mendoza attend sagement l'arrivée de celui que l'on pourrait considérer comme le numéro deux du Ragnarök, si on considère que la présence de deux numéro un ne le rélègue pas en troisième position. Aux yeux de Mendoza, de toute façon, Lazarus est son second, l'homme en qui il a totalement confiance dès qu'il a besoin de faire accomplir une tâche un peu délicate. C'est lui qui a attrapé le valkyrie, et il n'y a pas meilleur que lui pour mener un interrogatoire musclé. Oh, peut-être aurait-il pu le concurrencer, autrefois, pour être honnête ; mais ce temps est définitivement révolu. Le lieutenant-général entre enfin dans la salle, et les deux hommes zappent comme d'habitude toute introduction polie. A vrai dire, Mendoza se fiche bien de savoir si Lazarus lui dit bonjour non, ou même s'il l'apprécie ; il y a bien plus important que ces ridicules considérations. Posant ses yeux bruns sur son subalterne, Mendoza décèle des traces d'amusement. Cela le fait sourire. Lazarus a envie de commencer au plus tôt, et cette impatience à peine réfrénée fait écho à celle, mieux cachée, de Mendoza. (Car à défaut de faire souffrir lui-même, il tire une certaine forme de plaisir à voir un autre s'en occuper pour lui. Un ersatz suffisant pour le combler, guère plus. Mais cette procuration suffit tout de même.)
« Carte blanche, oui. Je m'occuperai du rapport, ne t'en soucie pas. »
Mendoza sait très bien ce que cela veut dire de laisser carte blanche à Lazarus.
C'est pour cela qu'il le fait.
Quant au rapport, il se réserve la possibilité de modifier la raison en fonction de l'état du corps. Mesure de prudence, sans doute ; Mendoza a tout de même une certaine manie du contrôle, et quand il s'agit de la face publique du Ragnarök, il est vigilant. Ils ne réussiront jamais à faire croire que leur groupe est un regroupement de types sympas qui n'ont que le bien public en tête, c'est sûr ; pas alors que leurs rangs ont tendance à se gonfler de nombre de tarés sadiques (on se demande bien ce qui peut les attirer dans un organisme de chasse). Du moins peut-il fait croire que ces tarés ne sont que des mythes, et qu'il n'en est pas un lui-même. Dans le fond, le credo de Mendoza est le suivant : on peut tout faire, du moment que l'on ne révèle bien.
De toute façon, ce n'est pas comme si l'intitulé du rapport intéressait autant Lazarus que lui.
« Espérons alors qu'il ne sera pas très coopératif. » : lance Mendoza sur le ton d'une demi-plaisanterie.
On ne sait jamais, avec lui, quand il est comme ça. On sait qu'il plaisante ; et en même temps, il y a cet éclat sérieux dans son regard, plus dur que l'acier, et on se demande si ce n'est pas un avant-goût de ses ténèbres.
Repassant devant Lazarus, Mendoza entre le premier dans la salle d'interrogatoire. Il offre au détenu un doux sourire destiné à le rassurer ; derrière lui, il sait que l'air rogue de Lazarus va mettre en lumière la gentillesse de son expression. Mendoza s'assoie de l'autre côté de la table et dévisage l'homem en face de lui. Il est jeune, ce qui n'est guère surprenant vu son occupation ; c'est précisément parce que les valkyries sont dynamiques et sportifs (quelle sale engeance, mine de rien, c'est dur d'en attraper un). Il a l'air un peu effrayé, ce qui n'a rien de surprenant ; ne pas savoir ce qui va se produire, c'est sans doute ce qu'il y a de pire. S'il savait. Oh, si seulement il savait.
Déjà, il remarquerait qu'il n'y a aucun papier, ni aucun dispositif d'enregistrement présent dans cette salle ; ce qu'il dira ne sera entendu que de Lazarus et de lui-même. Autrement dit, tout ce qui se passera dans la pièce n'en sortira pas. Ce serait déjà une bonne raison de paniquer, dans le fond.
Mendoza pourrait le calmer.
Mais non, ce n'est pas son genre.
« Bien, jeune homme. Avant que l'on ne commence, je préfère te prévenir tout de suite. L'homme que tu vois à côté de moi n'a pas ma patience et n'aime pas quand on ne répond pas aux questions. Ça a tendance à le mettre en rage, vois-tu. Si je peux te donner un conseil, c'est de ne pas l'énerver plus que nécessaire. »
Comme prévu, le regard du jeune homme se pose sur Lazarus, et alors qu'il semble l'étudier de ses yeux terrifiés, Mendoza reprend la parole :
« Je m'appelle Crépuscule. Et toi, quel est ton nom ? »
Toujours commencer par une question simple. C'est en général suffisant pour voir si l'individu en face de soi désire s'enfermer dans une résistance futile, ou s'il veut se montrer coopératif.
Mais seul le slience lui répond.
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Lazarus
GÉNÉRAL // PREDATOR

