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❝ my eyes were lookin' for ya } gabe

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2016-02-20, 10:07
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Can't be sleepin' Keep on waking Without the woman next to me Guilt is burning Inside I'm hurting This ain't a feeling I can keep

Clac ses talons qui froissent le sol clac sa langue qui percute son palais clac ses griffes qui teintent contre la porte clac ses hanches qui balayent le vide. La voilà qui pue l'assurance, la Biche qui s'aventure dans une fosse à lions, la Biche cachée derrière le rictus carnassier d'une prédatrice ; et l'odeur d'alcool, la musique et les lumières fucked up lui fouettent la gueule quand elle ose passer l'ouverture, qu'elle pose son royal cul sur un siège et qu'elle commande une simple bière de ses r beaucoup trop roulés en tendant un billet qui ne lui appartient pas, sorti d'un portefeuille qui ne lui appartient pas. Y a un nombre incalculable de péquenauds dans ce bar et elle s'en enfuirait la queue entre les pattes si y avait pas trop d'enjeu – chaque personne dans cette boîte de nuit pouvait lui permettre d'obtenir une nuit de plus au chaud, une de ces nuits où ils retourneront se torcher dans une maison close pendant qu'elle, tranquillement, réchaufferait des draps puants d'alcool et de baise de taulards.

Et la chasse commence, les regards glissent contre sa colonne vertébrale ; vêtements empruntés à la plus riche de ses « colocataires », la Biche n'a pas hésité un seul instant à mettre le paquet. Et pourtant le paquet dans son cas, c'est un short trop large et un t-shirt trop serré – dans son cas, c'est les restes de la garde-robe d'une junkie paranoïaque, qu'elle pourra plus aller voir après avoir laissé un i know what you did en plein milieu de son miroir. Bambi entendrait presque le fracas du verre pété dans la panique, l'ouverture de son poing fracturé par le réflexe. Ça lui arrache un frisson de satisfaction, le pauvre fantôme qui trouve réconfort dans la misère des autres. Dans la douleur des autres.

Ça lui revient, les paroles qu'il lui a craché en pleine gueule. Pas l'étoffe d'une sangsue – mon cul. Quelques mèches devant la gueule et elle va se poser sur une table un peu plus à l'écart et elle laisse son esprit voguer dans ceux des autres elle se faufile entre leurs fantasmes tordus et leurs réflexions détraquées. Ça la ramène sans arrêt au sexe et à la dépravation et elle se demande encore comment elle a pu passer plus de vingt ans dans un tel quartier comment elle a pu protéger son p'tit frère de toute la pourriture qui passait devant ses yeux.
Puis elle se rappelle qu'elle a pas réussi, à le protéger. Qu'il est devenu la même petite merde que ceux qu'elle méprisait et qu'il finira probablement dans un caniveau pendant qu'elle, elle pionce dans un lit que le reste de sa famille trouvera jamais là où ils sont.

C'est là que toi t'entres, avec ton fouillis de cheveux sur le crâne et le reste rasé trop prêt, avec ton air de caïd un peu trop violent pour pas cacher quelque chose – et elle aimerait te brûler les yeux elle voudrait quelques secondes que tu remarques sa présence dans ton crâne, qui remue les couches et fait résonner tes mensonges. Et elle enregistre tout perdue au creux de ton esprit nichée à l'angle mort de ta conscience ses yeux en brilleraient presque et ses doigts en serrent la bière et elle te lâche plus des yeux parce que ce qu'elle a trouvé au fin fond de tes pensées ça lui plaît beaucoup trop pour qu'elle se permette de te laisser filer.

Sauf que l'approche directe, c'est loin d'être son truc – elle préfère y aller en douceur et s'est toujours dit qu'un murmure planté dans les songes ça a plus d'impact qu'une vieille punchline de gros beauf. Alors elle attrape ton regard le temps d'un instant, ses billes noires se plantent dans tes mirettes et quand elle lève la tête pour affronter directement le plafond elle laisse passer une, deux, quinze secondes et peut-être quelques minutes avant de s'offrir le loisir d'un nouveau voyage dans ta jolie tête presque entièrement rasée.

Ça lui a toujours fait beaucoup de bien de tout savoir sur des parfaits inconnus d'avoir leur identité de connaître jusqu'à la taille de leur zgeg et leurs complexes rien qu'en utilisant la force de son esprit. Gabriel, Gabriel, t'es le type parfait à pigeonner. Alors, tu penses pouvoir emballer ce soir, Gabriel ? Ses ongles teintent contre la bière au rythme de la musique et elle ignore les pochtrons qui la lorgnent ces morts de soif qui se taperaient un chien pour autant qu'il aurait un string à retirer. T'as l'air d'avoir de l'expérience, mon pote. Depuis le collège, hein ?

Et elle glisse un des joints de sa chère et tendre junkie entre ses lèvres et d'une pression de briquet fait jaillir la flamme – fait briller sa gueule une infime seconde.