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2016-02-24, 16:48

the body may heal but the mind isn't so resistant
ft. crépuscule


C'est tout ce que tu voulais entendre, une approbation alors que tu allais pouvoir faire de ce que tu veux de votre compagnon ou plutôt nouvelle connaissance d'infortune. Dire qu'il y a de cela quelques temps tu aurais tout fait pour qu'il ne se retrouve en cette situation en bon Odin que tu étais autrefois, veilleur bienveillant de tes valkyries même si aujourd'hui tu t'étais toi même chargé de toutes les mettre hors course, tous ceux et celles que tu avais guidé en les ruelles nauséabondes de cette ville. C'était dramatiquement comique de voir comment les temps pouvaient si subitement changer, comment une proposition pouvait établir un nouvel ordre des choses. Finissant donc par rentrer en cette salle, dévisageant brièvement le futur interrogé ou plutôt martyr selon les points de vue tu te demandais s'il allait être comme tout bon Valhalla, formaté pour ne pas lâcher le moindre mot dans des conditions... Humaines, chose qui n'allait avoir lieu toute façon là où ta simple présence n'était jamais signe de bonne finalité. Tu ne comptais le démembrer ou autres mais il y avait facilement bien pire, bien plus aisé à réaliser afin de faire parler quelqu'un tout en facilitant le rapport là où certaines blessures étaient bien plus explicables que d'autres.

Formules de politesse étant exprimée de la part de ton confrère, il ne s'était point exprimé, ne souhaitant dévoiler cette simple chose, son prénom. Une chose était sûre visiblement, Valhalla croyait encore que les conventions les plus humaines s'appliquaient encore à ses prisonniers. En façade sûrement mais la réalité était bien différente et bien plus sanglante. Tu terminas donc ta boisson alors que le silence régnait toujours en cette pièce, observant tantôt ta proie puis Crépuscule tandis que tu ne déclarais toujours la moindre chose. Il venait de sceller son destin là où tu te rapprochais de sa personne, de son côté de la table finissant dans son dos. Tu observas une dernière fois ton mug toujours au creux de ta main.

« - De toute façon je l'avais jamais vraiment aimé... »

C'est ainsi que tu fracassas brutalement ce récipient qui avait fait son temps de ton point de vue, celui-ci s'écrasant contre le crâne du futur martyr. Infimes gouttelettes venant perler tes extrémités d'acier qui tenaient au par avant l'objet que tu venais de fracasser auprès de la tête du jeune homme. Le divertissement pouvait donc commencer alors que tu venais d'ôter toute possibilité de se mouvoir à ta proie, abusant de ton pouvoir, l'immobilisant lui ôtant la dernière liberté qu'il avait. Tu te saisis de sa main et vint la plaquer contre la table qu'importe les rares complaintes écartant un à un ses doigts. Tu avais envie de jouer pour une fois plutôt que de simplement réaliser ton travail.

Ta main passant dès lors en ton dos au niveau de ta ceinture, tu vins prendre le couteau qui ne te quittait jamais, toujours utile pour se défendre ou autre. Tu commenças donc à frénétiquement marteler la table, emplissant le vide entre chacun de ses doigts de ta lame qui s'écrasait frénétiquement, allant de gauche à droite puis inversement. Tu n'avais tardé à lier la parole à l'acte rajoutant ceci.

« - Toujours silencieux ? Bref nous allons sauter les formalités, je pense que nous pouvons passer aux vrais questions Crépuscule non ? »

Tu avais prévu de quoi le faire parler alors que chaque futur hésitation ou mutisme de la part du Valkyrie entraînera une mutilation, ton couteau enchaînait inlassablement sa danse entre les doigts du malheureux, s’apprêtant à empaler  un de ces doigts voir sa main pour chaque faute ou désobligeance de sa part. Cela ne suffirait pas te disais tu mais après tout... Il lui restait les ongles et bien plus pour s'amuser si nécessaire.


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2016-02-26, 22:03
Puisque le silence s'éternise, Mendoza décide de ne rien faire.
Absolument rien.
Une petite démonstration de ce que son second peut faire n'est pas de trop, semble-t-il. Et il n'a guère besoin de faire signe à Lazarus de prendre le relai. Il en prend l'initative de lui-même. Ce n'est pas la première fois qu'ils travaillent ensemble, oh non, leur collaboration est plus ancienne, et cela se sent. Il y a entre eux cette connaissance intime des mécanismes qui leur permettent de fonctionner, chacun sachant quand il doit intervenir, et quand il doit laisser l'autre agir à sa guise. Mendoza juge le moment opportun, et Lazarus est de son avis.
A nul moment Mendoza ne détourne le regard. Voir le lieutenant général briser un mug sur la tête de quelqu'un ? Rien de choquant ; c'est même plutôt soft, par rapport à tout ce qu'il pourrait faire. Pauvres idiots, persuadés que les droits de l'homme les sauveront. Mendoza le sait : ces prétendus acquis sont toujours bien fragiles, et si personne ne lutte pour eux, alors ils disparaîtront. Ce serait même bien pratique, d'une certaine manière. Car ce n'est pas le goût du risque et de l'illégalité qui anime le cœur de Mendoza, non, c'est toute autre chose ; une aspiration au mal le plus élémentaire. A se demander comment un tel homme peut se trouver capable d'aimer.
Ça aurait pu en rester là. A ce stade, peut-être le jeune valkyrie aurait-il parlé ; peut-être aurait-il considéré qu'il s'agissait d'un avertissement suffisant. Pourtant, Mendoza ne bouge pas. Il lui semble que Lazarus est d'humeur un peu joueuse, aujourd'hui ; et le général, loin de s'en offusquer, s'efforce de réprimer le sourire fleurissant sur ses lèvres. Comptez sur lui pour masquer ses pulsions. S'il est capable de faire taire ce qu'il y a de meilleur en lui, faisant comme si cette part de son existence n'existait pas, alors il peut adoucir sa violence.
Puis, lorsque Lazarus l'interpelle enfin, Mendoza s'autorise enfin l'ébauche d'un silence.
« Je me demande pourquoi on en arrive toujours là. Dis-moi, mon ami, est-ce que je ne me montre pas assez clair ? »
Oh, mais Mendoza sait très bien pourquoi les choses se déroulent toujours ainsi. Parce qu'il ne peut en être autrement. Parce qu'il ne saurait autoriser une autre tournure des choses. Parce qu'il est malade, malade au point de ne plus savoir comment se guérir, comment devenir un homme normal - non sans avoir essayé, pourtant, oh oui, il a essayé, pour elle, pour eux, pour leur avenir qui s'est brisé comme une brindille, il n'a plus que cela, Mendoza, plus que cette douleur et cette haine qu'il ne peut même pas extérioriser.
Son ton s'est durci lorsqu'il se retourne vers leur victime - appréciant la lueur de souffrance dans son regard, et cette odeur de peur qui émane de lui, qu'il pourrait presque sentir sur le bout de sa langue.
« Le nom de tes collègues. Et tout ce que tu peux dire sur eux. Absolument tout. Ne m'oblige pas à devoir te tirer les vers du nez. Je m'en voudrais, s'il passait à l'acte parce que tu n'es pas bavard. »
Puis Mendoza se détourne de lui pour poser ses yeux bruns sur Lazarus. Ce n'est qu'une façon de lui faire comprendre qu'il s'amuse un peu lui aussi ; qu'il pourrait se montrer beaucoup plus précis dans ses exigences, le forcer à parler de leurs planques, de leurs habitudes, de leurs faiblesses - mais ce ne serait tellement pas drôle, n'est-ce-pas ? Le gamin n'en sortira sans doute pas vivant, alors pourquoi s'embêter à le respecter ? Ce serait une façon d'interrompre le jeu, de couper tout plaisir. De toute façon, nul n'en saura rien. Crépuscule y veillera.
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Lazarus
GÉNÉRAL // PREDATOR

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2016-02-28, 00:53

the body may heal but the mind isn't so resistant
ft. crépuscule


Éternelle répétition, un travail qui se décline un peu plus avec le temps, si frénétiquement alors que tu es aujourd'hui anormalement habitué à observer le sang couler, à décrire du regard l'hémoglobine venant nimber une quelconque texture. Tu savais que cela allait en arriver à ce point pour peu être ton plus grand plaisir, chose difficile à évaluer ou non... Il arrivait bien un moment où l'on ne pouvait plus dégager la moindre joie d'une activité, d'un pseudo divertissement aussi dérangeant puisse il être. Il y avait bien une chose dont l'on pouvait être sûr avec toi c'est que qu'importe l'émotion ou autre sentiment qui pouvait t'habiter, tu comptais finir le travail même si cela signifiait donner la mort à la cible. Même si cela devait donner lieu à une exécution des plus cinglantes car même si tu avais oublié ce détail avec le temps, tu es prisonnier, Ragnarök étant ton éternel geôlier même si en ces derniers temps tu étais l'un de ses meneurs gracieusement entretenu par cette structure. Un prisonnier qui n'en a que faire de ses anciens semblables dès lors où leurs décès signe ton succès comme convenu. Ainsi l'interrogatoire ne pouvait cesser, ta soif de sang ne pouvait se tarir tandis que de nouvelles questions furent posées.

Le nom de tes complices, c'est classique mais généralement cela pouvait être bien plus compliqué. Un nom, il était facile de mentir sur ceci et tous les détails qui l'entoure même si dans tous les cas vous comptiez vérifier la véracité des informations par la suite. Tu comptais cependant faire en sorte qu'il n'est point cette singulière envie, que cette simple idée ne germe en son esprit car non, tu n'avais pas envie de t'y reprendre à deux fois par flemme. Tu avais tant d'autres choses à faire de par ton rang, de par les nécessités et autres proies qui ne cessaient de croître en cette ville. Tu comptais donc d'ores et déjà lui faire passer cette envie. Ta lame se plantant au milieu de sa main, traversant si aisément la chair et l'os, le sang s'en extirpant tout naturellement.

Des noms, il avait donc parlé entre deux complaintes mais tu n'y avais fait attention cela n'étant point ce que tu désirais toi, Crépuscule avait sans doute relevé l'information mais cela était clairement et catégoriquement insuffisant pour vous. Tu ne tardas à le faire à savoir au jeune homme. Tu vins une nouvelle fois lacérer son être avec ton arme, celle-ci se plantant frénétiquement en son avant bras s'y enfonçant profondément, décrivant un certain chemin. Une lettre puis une autre se dessinaient en une sanglante danse pour faire naître un unique mot « Insuffisant ». Il venait d'avoir sa première réponse à ta façon.