NOTES: patapé
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2016-02-20, 14:20
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Chase faded days with eyes that cannot see  I wanna feel it again washing over me Discover all of you one moment at a time Taste,smell,secret cell,your soul,it touches mine I need to feel up Hope knows I need it this way Like I'm Walking On Clouds I can't come down-even if you wanted me to I can't come down-even if you wanted me to Nothing can stop me,I'm never satisfied I take what i want,refuse to be denied Live in the
Gabe, tous les samedi soirs, il va au même endroit. C’est à dire que, si un jour, quelqu’un, je sais pas, disons, un membre du Val voulait lui faire la peau, il lui suffirait de venir dans ce club, précisément, à cette heure-ci. C’est pas sa faute, à Gabe, il aime avoir ses petites habitudes – non, en vrai il déteste ça, mais il doit être ici, ce soir-là, et tous les autres qui suivront, parce que, parce que c’est comme ça. Quand il rentre, il se fait agresser par les basses et les corps qui se compressent les uns aux autres, et putain qu’il se délecte de tout ça. C’est à ce moment qu’il peut se vider l’esprit, du moins c’est ce qu’il pense. Ce soir y a un truc qui cloche. C’est comme si la foule était plus épaisse que d’habitude, et il a l’impression d’avoir été attrapé à la gorge et d’être en train d’étouffer. Il fronce les sourcils, fouille la masse, et son regard croise celui d’une belle brune, ou bien est-elle blonde, ou rousse ? Va savoir, parce que la seconde suivante Gabe est de nouveau écrasé par une vague de corps suant, et c’est comme si elle n’avait jamais été là, sauf qu’il la sent, il la sent bordel, c’est quoi ça, c’est quoi cette sensation ? Ca le frustre. Il secoue la tête et essaye de se laisser envahir par la musique à nouveau, mais les paroles sont vites tordues et quelque chose d’horriblement suave raisonne dans son crâne à la place, ça lui glace le sang et ça le fige sur place, bousculé par les autres. « Quoi ?! » Il braille à voix haute, et un mec pas loin lui lance un drôle de regard. Alors Gabe lui lance un doigt d’honneur, mais le dude en question n’a pas l’air d’humeur à le chambrer. « Qui a dit ça putain, qui ? » Il se retourne, et là, il la voit à nouveau, la brune. Elle est là, assise au milieu d’une foule de gens dont elle parait l’intrus, et pourtant elle passe complètement inaperçue. Elle le fixe, une bière à la main et un joint dans la bouche, et elle est totalement dans sa tête, à cet instant. Les autres fondent en une masse informe sombre autour de lui, mais elle, elle est là, très nette, très clair, et soudain très proche, comme si Gabe avait couru pour la rejoindre. « Arrête ça. » Il grogne, sans aucun tact, sans aucune preuve qu’elle fasse quoi que ce soit. Elle va surement le prendre pour un timbré, maintenant qu’il y pense, maintenant que sa propre voix vient de le faire retomber brutalement sur ses propres pieds, bien ancré dans la réalité. Il fronce les sourcils et rougit légèrement, sans la quitter des yeux.




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2016-02-21, 12:22
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« Quoi ?! » Tu brailles et elle en lâche un rire léger, un rire qu'elle ravale bien vite quand tu recommences – parce que tu te retournes et oh tu la vois qui te fixe qui cherche même plus à se cacher derrière une foule et qui tire une latte tranquille de son joint fraîchement allumé. Elle sait que tu l'as bien remarquée cette fois, qu'en plus d'avoir capté ton regard c'est ton attention qu'elle bouffe et pourtant elle panique pas non parce que c'était exactement ce qu'elle cherchait : dévorer ton attention et prendre toute la place dans ton crâne et peut-être que c'est sa condition de sangsue l'empêchant de réelles relations qui la pousse à chercher à tout prix qu'on la regarde, qu'on la remarque et qu'il y ait son visage dans quelques têtes et c'est sûrement ça qui l'empêche de s'enfuir dans un sourire quand tu lui fonces dessus quand tu te plantes devant sa table et qu'elle remarque les rougeurs sur tes joues. « Arrête ça. »

C'est là que le jeu d'actrice trouve toute sa beauté ; feindre l'innocence en sous-entendant la culpabilité. Toute excitée à l'idée de recommencer ses conneries sans nom, elle prend le temps d'avaler une longue gorgée de bière avant de répondre, ses cils papillonnant ingénument. « Hm ? Arrêter quoi, de fumer ? T'en veux, peut-être ? » Et si ses paroles lâchent que des mensonges y a son sourire qui veut tout dire y a ses yeux qui brillent d'un air coupable – mais pas le coupable qui s'en veut non le coupable qui ferait une roue de paon tellement il est fier de son crime et elle t'envoie un baiser envolé du bout des lèvres en lâchant un « [color#ff0e5d]désolée j'en ai qu'un[/color] » avant de se lever gaiement et de finir sa bouteille sans une once d'inquiétude.

Et tout ce temps elle n'a cessé de fouiller ton crâne parce que c'est son moment préféré – celui où on se rappelle du traumatisme en question celui où les détails perforent les pensées et écarteraient presque le présent. Sauf que ces détails-là, ils lui coupent le souffle ; c'est plus toi qu'elle voit mais c'est elle, perdue dans cette chambre à la puanteur de pochtron et le porc à ses côtés une poignée de billets dans une main et sa queue un peu trop tendue dans l'autre. Et elle en perdrait l'équilibre mais fait comme si c'était l'alcool comme si elle avait déjà enfilé une infinité de verres plus tard et son sourire s'élargit quand ses yeux sont au bord des larmes. Elle passe à côté de toi en osant une caresse sur ton bras et en se rendant compte de la différence de taille assez colossale entre vous mais elle a l'habitude la naine alors elle se fond dans la foule elle se glisse entre les corps avec l'agilité d'une habituée et elle sent des mains qui traversent les blocs de chair qui s'attardent parfois sur sa silhouette et ça la dégoûte mais elle fait comme si ça lui plaisait.

Elle sait exactement où t'es ce que tu penses et peut-être même ce que tu fais tout ça parce qu'elle lâche pas le contact et ses yeux retournent sur toi comme un coup d'épée une invitation ou au contraire une mise en garde ; ça la perturbe ça la trouble et elle en tremble en lisant tes réflexions le bras levé bien haut pour que son joint ne brûle personne – elle le baisse que pour en arracher une bouffée de poison que pour étouffer ses inquiétudes d'une inspiration et quand il fatigue elle tourne sur elle-même pour passer à l'autre et quand elle l'a fini le joint elle écrase le mégot un peu trop sèchement pour paraître bien dans sa tête.

Ça fait quoi de s'taper son instit', dis-moi ? Et quelque part elle espère que tu répondras pas quand elle se cache au milieu des inconnus pour cacher son sourire malsain pour éviter de te voir la regarder peut-être ; ça s'annonce déjà mal pour elle quand elle finit par se retrouver juste en face de toi et qu'elle l'a toujours plaqué sur la gueule, le rictus. « Tiens, soit la lumière est à ton avantage soit t'as fini de rougir ? Pauv' chou. » Et la provocation est là que pour détourner de l'objectif que pour te mettre mal à l'aise et te plaquer métaphoriquement au pied du mur et elle aimerait tellement que tu mordes à l'hameçon.
Pourtant y a un bout d'elle qui crève d'envie d'en savoir plus sur toi, sans avoir à trouver les informations par elle-même et y a sa lèvre inférieure qui tremble autant que sa voix quand elle se moque de toi, perchée sur ses talons et la pointe de ses pieds pour les chuchoter directement dans ton oreille.