Cela n'était malgré tout que le début alors que tu finis par déclarer ceci annonçant une nouvelle fois la couleur, une teinte pourpre qui ne cesserait avant un bon moment pour son plus grand malheur aussi peu bavard paressait il être.

« - Tu mets du temps à parler, ca ne suffira pas pour t'assurer la vie alors il serait vraiment temps de déballer tout ce que tu sais sans que l'on est à te le demander. Chaque seconde perdue en cette salle c'est un moment de plus entre nos mains et je suppose que tu espères finir en un seul morceau. »

Tu glissas donc ta lame sous un de ces ongles signifiant clairement que les secondes lui manquaient avant que tu te décides vraiment à lui arracher, c'était si malsain de voir qu'une simple parcelle de l'humain pouvait provoquer tant de douleur...


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2016-02-28, 19:45
Voila ce que Mendoza préfère dans ces interrogatoires.
D'autres s'y prendraient avec plus de délicatesse. Et, pour tenir ses troupes, il est parfois nécessaire de faire des concessions. Mendoza est un homme de la mesure. Quelle chance encore qu'il soit capable de paraître plus doux qu'il ne l'est. Il lui suffit de taire ses pulsions. Mais ce n'est pas facile, et ces moments enfermés dans une salle d'interrogatoire dénuée de tout appareil d'enregistrement, juste la victime, Lazarus et lui, lui sont extrêmement précieux.
Mendoza sent sa chair se hérisser en entendant cette symphonie que Lazarus parvient à faire naître. Ce mélange de souffles affolés, de cris emplis de souffrance et de demi-réponses lâchées d’une voix faible l'emplit d'une étrange satisfaction. Une seule fois dans sa vie, il a connu un bonheur plus intense. Il le regrette désormais ; plus grande est la joie, plus terrible est la douleur. Mais abuser de sa position pour obtenir des aveux arrachés par la force ne saurait faire naître de la douleur. Il ne pense pas au retour du bâton.
Mendoza ne dit plus rien. Il s'est montré clair : maintenant, c'est à l'autre de faire preuve de coopération. Mendoza n'est pas pressé. Son regard se balade en trois points différents : le regard du jeune homme, ses lèvres lorsqu'enfin elles laissent échapper un premier nom - inconnu de Mendoza, un de ces pseudonymes que l'on emprunte pour protéger sa véritable identité ; eh bien, on verra si cet anonymat résistera à une enquête approfondie - et la lame de Lazarus dont la danse l'ensorcelle, et dont il se détourne avec déplaisir.
Avec amusement, il se dit que c'est déja trop tard pour leur prisonnier. Aucun rapport ne saurait justifier un tel traitement ; il y aurait sans doute des protestations extérieures, mais aussi certains soldats au cœur fragile qui ne comprendraient pas l'utilité de la manœuvre - en revanche, ils reprocheraient sans doute le léger divertissement que les têtes du groupe se permettent. Ridicule accusation ; pourquoi ne pas joindre l'utile à l'agréable ?
Mendoza sent que la résistance du jeune valkyrie s'effrite ; il s'est déja bien débrouillé, reconnait le général, d'autres auraient cédé plus tôt. Mais peut-être est-il temps d’en finir, désormais. Au moment où Mendoza pense cela, Lazarus reprend la parole, enjoignant le jeune homme à tout lâcher, pour leur éviter de perdre du temps. A tous les trois. Mendoza se permit un petit commentaire, ne cherchant même pas à cacher son sourire.
« Ah, je te l’avais dit, non ? Qu’il valait mieux ne pas jouer avec lui. Maintenant, dépêche-toi. Si tu as envie de parler, je le fais sortir de la salle et il ne pourra plus te faire de mal. Uniquement si tu as envie de parler. »
Bien sûr, ce que Mendoza ne dit pas, c’est que si Lazarus sort, il finira bien par revenir. Ce n’est là qu’un ersatz de proposition amicale, destinée à mettre le valkyrie en confiance. Bien sûr, Mendoza ne touchera pas à un seul de ses cheveux ; à regret. Mais il ne le fera tout de même pas. Ce n’est pas son rôle, et il le sait. Enfin, si cela pouvait vraiment le pousser à parler…
Mais encore faudrait-il que Mendoza soit vraiment prêt à le laisser répondre.
Quelques mots s’échappent de la bouche du jeune homme et, bien que Mendoza comprenne parfaitement ce qu’il vient de dire, il préfère regarder Lazarus en lui demandant :
« Je n’ai pas compris. Qu’est-ce qu’il vient de dire ? »
Mendoza sait que c’était une supplique. Toutefois, s’il prétend ne pas avoir entendu, eh bien, il ne peut tout simplement pas mettre en œuvre sa proposition, n’est-ce-pas ? Ce qui veut dire que c’est à Lazarus de décider de ce qu’il aura entendu - et curieusement, Mendoza doute qu’il choisisse de sortir sagement de la salle d’interrogatoire.
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Lazarus
GÉNÉRAL // PREDATOR

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2016-03-02, 00:53

the body may heal but the mind isn't so resistant
ft. crépuscule


Quelques réponses, inutiles encore à tes yeux là où ton intérêt ne concernait précisément Valhalla mais une bien plus grande ambition. Tu ne voulais connaître le nom de certains de ses complices, ses planques plutôt tous ses messages, toutes les informations qu'il a communiqué depuis son tout premier jour en cette ancienne structure qui t'avait accueilli de par le passé. Il y a tellement, tellement plus précieux à tes yeux de par ces choses qu'il devait délivrer comme savoir ses commanditaires là où Valhalla n'était qu'un simple intermédiaire. Tu n'avais jamais acquiescé mentalement aux paroles de Crépuscule vis à vis de ton retrait de cette salle, de cette discussion. Tu n'y avais même pas songé un seul moment alors que tu ne cessais de prendre soin de votre invité en lugubre hôte que vous étiez. Il y avait encore tant de divertissement possible, tant de manières de lui arracher ces hurlements de douleur entre deux réponses de ce que tu désirais réellement ouïr. Ainsi sa dernière complainte, son supplice n'avait été qu'un bruit, qu'une sonorité étrangère à ta personne que tu ne savais ou plutôt ne voulais décrire car tu n'en avais tout bonnement que faire. Le travail est le travail malheureusement pour le valkyrie.

« - Je pense qu'il vient de dire qu'il regrette de nous avoir fourni des informations quelques peu inutiles ou du moins peu satisfaisante. »

Et il saute, il finit par être arraché sur cette parole une légère gerbe de sang le suivant. Ongle quittant la peau, la chair qui le retenait pour se retrouver un tout petit peu plus loin du corps de son ancien possesseur alors qu'il hurla une nouvelle fois. Pitié, arrêtez ou encore je vous en supplie, c'était maintenant devenu si convenu et classique pour l'assassin que tu étais devenu. C'était si extrémiste, digne de la bête qui  se dénommait Lazarus, si inhumain que tu n'en sourcillais plus alors que tout ceci n'était que convenu, qu'un spectacle qui n'aurait jamais dû ne devenir que routine. Tu avais fini par reculer sur ce dernier acte, jouant docilement avec cette lame qui avait autant de fois profanée le corps de ta proie, celle-ci dansant entre tes doigts, ces froids bouts de métaux incapables de ressentir la chaleur, la distinction entre diverses textures, justes bonnes à te faire percevoir un simple contact en guise de message pour ton cerveau, tes sens. C'était ton petit moment d'ennui, de repos ou encore de désillusion, ne voyant comment innover en cette malsaine séance.

Tu lui concédais dès lors un moment de repos, de souffle pour tempérer difficilement la douleur qui devait l’accablé alors que tu enviais peut être dramatiquement et anormalement cette sensation qu'il devait ressentir là où tu n'étais qu'un être privé de nombreux de ses sens et perceptions en certaines parcelles de son enveloppe charnelle. Tu t'étais fait directe lui disant clairement ce que tu attendais de lui en ton cas, non plus totalement intéressé par la chasse aux membres de Valhalla.

« - Tu vas être gentil et nous lister tous les messages que tu as transporté ainsi que leurs commanditaires et destinataires si tu veux évité en plusieurs morceaux, perdre un ongle c'est regrettable, un bras ou une jambe c'est bien plus dérangeant crois moi. »

Tu venais dénoncer ce que tu souhaitais d'une façon si claire couronnant tes mots d'une nouvelle menace, tu savais comment lui faire passer toute envie de dissidence, s'il y a bien une chose en laquelle l'homme avait su rivaliser d'ingéniosité c'était bien dans la façon d'obtenir des aveux.