NOTES: patapé²²²²
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2016-02-21, 23:13
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Chase faded days with eyes that cannot see  I wanna feel it again washing over me Discover all of you one moment at a time Taste,smell,secret cell,your soul,it touches mine I need to feel up Hope knows I need it this way Like I'm Walking On Clouds I can't come down-even if you wanted me to I can't come down-even if you wanted me to Nothing can stop me,I'm never satisfied I take what i want,refuse to be denied Live in the
Gabe, c’est un gars facile à lire. Pas vraiment comme un livre ouvert mais, c’est plutôt facile de deviner quel genre de personne il est, quelles réactions il va avoir – il suffit de le connaitre un peu pour ça. La seule chose qu’il ne laisse pas filtrer, a un seul moment, pas même aux gens qui lui sont le plus proche, c’est la sensation d’horreur qu’il ressent quand il y repense. A cette femme. A son odeur. A la douceur acerbe de sa peau. Chaque putain d’instant est comme incrusté dans sa mémoire, brulé au fer rouge, pourtant il ne comprend pas, il fait tout ce qu’il peut pour oublier, mais sans cesse elle revient le hanter. Et le pire, c’est quand il se rend compte qu’il ne peut pas s’empêcher de la chercher dans ses petites amies. Et quand il s’en rend compte, il devient malade. Parce que, c’est ce qu’il est de toute façon, malade. Il est malade, parce que cette souffrance, ces choses qu’elle lui a fait, ces terribles états dans lequel elle l’a mis, parfois ça lui manque. Et il déteste ça. Il ne veut pas, jamais, revivre ça. Il ne veut jamais se sentir comme ça à nouveau. Ce côté sombre, c’est quelque chose qu’il cache comme un pro. Alors pourquoi, là, ce soir, dans cette boite, face à cette fille, tout ressurgit, acide comme de la bile au fond de sa gorge, et qui menace de déborder à tout moment ? Il sait que c’est elle – ce monde est truffé de gens aux capacités bizarres, aussi bizarres que la sienne. Il l’ignore, quand elle lui demande si il veut son joint, et il la suit des yeux quand elle passe près de lui, l’effleure, et s’éloigne. Son odeur le noie, l’envahit, l’écrase, et ce toucher sur son bras lui donne la sensation d’une brulure qui ne guérira sans doute jamais. Elle le provoque, il le voit, dans ses yeux, mais elle joue à un jeu qui la dépasse, et elle le sait, clairement. Gabe ne veut pas lui faire de mal, mais il a besoin qu’elle arrête, qu’elle arrête de l’entêter comme ça, et qu’elle arrête, de lui rappeler la douce amertume qu’il fuit tous les jours grâce au bruit et à la douleur physique.


Ça fait quoi de s'taper son instit, dis-moi? '

Il voit rouge. C’est sa voix. Dans sa tête.

Gabe s’entête à faire croire aux gens qu’il est plus con qu’il ne l’est vraiment, parce que c’est plus facile, de côtoyer les gens s’ils pensent qu’ils sont supérieurs à toi. Au moins, ils ne vont pas essayer de t’écraser, et ils ne vont pas remettre en doute les rares fois où tu dérapes, par ce que, t’es con, après tout. Sauf qu’il ne l’est pas vraiment. Vraiment pas. Et il ne lui en faut pas plus pour comprendre que cette fille, elle est littéralement dans sa tête, et qu’elle fouille, et qu’elle lui parle. Les couleurs qui étaient précédemment sur ses joues disparaissent, et lorsqu’il fend la foule pour la rejoindre, un peu à l’écart du groupe, il est pâle, livide même, et surtout, surtout, très en colère. Pendant un quart de seconde, il essaye de se contrôler, de ne pas céder à ses pulsions, parce qu’elle ne fait pas le poids, et qu’il a besoin de lui parler, pas de lui faire mal, mais le quart de seconde suivant, son poing s’écrase contre le mur qui n’est pas très loin derrière, au niveau de sa belle tête brune. Peut-être que la rage déforme ses traits, mais au fond il sait que ce qui se peint vraiment sur son visage, à l’instant, c’est la détresse. « T’es qui, toi ? » Il siffle, ignorant sa dernière pique. Cette fille, elle est amère, elle est douce, et si Gabe ne fait pas attention, il va finir par se mettre à genoux et la supplier de le mettre en pièce. Mais pas tant que ses barrières sont encore dressées. Elle les a contournées, mais pas détruites. « Qu’est-ce que tu penses être en train de faire là ? On t’a jamais dit que de chercher un type comme moi ça pouvait être dangereux pour une crevette comme toi ? »




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2016-02-22, 12:47
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Elle savait ce qu'elle risquait à foncer dans le tas bêtement – et c'est parfaitement consciente du danger qu'elle a ronronné dans ta tête avec la subtilité d'un taulard et même une fois en face de toi y a pas une once de peur qui brillerait au fond de son regard parce qu'elle se sent pas menacée parce qu'elle sait déjà ce qu'il faut faire pour gagner la partie et elle en est persuadée. En sentant ton poing fendre l'air, n'importe qui se serait probablement pissé dessus mais pas Bambi non, Bambi elle reste droite et fière comme si elle maîtrisait totalement la situation, Bambi elle se contente d'un sourire en coin, le genre un peu déformé par l'amusement et plein d'orgueil. Pour la simple et bonne raison que y a pas que de la colère qui tempête sur ta tronche non, y a aussi ce qu'elle recherchait, ce qu'elle aurait caressé du bout des doigts si c'était matériel : l'espèce de désespoir, le genre qui lui fait manquer un battement de coeur tellement elle est ravie d'avoir eu raison.