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2016-03-05, 17:17
Ayant en partie obtenu ce qu'il voulait, Mendoza lâche un peu l'affaire et laisse Lazarus s'en occuper. Il n'y a après tout aucune raison de mener seul l'interrogatoire : l'homme a déjà obtenu une partie de ce qu'il voulait. Bien sûr, le jeune valkyrie aurait pu se montrer encore plus bavard, cela aurait été idéal ; mais c'est un dur à cuire, assurément, à la façon dont il résiste aux traitements de Lazarus. Les pensées de Mendoza divaguent un instant ; pendant quelques secondes, il n'est plus dans cette salle, avec un lieutenant général tortionnaire et un messager en souffrance, mais ailleurs. Une autre pièce aseptisée, aux murs blancs et nus, et une boule de tristesse se forme dans la gorge de Mendoza. Ce que ses yeux lui livrent n'est nul autre que le spectacle d'une réalité trop crue pour qu'il puisse l'accepter. Puis la vision s'efface, et Mendoza reprend contact avec le présent. Il a du coup raté la réponse de Lazarus, également, mais peu importe : ses mots lui sont inutiles. Il voit ce qui se passe, il est témoin de toute cette violence qui se déchaîne sur ce jeune homme. Et il aurait le pouvoir de l'arrêter, au fond ; ce qui lui manque, c'est désormais la volonté de s'y opposer. Mendoza se sent prisonnier de son rôle ; alors laisser son second se déchaîner à sa place lui paraît être un bon compromis, en échange de sa non-implication.
Lazarus passe tout de suite à la question des messages. Pour ta part, Mendoza aurait-il attendu un peu, mais il le laisse faire. Sans doute y a-t-il une forme de plaisir sadique dans son indifférence ; après tout, il est complice, en se taisant. Le jeune homme semble un peu calmé ; il commence à parler, un peu, même si ses paroles sont saccadées et légèrement incohérentes. Qu'importe : tout rentre dans l'esprit de Mendoza. Même si le général ne prend pas de notes, tout reste imprimé dans sa mémoire qu'il entretient comme il le peut - l'âge avançant, il s'inquiète un peu de perdre de ses capacités, et il lui semble déjà qu'il n'a plus la même vivacité d'esprit qu'autrefois, mais sa mémoire reste bonne, cela dit.
Mendoza commence à tapoter la table de ses ongles, s'agaçant cependant de ce retournement qui est certes très utile pour l'avancement de leur interrogatoire, mais qui ne l'amuse pas vraiment. Bah, c'est le boulot ; qui a dit que le travail était toujours plaisant ? Certainement pas lui. La paperasse est vraiment une corvée tuante ; ah, qui pensait qu'il y en avait autant à faire quand on était général ? En vérité, on passe de moins en moins de temps sur le terrain, et on passe son temps à faire fonctionner ses méninges. Pas l'occupation la plus passionnante, donc, mais elle demeure bien pratique.
Au bout d'un moment, Mendoza se lève de sa chaise, l'air profondément ennuyé, et demande à Lazarus :
« Si tu as d'autres questions... »
Il y en aurait d'autres, bien sûr, mais Mendoza n'a pas envie de laisser l'interrogatoire se dérouler ainsi. Trop vide, trop plat, il va s'ennuyer à mourir à ce rythme. Dans le fond, sa remarque n'est qu'une autorisation informelle pour Lazarus, lui indiquant qu'il peut tout faire - Mendoza ne s'en mêlera pas.
(Parce qu'il aurait bien envie d'agir, lui aussi.)
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Lazarus
GÉNÉRAL // PREDATOR

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2016-03-06, 01:50

the body may heal but the mind isn't so resistant
ft. crépuscule


Tu n'avais fait attention à l'état de Crépuscule bien trop occupé par ton devoir, alors qu'il était à tes côtés perdu dans ses pensées. Tu étais bien plus intéressé par les paroles de ta proie alors qu'il tentait difficilement de parler entre deux piques de douleur, certaines de ces informations n'étaient convenables, imprécises, incohérentes même s'il y avait sûrement une part de vérité. Tu finissais par doucement mais sûrement obtenir ce que tu voulais tant bien que mal car il y avait une chose qu'il ne fallait oublier à propos de toi. Ce que tu voulais tu le prenais, l'arrachais sans la moindre hésitation créature sanguinaire que tu étais toi gradé de Ragnarök. Tu en devenais quelque peu las maintenant que tu avais obtenu ce que tu désirais jouant distraitement avec ton arme, tu te retournas vers ton confrère oubliant votre convive, votre cible ou plutôt ce malheureux qui était heureux que ton attention s'absente de sa personne. Tu comptais donc belle et bien lui offrir un moment de répit, bien trop généreux, tu l'étais sûrement en ce jour alors que tu te devais de discuter d'autres choses bien plus importantes en extérieur et hors de toutes oreilles étrangères à votre organisation.

« - Il faut qu'on parle, il y a quelques détails à régler. »

Quittant donc la salle, tu invitas ton supérieur à te rejoindre de l'autre côté de la vitre tintée observant la carcasse qui se tenait sur cette chaise de l'autre côté du vitrage. Tu avais eu tout ce que tu voulais du moins pour l'instant et il était temps de concilier de multiples choses, chaque parole qu'il avait concédé pour savoir si vous pouviez vous estimé heureux de ce que vous veniez de lui arracher ou non.

« - Bon visiblement j'ai obtenu tout ce que je voulais de lui quasiment hormis quelques exceptions qu'il n'avouera pas je pense ou dont il est ignorant je pense. »

Tu n'avais pas tord, comme ce fut le cas de par le passé avec toi à Valhalla. On te tenait parfois dans l'ignorance pour évité le pire dans le cas d'une capture comme ce fut le cas avec toi. Un détail plus important te tourmentait en réalité en cette situation alors que les aveux de l'autre s'étaient profondément encrés en ton esprit attendant d'être dans un futur exploités.

« - Sinon on en fait quoi de lui ? J'ai eu tout ce que je voulais comme dit plutôt à moins que tu souhaites obtenir autre chose de sa part... Enfin qu'importe le plus important c'est de savoir, on le laisse croupir à vie dans une cellule ou alors on choisi une alternative plus radicale. »

Tu haussas les épaules sur cette dernière parole ayant ton idée sur le sujet sachant comment en finir avec votre proie, il suffisait d'un geste habille pratiqué de maintes fois par ta part pour régler ce problème ou plutôt cette singulière nuisance.