« T'es qui, toi ?
- Un fantôme. »

Et elle pense que tu la prendras pas au sérieux, que ça t'énerveras encore plus et ça la fait trembler d'impatience de revoir cette flamme s'agiter dans tes mirettes – te foutre en rognes ça fera évacuer ton trop-plein d'énergie et même si tu lui mets un pain elle reculera pas même si t'attrapais ses cheveux et que tu tirais assez fort pour en arracher quelques-uns ou faire craquer sa nuque elle en aurait rien à foutre simplement parce qu'elle a déjà vécu pire. « Qu'est-ce que tu penses être en train de faire là ? On t'a jamais dit que de chercher un type comme moi ça pouvait être dangereux pour une crevette comme toi ? »

Elle aurait pu te rire au nez répondre oh que si mais ça serait trop facile, trop direct alors non elle plonge la main dans la poche de son short elle en sort une clope et un briquet volés à sa junkie préférée et elle prend le temps de l'allumer, d'en prendre une grande inspiration pour te la souffler à la gueule, le regard plongé sur toi et elle te boufferait des yeux elle te brûlerait d'un coup d'oeil si elle en était capable.
« Pas assez faut croire, parce que les types comme toi j'les trouve tous les jours. »

Son rictus ose s'élargir et sa main libre se lève pour attraper du bout des doigts un morceau de ta gueule pour te forcer à la regarder et elle veut que tu te noies dans ses billes que tu voies ce qu'elle cache parce qu'elle c'est ce qu'elle fait elle fouille dans tes mirettes comme on le ferait d'un sac elle y voit le dégoût mais une pointe d'excitation et elle a déjà tout entendu elle a déjà tout compris – elle sait qu'au fond ça te déplaisait pas tout ça, qu'une petite partie de toi adorait et si c'était pas Bambi peut-être qu'elle t'aurait méprisé ou qu'elle t'aurait proposé de la remplacer ta prof mais c'est Bambi et Bambi elle crève juste d'envie de planter ses griffes dans ta joue parce que d'un coup tu lui ressembles un peu trop à son goût et même si vous êtes diamétralement opposés y a cette révulsion de soi-même qui l'attire et peut-être qu'elle avait juste besoin de toucher quelqu'un qui la voit et c'est ce qu'elle se dit quand elle perd son sourire et que, dans un soupir, une moue compatissante le remplace.

Elle ouvre la bouche mais elle sait plus trop quoi dire, prise de court – un « je sais c'que tu vis » c'est pas le meilleur moyen de briser la glace et c'est même pas la glace qu'elle veut casser c'est ces barrières que t'as foutu entre vous deux c'est celles qui t'empêchent de tout lâcher et elle veut te voir craquer elle veut en être la raison et deux de ses doigts s'agrippent à ton menton elle passe directement dans ta tête elle cherche pas trop loin la télépathe parce que la musique tape trop fort parce que sa voix est trop faible et parce qu'elle a peur de trembler.

Arrête de fuir Gabriel, c'est con de s'battre contre soi-même comme ça. Crois-moi. Ses lèvres se déforment en un nouveau sourire en coin elle peut pas s'en empêcher – un crois-moi en trop après avoir nié la vérité mais elle se dit que tu comprendras peut-être et elle lâche gentiment ta tronche elle tire une nouvelle latte et cette fois la fumée s'élève sur son propre visage, sans que son regard ne se détache de toi – elle tapote ton bras tendu à côté d'elle et s'appuie contre le mur, comme pour te défier de lever la main sur elle. Vas-y qu'ils gueulent ses yeux.
De toutes les façons, personne réagirait.


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2016-02-23, 20:34
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Il l’entend, bien sûr, quand elle dit qu’elle n’est qu’un fantôme, et qu’elle trouve les types comme lui tous les jours. Il l’entend, mais il ne l’écoute pas, parce que sa voix raisonne dans sa tête, et l’empêche d’écouter. Il était venu là pour s’éclater, et à la place, ce sont ses neurones qui éclatent, il a l’impression qu’il va perdre pied et se noyer dans sa propre cervelle. Les expressions de cette fille changent à la vitesse de la lumière, entre deux flashes du stroboscope qui martèle la salle. La fumée qu’elle lui crache à la gueule après lui avoir balancé ‘Gabriel, crois-moi’ l’achève et s’il craque, c’est juste parce que ses barrières craquellent. Il l’attrape par le cou, menaçant,  et se plaque tout contre elle, pour la piéger, et il aurait eu l’air de la piéger si ce n’était pour cet air désemparé qui refusait de lâcher les traits de son visage.
« Ecoute, je sais à quoi tu joues, et t’as intérêt à t’arrêter. Si tu cherches quelqu’un pour s’occuper de toi et te faire /oublier/… »
Il allait cracher un ‘va voir ailleurs’, mais l’idée de se laisser avoir par cette fille lui semble soudainement tentant. Quelque part, dans les tréfonds de son esprit, il se dit qu’il veut lui rendre la monnaie de sa pièce, et la faire se sentir aussi démunie que lui – et elle le voit surement, elle l’a même surement vu avant lui, puisque son esprit, elle y est.
Il ne sert pas ses doigts autour de son cou, au lieu de ça il se penche sur elle, laissant son odeur de parfum et de tabac et d’herbe et de savon l’embaumé et l’envoûter un peu plus, pour grogner à son oreille un « Qu’est-ce que tu m’veux? »
Il est perdu, il doit l’avouer, il n’a aucune idée de comment réagir, parce qu’on lui a toujours apprit à respecter les femmes, à les traiter comme des reines, mais on lui a toujours apprit à se défendre contre ceux qui l’agressaient, et ça, c’était une agression en bonne et due forme.
Ceci dit, elle t’agressait aussi, et tu ne te défendais pas tant que ça, lui susurre une voix dans sa tête, et ce n’est pas celle de la jeune femme.




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2016-02-24, 12:22
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La satisfaction brille dans son regard quand tes mains se referment sur sa gorge fragile et t'aurais pu la lui briser sans effort et t'aurais pu l'étouffer en quelques secondes – personne vous regarde, personne vous voit alors pourquoi t'hésites Gabriel ? Ses yeux questionnent, son souffle s'atténue et elle masque un sourire en dévorant ton expression douloureuse de ses billes toutes noires. « Ecoute, je sais à quoi tu joues, et t'as intérêt à t'arrêter. Si tu cherches quelqu'un pour s'occuper de toi et te faire /oublier/... » Et ta pause la fait frétiller et tes pensées l'enivrent encore plus que ton parfum quand t'oses enfin bouger pour te pencher vers elle – elle aurait pu se sentir prise au piège mais dans sa tête c'est l'inverse c'est elle qui maîtrise. Plusieurs signes la confortent dans cette idée et tout est de ta faute Gabriel si t'avais pas hésité si tu lui avais donné tort et même si tu t'étais contenté d'accentuer la pression sur sa jugulaire offerte elle se serait sentie menacée et elle se serait braquée mais t'y vas en douceur et t'essayes de retourner la balance et ça la fait rire intérieurement quand elle savoure tes désirs quand elle inspire ton odeur.

Quand elle sent ton souffle à son oreille. « Qu'est-ce que tu m'veux ? Cette fois elle peut pas le retenir son sourire et tu la fais frémir avec ton grognement elle s'est jamais sentie aussi puissante devant un géant et aussi fragile entre tes doigts – ses yeux se lèvent et cherchent les tiens pour qu'elle ronronne, qu'elle fasse claquer sa langue contre son palais en racontant ses mensonges. Tu sais pas à quoi je joue, non… Elle prend le temps de réduire les deux ou trois millimètres de vide qui osaient vous séparer pour s'imbriquer contre toi. Je te veux que dalle, Gabriel. J'veux quelque chose qu'il y a dans ton crâne. » Et Bambi sourit et Bambi recule pour se fondre dans le mur et elle plante ses griffes dans ton bras sans pour autant chercher à te faire lâcher prise.

Tout ce qu'elle dit pas, tout ce qu'elle cache derrière un sourire enjôleur et une attitude de merde – elle voudrait peut-être prendre sa place à ta prof' et si c'était le cas jamais elle le dirait non, elle préférerait trouver un meilleur prétexte le genre qui la fait passer pour une sainte. « J'veux la faire partir de là. Et maintenant t'es gentil, tu poses pas de question, c'est à mon tour. Tu demandes pas pourquoi parce qu'elle a pas encore trouvé et qu'elle a pas envie de parler de ses propres expériences et si ça l'intéresse de savoir ce qui te pousse à entendre cette femme dans tes pensées elle a aucun besoin de souffler ses raisons. Alors, qu'est-ce qu'elle fout encore là ? La musique résonne dans ses oreilles et c'est plus sa propre voix qu'elle perçoit dans ta tête et ça lui fait se bouffer l'intérieur de la joue dans la frustration alors sa langue s'acère et ses paroles s'enveniment. T'aurais pu lui péter la nuque, non ? »

Comme t'aurais pu faire craquer la sienne – et elle essaye de se rassurer dans ses délires psychotiques et elle s'agrippe à ton épaule elle se met sur la pointe des pieds pour être sûre que tu l'entendes clairement. « Mais tu préfères la revoir dans toutes les nanas que tu fourres, hein ? Toujours à la chercher, comme un bon clebs abandonné par sa maîtresse. Elle accentue le dernier mot et elle perd pied sur son premier objectif et c'est comme si elle te suppliait de la frapper quand elle appuie où ça fait mal, quand elle caresse tes failles et qu'elle écarterait la plaie du bout de ses phrases si ça pouvait te faire définitivement craquer. T'as jamais cherché à la remplacer, au final. Ni même à l'oublier. Elle te manque ? »

Ose lui répondre ose lui mettre un coup elle s'en branle et elle le fait savoir d'un rictus narquois et d'un menton un peu trop levé pour pas chercher à se faire briser.


NOTES:  
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2016-02-24, 16:28
[NB : Pardon pour l'absence de code j'etais trop impatient de repondre kwjwgfbwcf]


"M'appelle pas comme ça !" Est la premiere chose qu'il crache de sa voix tonitruante. Okay, il suppose qu'elle veut qu'il lui fasse mal, mais est-ce qu'il devrait lui donner ce qu'elle veut ? Il a ete formaté comme ça, Gabe, au dela de ce que ses parents voulaient pour lui - faut croire qu'elle, elle a eu plus d'impacte sur lui que n'importe qui d'autre. Et cette fille la ? Elle remue tout et pretend vouloir quelque chose dans son crane mais elle a deja tout effleuré, tout ce que Gabe ne tient pas en laisse fermement. Il refuse d'exploser, il refuse de s'abandonner et de l'attraper et de la cogner et de la reduire a un corps qu'il chercherait a tout prix a briser, par /tous/ les moyens. Il refuse de l'asservir a son bon plaisir, et de lui faire subir ce qu'il a subit lui, mais putain elle le pousse, et chacun de ses mots perfore les barrieres qu'il s'acharne a maintenir.
Il veut la faire taire, et il trouve rien de mieux que de resserrer sa prise autour de son cou, et de la plaquer comme il faut contre le mur crade, avant de l'y ecraser un peu plus de tout son corps contre le sien, glissant une de ses jambes puissantes entre celles plus freles de la jeune femme - il chasse involontairement la sensation de son corps frele, il a suivit son mouvement, et s'il y a bien une barriere un peu trop fragile c'est celle de l'effet qu'elle peut avoir sur son corps.
'T'es un vrai chien, Gabriel.' Cette voix encore, et il sait qu'elle l'a entendu. Il a envie de pleurer, et de disparaitre, mais pas tant que cette petite brune est dans son crane. Donc, pour la faire taire, la seule solution qui lui parait evident, c'est de venir ecraser ses levres contre les siennes. C'est pas vraiment un baiser, pare qu'il mord sa chaire et s'il s'appuit un peu plus contre elle, c'est la fusion assurée.
'FERME LA' il hurle dans sa tete, c'est pour elle, pour cette fille, mais aussi pour la voix de celle qui l'a traumatisé il y a des années deja. Elle a raison, cette fille, pourquoi est-ce qu'au lieu de laisser le souvenir s'envoler, il l'a enchainé dans les parties les plus sombres de son crane ?




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2016-02-25, 22:54
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Et tu grognes et tu craches alors qu'elle rit qu'elle susurre au creux de tes oreilles, tout contre ton hélix. Elle suit la mélodie de tes pensées avec plus de ferveur qu'un pratiquant écouterait la prière du dimanche et si elles étaient matérielles – si Bambi avait la faculté de les caresser du bout de ses griffes vicieuses elle les lacérerait pour mieux les comprendre, de la même manière qu'une autopsie elle décortiquerait ton fonctionnement et arracherait les réflexions à la source-même. Mais si la psyché est sa spécialité le physique l'écoeure et la handicape – pourtant elle tend presque le bâton pour que tu l'écrases contre son échine et c'est ta jambe qui se faufile entre les siennes c'est ton corps qui la brise contre le mur. La menace plane au-dessus d'elle et son coeur part en vrille en sentant l'étreinte en savourant la prise de tes doigts sur sa gorge et – oh si t'avais pas dépassé les bornes en t'imbriquant beaucoup trop à son goût elle aurait pu apprécier la violence de tes gestes.