« - Dans le cas le plus extrémiste, une nuque brisée cela sera bien suffisant, rapide et sans la moindre parcelle d'hémoglobine, ca te fera moins de travail pour le rapport. »

C'était d'un cynisme des plus malsains, insondable caractère aux penchants les plus étranges. Ton pragmatisme ne pouvait être remis en question ainsi alors que tu avais maintes et maintes fois pratiqué cet acte, au fond tout n'était qu'un éternel recommencement... Dans tous les cas la finalité, le choix de ton supérieur allait déplaire au Valhalla.


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2016-03-07, 16:42
La fin approche. C'est quelque chose que Mendoza sent sans avoir besoin de s'interroger davantage ; le fruit de longues années, d'une expérience qui a mûri avec le temps. On a tendance à dire qu'approcher la cinquantaine vous vieillit, et lui-même en ressent bien certains signes : il n'a plus la même vivacité de corps, il souffre plus facilement du froid - oh, comme il lui semble loin, le temps où il prétendait que c'était d'avoir passé trop de temps au Pérou, plus personne ne peut le croire désormais -, et il est plutôt satisfait de ne pas faire partie de ces hommes qui ont perdu leurs cheveux plus jeunes ou qui les voient striés de gris (même s'il en a des cheveux gris). En contrepartie, il a cette forme de sagesse que l'on associe généralement à la vieillesse - non qu'il soit vieux, d'ailleurs. Et il sait que désormais, Lazarus et lui ont d'autres choses à faire que d'écouter ce que le jeune valkyrie a à dire.
Mendoza suit Lazarus en dehors de la salle d'interrogatoire. Ses yeux se posent cependant sur la vitre teintée, et la forme tordue d'un jeune homme en souffrance. Il y pense, n'empêche, Mendoza. Il pense à cette possibilité qui l'emplirait d'horreur ; un relent d'humanité qui l'écœure, mais il n'y peut rien, il est comme ça. Il y a aussi du bon en lui, même s'il désire l'oublier en de pareils moments. Lorsqu'il ouvre la bouche, il a l'impression de souffrir de cette pique bienfaisante qui le tiraille.
« Je pense qu'il n'a plus rien à dire désormais, lâche Mendoza d'un ton las. Il est trop tard. »
Il y a un moment où l'esprit se brise et où l'on peut obtenir des aveux. Et aussi celui où l'esprit ne peut plus résister et s'enferme au fond de lui-même, n'offrant plus qu'une absence consternante de lucidité. Le jeune homme en a déjà beaucoup dit, mais il a sans doute atteint sa limite. On n'obtiendra plus rien de lui, et reste à savoir ce que l'on en fait, dès lors. Car Mendoza ne saurait envisager une libération. L'idée en soi lui déplaît. Cependant, au vu du traitement qui lui a été infligé, il est tout simplement impossible de le laisser sortir et raconter ce qui se passe vraiment dans les locaux du Ragnarök. Mendoza ne tient pas à ce que l'on sache que, si un certain nombre de ses soldats respectent plus ou moins la loi et fournissent des interrogatoires en bonne et due forme, lui tend à abuser. Et il n'est pas le seul. Ils sont plusieurs à cacher ce lourd secret - secret qu'il protège désormais au péril de sa place.
Lazarus sait que le valkyrie ne peut s'en sortir vivant. Le laisser dans une cellule est tout de même un risque : s'il parle à d'autres, ils auront des ennuis. Ah, comme c'est triste, vraiment. Quel dommage que le général ne soit pas un peu plus doux et ait fini par ne plus prêter attention à la vie, après avoir été un tueur froid pendant tout ce temps.
« Accident, alors, finit par répondre Mendoza, indifférent. Tu t'en sortiras bien. J'ai de quoi faire mon rapport, de toute façon. »
Mendoza sait très bien ce qu'il doit écrire. Il justifie toujours l'absence de dispositifs d'enregistrement par l'impossibilité qu'il a de contrôler le flux d'énergie qui s'échappe de lui et qui abîme les machines (comme c'est pratique) ; quand il y a des morts, les corps disparaissent rapidement et il trouve toujours la bonne raison qui explique ce choix ; et puis, au niveau des informations, il en garde toujours par devers lui, celles qu'il estime qu'il est impossible de les obtenir sans un peu de torture. Tout est toujours trop beau, mais Mendoza sait comment s'y prendre. On n'a jamais rien soupçonné, et ça ne va pas commencer aujourd'hui.
Il fait donc signe à Lazarus d'aller s'en occuper. Lui préfère rester ici, à regarder à travers la vitre teintée.
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Lazarus
GÉNÉRAL // PREDATOR

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2016-03-07, 18:42

the body may heal but the mind isn't so resistant
ft. crépuscule


Plus rien, l'absence d'une quelconque chose en l’occurrence ici d'éventuelles réponses de votre invité alors qu'il était en un pittoresque état majoritairement ou plutôt totalement de par ta faute. L'amusement touchait à sa faim même si ces propres blessures il avait su lui même se les infliger de par son absence de coopération. C'était le moment quelque peu ennuyant même si tout ceci ne fut d'un divertissement transcendent, l'instant de la paperasse et des mensonges se profilait tandis que vous vous deviez de régler les détails les plus dérangeants. Il s'avérait que sa mort ne pouvait qu'être l'unique option possible là où le jeune homme s'était montré si entêté au début, sa destinée il l'avait lui même choisi là où toi de par le passé tu avais eu bien plus de chances Ragnarök ayant peut être perçu autrefois un talent inexploité. Il avait de quoi faire son rapport, c'est tout ce que tu voulais entendre, tout ce que tu te devais d'entendre pour en déduire la suite des événements, il ne fallait plus de paroles et autres mots inutiles pour décrire cette situation qui devenait de plus en plus gênante.