T'es un vrai chien, Gabriel. Elle l'entend aussi clairement que toi et elle en ressent une infime rage un bout de colère qui se glisse dans les méandres de son esprit elle aurait pu l'insulter ce mirage, ce vague souvenir d'un traumatisme irréversible mais tu fonds sur ses lèvres comme un vautour en quête de nourriture et tes crocs l'attaquent et ta silhouette l'engloutit. Le hurlement mental l'aurait fait saigner des oreilles et l'insanité qui te consume petit à petit l'éclate, la fait frétiller mais elle te repousse d'un geste sec et ses ongles se plantent dans le bras qui la tient, la fureur brille dans ses yeux. « Je sais à quoi tu joues, et t'as intérêt à t'arrêter. Si tu cherches quelqu'un pour s'occuper de toi et t'aider à te rappeler…. »

Et elle ressort tes discours les remodèle pour les adapter à sa propre condition et le sourire qui décore ses lippes blessées par tes dents s'étire, s'allonge comme un putain de serpent – elle glisse et souffle contre ta bouche, crache son venin. « Y a un millier de façons pour faire taire quelqu'un et toi tu m'embrasses ? T'as sincèrement cru que j'allais être une de ces connasses que tu retournes dans un coin sombre ? » Ecartant toute subtilité pour s'incruster dans un vocabulaire aussi cru que choquant pour elle, elle te griffe la gorge et referme l'une de ses mains autour, comme si elle cherchait à retourner la situation et à te faire comprendre que si tu sais faire quelque chose, elle peut aussi.

Sauf qu'elle va pas t'embrasser non. Elle elle enfonce ses ongles dans ta peau et elle veut te faire mal elle veut t'entendre lui dire d'arrêter et elle glisse dans ta tête elle susurre c'est comme ça qu'elle faisait ? et elle sait qu'elle va trop loin que tu vas finir par t'échapper de son emprise mais c'est comme une vengeance – comme un moyen de te décourager de jamais refoutre ta putain de guibolle entre les siennes, de la plaquer contre toi sans même lui demander son avis ou sa permission. Et son rictus s'élargit encore, il grimperait jusqu'à ses oreilles si c'était physiquement possible ; elle s'en taillerait un sourire de l'Ange juste en observant tes réactions. Mais y a une partie d'elle qui arrive plus à tenir les contacts physiques, alors qu'elle voulait mordre ton oreille et continuer la torture elle peut pas retenir un mouvement de recul et l'incertitude lui trouble la gueule une deux dix secondes alors elle ravale sa salive dans un déglutit peu assuré.

Parce qu'elle peut pas s'empêcher de repenser à ta guibolle et à la sienne à lui, à ses mains mal foutues qui passaient aux endroits qu'il fallait éviter et plus elle y pense plus elle serre et elle voudrait te briser les os juste pour avoir ravivé ça juste pour avoir massacré ses lippes à coups de crocs. Et quand elle retire ses ongles, qu'elle va tracer des sillons rouges sur tes clavicules, elle recommence à vive voix. « Ou comme ça, peut-être ? T'aimes avoir mal, hein ? J'suis sûre que ça t'manque, sinon t'aurais tout fait pour oublier. J'ai tort ? » Elle fait une pause, prend une inspiration et chasse ses idées noires.

« Tout le monde adore avoir l'attention d'un aîné focalisé sur soi. Même quand ça revient à ça. » Et elle en tirerait toutes ses cartes pour te voir craquer.


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2016-02-26, 18:44
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Ce n’est pas un vrai baiser, c’est plus une morsure, et lorsqu’elle le repousse – et heureusement qu’elle le fait, il cède sans problème.
Ce n’est pas ce qu’il voulait faire. Depuis le départ, depuis qu’il est rentré dans cette boite, tout va mal. Tout s’enchaine de la pire des façons, et cette fille, elle est en train de le rendre cinglé. Il doit s’éloigner, avant qu’elle ne le rende fou. Il ne sait plus comment réagir, d’ailleurs, il ne sait toujours pas ce qu’elle veut, vraiment. Elle le griffe, et putain que c’est bon, mais la douleur ne dure pas, elle ne dure jamais, et quelques secondes après que ses ongles ait lacéré sa peau, Gabe guérit. Tout disparait. Si seulement il pouvait disparaitre lui aussi.
Elle continue à le griffer, à lui faire mal, et pas un instant il bronche, parce que la douleur physique, il y est tellement habitué qu’il faudrait bien plus pour lui faire vraiment /mal/. Il la laisse faire, et cligne des yeux, parce qu’elle parle, mais sa voix n’atteint pas son cerveau. Tout est brouillé. Il y a un juste un énorme bourdonnement qui lui explose les tympans, et il voit blanc.

« J’ai besoin de sortir. » Tu te rends compte Gabe ? Tu te rends compte que cette meuf, a failli te faire céder ? Elle a failli te pousser dans tes pires retranchements, et t’étais à deux doigts de devenir l’un des monstres qui l’ont probablement déjà salie avant toi.
« J’ai besoin de sortir. » Il répète, et il recule d’un, puis deux pas, et ça suffit pour que la foule l’engouffre. Non pas qu’il veuille vraiment s’éloigner, non pas qu’il veuille s’arracher au regard de la biche, mais il n’a plus le choix.
Dommage Bambi, Gabe est désœuvré, mais tu vas devoir essayer plus fort.
En quelques secondes il déboule dehors, et il titube jusqu’à un mur, avant de se pencher un avant, une soudaine nausée lui retournant les entrailles, et il vomit tout ce qu’il a pu bouffer aujourd’hui. Il connait cette sensation. Ses yeux picotent et son cœur bat à tout rompre, parce que son corps essaye de guérir quelque chose qui n’existe pas, et du coup, il s’en prend à lui-même. Son corps a essayé de guérir le poison qu’est cette fille.
La porte par laquelle il est sortie grince doucement, et il n’a pas besoin de se retourner pour savoir que la biche l’a suivie jusque-là, et il ne serait pas surpris de savoir que dans l’histoire ce soir, c’est lui la proie, et elle le chasseur.

« Qu’est-ce que tu me veux ! » Il hurle, la voix qui se brise en même temps que le mur sous son poing tandis qu’il frappe de toutes ses forces. Le sang dégouline de ses doigts, mais disparait peu après, alors que la nausée s’efface légèrement. Il cogne de nouveau contre le mur, ses os craquent et se brisent, et plus il guérit, plus la nausée passe, et plus son esprit s’éclaircit. Il cogne contre ce mur de brique, pour ne pas cogner contre cette fille, parce qu’il ne s’en remettrait pas.
Pourquoi ?
« Pourquoi tu m' parle d’elle ? » Pourquoi tu me dis ce qu’ils me disaient déjà tous à l’époque ? Pourquoi toi aussi, tu veux me voir m’effondrer ? Pourquoi je devrais te laisser me faire du mal, sans te faire du mal en retour ?

Il se redresse doucement, et la regarde par-dessus son épaule, l’œil brulant d’une flamme vive.
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2016-03-05, 12:48
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Cinq mots répétés deux fois deux pas et tu t'effaces au milieu des corps puants perdu dans l'alcool et la sueur et elle elle en rirait elle pourrait se contenter de ça et se perdre dans la nuit sans que jamais – jamais – tu n'aies le déplaisir de revoir ses mèches brunes son regard hautain et ses pensées malsaines. Elle aurait pu payer ses verres, écraser ses mégots et déchirer cette soirée de sa mémoire tremblante, de ses réflexions désarticulées – elle aurait pu faire tant de choses et pourtant dès que t'oses foutre un pied dehors y a ses chaussures qui font craquer le sol, ses doigts qui agrippent la porte et ses iris qui transpercent ton dos et ses tympans ses tympans qui t'entendent gerber. Elle qu'a jamais été particulièrement écoeurée par ce genre de choses (à force, on s'habitue), elle fronce les sourcils et le nez et elle pourrait encore rire Bambi rire de te voir dégobiller juste parce qu'elle a caressé du bout de son anomalie tes plus obscènes secrets.

Et tu gueules et elle fait glisser un index provocateur sur ses lèvres, en un « shhh » plein de sourires et d'alcool. Elle le sent qui se faufile dans ses veines qui bousille son cerveau et elle a encore envie de laisser sa joie éclater, que les sons ouvrent sa gorge et si t'avais pas fait péter chacun des os formant ton poing elle aurait pu claquer une tape presque amicale sur ton épaule tremblante. T'as beau les exploser ils reviennent toujours à leur place et ça la fascine – si elle avait la force nécessaire p'tête qu'elle te casserait la nuque, histoire de voir si ça se répare la mort. T'es pas humain hein Gabe, à te régénérer comme si c'était qu'une tâche sur ta main, à laisser les tissus reprendre gentiment le pied sur tes blessures.

Décidément, t'as quelque chose de particulièrement intéressant. « Pourquoi tu m'parles d'elle ? Et y a ton regard qui la perfore de part en part tes deux yeux qui la dévastent qui lui font perdre le peu de souffle qu'elle peinait à rassembler – ça lui coupe la respiration comme si tu lui avais broyé la gorge et d'un coup son sourire réapparaît avec la puissance d'un boulet de canon elle étale toute sa dentition comme si elle cherchait à gagner un concours comme si elle faisait une putain de pub pour du dentifrice. Parce que tes questions silencieuses elles lui échappent pas et elle entend tout tout elle perçoit tout comme si t'avais tout gueulé et elle aime cette idée ce pouvoir cette maîtrise. Mh ? J'veux pas te voir t'effondrer, Gabriel. Elle chuchote ton prénom d'une voix traînante, prend le temps d'allumer un nouveau joint. C'est beaucoup trop facile. »

Et la voilà du haut de son mètre cinquante trônant sur un piédestal qui ne fait que la rabaisser – elle te ronronnerait bien ses raisons mais pas sûr que t'apprécierais. La fumée s'échappe d'entre ses lèvres ses mirettes viennent carrément affronter les siennes, comme si elle avait jamais eu une once de peur dans ce regard plus noir que la nuit elle-même. Et son rictus s'élargit, encore. « Mais j'ai des questions moi aussi, hey. Pourquoi t'as jamais rien dit, rien fait ? Pourquoi tu l'as laissée faire ? Pourquoi t'as été une telle victime ? A chaque question elle fend l'air d'un pas, se rapproche tranquillement – comme si y avait aucun danger. Elle a pas peur que tu la blesses, tu sais ? Elle aura jamais peur de toi. Jamais. C'est merdique, et tu le sais aussi bien que moi. Pas que j'méprise le masochisme hein, si t'aimes prendre cher c'est ton problème. »

Arrivée à ta hauteur, elle souffle une nouvelle fois et son menton se redresse, elle affronte ta haute taille avec la même arrogance que si tu faisais vingt putain de centimètres. « Tu vis dans l'déni, c'est carrément triste. Avoue-le, que t'as aimé. »

Et l'voilà le rire qui glisse comme la fumée plus tôt, qui couvre les vagues bruits de la boîte de nuit.


NOTES: DESOLEE DU TEMPS DE REPONSE
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2016-03-07, 00:54
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Des questions hein ? Parce qu’en plus elle a des questions, la demoiselle.

Il s’essuie la bouche et se redresse correctement, essayant de ne pas agir comme si chacun de ses mots étaient comme un coup de couteau dans le dos. Les mots résonnent dans sa tête, comme avec un écho. ‘Victime, masochisme’, et le pire c’est quand elle lui balance, elle aussi, qu’il aimait ça. A peine a-t-elle fini de prononcé le mot ‘aimé’, qu’il se retourne et lui décolle une gifle qui résonne, elle, dans toute la ruelle.
Il regrette aussitôt. Il reste là, la main en l’air, à fixer ses cheveux bruns qui parsèment son visage trop pâle, face à lui.

Il recule ensuite d’un pas, et s'appuit contre le mur de brique sale, juste à côté de la ou il a vomi plus tôt. Il se sent soudainement extrêmement fatigué, et très vieux. Comme si son corps avait été étiré et remit en place trop de fois. Il est fatigué d’essayer de s’expliquer, de se justifier. Il en a marre de devoir répéter qu’il n’a jamais aimé ça, qu’il a appris à vivre avec, à essayer d’apprécier un minimum, mais qu’au final la seule chose qu’il a réussi à faire c’est d’apprécier le fait qu’on lui fasse du mal parce que c’est tout ce qu’il mérite, et c’est ce que tout le monde lui répète depuis qu’il a osé en parler. Les autres l’ont forcé à fermer sa gueule et à accepter son sort.

C’est pas lui. C’est pas sa faute. C’est celle des autres. C’est pas sa faute.