Un cadavre en plus, un mort en plus que tu traîneras à ton long actif, un peu plus de sang les mains pour conclure. Tu en avais pris la malsaine habitude alors que tu t'étais contenté de hausser les épaules.

« - Dans ce cas. »

C'est sur ces mots que tu finis par rentrer en cette salle, en cet abattoir tes pas s'enchaînant frénétiquement tandis que tu te rapprochais de ta malheureuse proie. Des questions, de la panique ce n'était qui comportement qui primait la survie qui avait pris place entre ces murs. Il ne te fallut que quelques secondes pour resserrer ta glaciale emprise, pour que l'acier s'appose le long de son cou, l'enserrant alors que ta seconde main trouva place auprès de sa mâchoire s'y agrippant. Tentatives pour se débattre inutiles vis à vis de cette cuirasse, de ces membres métalliques, tu fis un geste répété maintes et maintes fois. Un simple acte qui ne laissait toujours place qu'à une seule et unique sonorité des plus macabres.

Crack.

Nuque brisée, mort pouvant dès lors être accidentelle c'était sans doute la plus belle mort dont il pouvait rêver de ta part. Une exécution supposément dénuée de douleur même si inquiétude fut bien plus que présente mutée en peur. Tu ne tardas à revenir de l'autre côté de la porte toujours aussi inexpressif qu'à l'accoutumé alors que ce qui venait de se passer n'était qu'un funeste détail dans l'ensemble de ton existence.

« - Et maintenant ? »

Tu n'avais trouvé que ces mots à dire comme si la page était simple à tourner, réalité pour toi. Tu te demandais si tu allais encore avoir du travail ou si tu pouvais retourner voguer à tes propres projets.

« - Sinon d'autres missions en vue ou ?... J'ai entendu dire que nos futurs mois vont être plutôt chargés et qu'on va pas chômer. Chasser les jeunes insouciants en manque d'argent ca devient lassant à la longue tu trouves pas ? »


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2016-03-10, 12:58
Mendoza ne bouge pas quand Lazarus quitte la pièce. Il se retrouve seul et l'espace d'un instant, se surprend à soupirer. Il y a quelque chose d'étrange dans la façon dont il attend que tout se passe sans qu'il ait besoin de se salir les mains, à croire qu'il lui suffit de prendre les décisions, et le monde tourne tout seul. Pourtant, il sait que c'est plus compliqué que cela, Mendoza ; il sait que l'on est fondamentalement seul et que l'on doit lutter pour parvenir à ses fins. Mais quand on finit par occuper un poste à responsabilité, on finit par s'appuyer sur les autres. A s'appuyer sur des gens comme Lazarus, aussi. Il lui fait totalement confiance sur le plan professionnel, et pourtant, il ne lui dit pas tout. Il y a ce secret qui lui pèse énormément, qui ne devrait pas être secret mais qui l'est car il ne l'assume pas, et il sait qu'il n'a pas envie d'en parler à Lazarus. Déjà que de savoir Redd au courant le met mal à l'aise... Mais le lieutenant général a le défaut d'être un homme sans scrupules. C'est ce que Mendoza apprécie chez lui, mais c'est aussi ce qui fait de lui une arme à double tranchant. Sans doute n'aurait-il aucun intérêt à s'en prendre à Mendoza, leur arrangement semble leur convenir parfaitement. Mais en d'autres circonstances ? Le général sait qu'il pourrait abandonner Lazarus si la situation l'exigeait, si on le poussait dans ses retranchements. L'inconvénient d'avoir une faiblesse.
Mais il admire tout de même la froide efficacité de Lazarus, la façon dont il parvient à briser une nuque sans laisser le temps à sa victime de protester. Son visage se fige dans une expression d'incompréhension, et un léger sourire tord les lèvres de Mendoza. Maintenant, c'est son travail en solitaire qui va commencer : régler les détails pour effacer toute trace du meurtre, ce n'est pas quelque chose qu'il peut laisser à Lazarus - parce que ce n'est pas vraiment le genre de choses qui l'intéresse. Ah, comme il est dur de devoir se taper toute la paperasse.
Lazarus revient, et Mendoza l'accueille avec sa froideur habituelle, effaçant tout reste de sa joie et de son inquiétude passées.
« Si tout se déroule comme on le pense, oui, on va avoir du boulot. Et je vais avoir besoin de toi, Lazarus. Si l'on veut aller plus haut, un simple trampoline ne suffit pas. Il faut que l'on joigne toutes nos forces pour arriver au sommet. »
Un message bien énigmatique, mais qui fait peut-être sens quand on sait à quel point Mendoza peut être dévoré d'ambition, et désireux de mener son groupe au sommet. Le Ragnarök dominera le monde. Ou mourra. (Ou peut-être sera-t-il juste un simple organise comme un autre.
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