« C’est pas ma faute. » Il s’acharne. « C’est pas ma faute t’entends ? Personne ne m’écoute, personne ne veut entendre, personne ne veut voir. T’es pas différente putain. T’as beau pouvoir lire mes pensées tout ce que tu fais c’est interpréter ce que tu vois à TA sauce. Alors pourquoi tu m’demandes hein ? » Il hausse le ton au fur et à mesure qu’il parle, « Pourquoi tu m’demandes alors que tu sais mieux que moi, toi aussi ? » et à ce stade, il hurle, il hurle sur cette pauvre fille qu’il vient tout juste de gifler, alors qu’il sait, il sait pertinemment qu’infliger une douleur physique ça n’équivaut en rien la douleur mentale.

C’est inutile Gabe. C’est inutile. Se battre ne sert à rien. Elle t’a eu de toute façon. Elle aussi elle va juste faire de toi ce qu’elle veut, et une fois qu’elle aura terminé, elle va tourner les talons et aller se choisir une autre proie, une autre nuit.

Lorsqu’il se dit ça, une vague de soulagement l’envahit, un soulagement qu’il connait bien. Le soulagement lâche de l’abandon. Il se dégoute encore plus quand il ressent ça, mais il n’y peut rien. Gabe est en perpétuel combat contre lui-même, c’est peut-être pour ça qu’il est si fatigué de se battre pour lui-même, et qu’il préfère se battre tout court. Ressentir la douleur physique, c’est rien, comparé à ce qu’il y a dans sa tête. Il est sûr qu’elle sait.

Il prend une grande inspiration, et essaye de ne pas vomir à nouveau. Il se calme, du moins il essaye.
« C’est quoi, ton prénom ? »
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2016-03-12, 13:45
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Plus elle parle et plus elle sent le rire qui menace de s'échapper lui gratter la gorge, s'agripper au fond de son palais et chercher à atteindre sa glotte, comme s'il voulait la faire vomir toute sa rage et extérioriser l'ironie de votre situation – et quand elle lâche son dernier mot avec la passion d'une actrice à Broadway, tu craques enfin et tu dégaines une beigne à lui faire percuter le mur, à lui faire s'ouvrir la lèvre inférieure et si elle pesait quelques kilos de moins p'tête qu'elle aurait volé, p'tête qu'elle aurait voulu s'envoler à coups d'baffes dans la gueule. Son rictus s'élargit, à peine masqué par les innombrables mèches qui parsèment sa face et elle le ravale définitivement le rire, elle le juge inutile dans l'instant parce qu'elle se voit gagnante, trônant avec la commissure de sa bouche qui gonflera plus tard, un sourire malsain la déchirant un peu plus.

C'est pas qu'elle prend son pied à se faire frapper, mais c'est la symbolique. Celui qui frappe, c'est celui qu'a perdu – celui qui s'est laissé avoir par les crocs acérés de l'autre, qu'a abandonné la partie dans un revers de la main. « T'as beau pouvoir lire mes pensées tout ce que tu fais c'est interpréter ce que tu vois à TA sauce. Alors pourquoi tu m'demandes hein ? Pourquoi tu m'demandes alors que tu sais mieux que moi, toi aussi ? Ses doigts frottent contre la joue frappée, elle savoure tes cris mais quand elle s'enfonce dans ton crâne elle aime pas trop tes idées – t'entendre penser qu'elle va t'abandonner comme ça, ça lui brise le coeur et en même temps ça lui donne envie de tout lâcher d'un coup, de faire exactement c'que tu penses pour pas que t'aies l'audace de la voir hésitante. T'es un peu con, toi. On demande pas quelque chose qu'on sait sur le bout des doigts, si on demande c'est qu'on est pas sûr, putain. »

Et le voilà le rire, fracturant son visage et faisant éclater ce masque faussement blessé par la violence de tes actes – elle jette la tête en arrière et rit, rit à gorge déployée jusqu'à ce que tu reprennes la parole, jusqu'à ce que sa voix se brise et qu'elle sache plus si elle rit ou si elle pleure. « C'est quoi, ton prénom ? Le changement d'atmosphère la frappe en pleine gueule, avec plus de violence que le coup asséné plus tôt. Elle cligne des yeux et la première seconde la force à prendre une inspiration presque paniquée. La deuxième seconde lui fait faire un pas en avant, là où la troisième la fait sourire, ravive ce faciès de timbrée trop alcoolisée qu'elle arbore depuis plusieurs dizaines de minutes déjà. Contente-toi de Bambi. »

Nom d'emprunt, surnom ou vrai prénom, elle refuse de s'en rappeler. Et elle prend un nouvel aperçu de tes pensées et elle sent ses veines se vider de leur alcool, ses poumons de leur air et son cerveau d'oxygène – elle sent presque la balafre dans son dos éclater, se fendre de nouveau d'un coup de ceinture ou de fouet elle sait plus et s'il y était allé avec les griffes ça l'aurait même pas surpris, s'il lui avait fait ça à coups de dents elle s'en serait peut-être même pas rappelée. « C'est suffisant, Bambi. Elle sait plus elle sait plus si elle te parle à toi ou à elle-même si elle écoute par inadvertance les pensées de quelqu'un d'autre ou si la voix qui ronronne dans sa tête elle vient de ses propres nerfs. Y a des cassures le long d'ton crâne, Gabriel. Un truc que t'arrives pas à guérir, hein ? »

Ses yeux se lèvent et elle ose te transpercer de ses couteaux noirs, le menton haut dans une attitude aussi factice que fière – et ses épaules s'affaissent et elle s'en laisserait tomber sur le sol. « Et si tu crois que c'est juste mon anomalie qui m'permet d'affirmer ça, tu t'trompes. C'est autre chose, un truc fourré là-dedans – elle pointe sa tempe de l'index et du majeur, mimant un flingue comme si elle avait trois ans – et si tu d'mandes poliment p'tête que tu sauras. Sinon casse-toi et reviens jamais ici ce soir de la semaine, sinon tes p'tits secrets le resteront pas longtemps. »

T'as pété un truc sous le sien, de casque – y a des pet' de partout, c'est à deux doigts de craquer comme un ballon de baudruche dans lequel on souffle encore et encore et encore, jusqu'à ce qu'il craque, qu'il nous explose à la gueule.
comme une bouteille de gaz dans une cheminée


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