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Pretty (wo)man | Cloud & Light

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2016-01-27, 18:04

Quand tu avais ouvert les yeux ce matin, tu avais été comme pris par une vague de joie. Ce matin, tu étais toi. Merveilleux. C’était plus que parfait. Tu t’étais levé la joie au cœur, le pied léger. Tes cheveux blonds volaient en pagaille autour de ton visage où trônait un sourire. Aujourd’hui, pas de costumes, pas de chiffres, pas de chichi, juste toi et ta joyeuse folie. Tu t’étais dirigé vers ton dressing, ignorant les habits sobres pour aller te saisir d’une chemise trop grande et d’un jean dans laquelle tu la fourrais vite fait.  Manquait la touche de couleur, une grand veste indescriptible, aux milles teintes, avec juste ce qu’il fallait de froufrous et de dorures. C’était ton habit de magicien, car aujourd’hui, tu allais faire tes tours et détrousser les passants, tant que tu y étais. C’était bien mieux que de jouer à la bourse. En plus tu pouvais utiliser la jolie voiture, l’autre ne la prenait jamais. Magnifique voiture style retro que tu étais plus ou moins sûr de savoir conduire, même si ça faisait longtemps que tu n’avais pas pris le volant et que tu n’étais pas certain de connaitre le code de la route qui avait court actuellement. Tant pis. Mieux valait mourir au volant d’une belle bagnole que vivre dans l’ennui !

Une fois arrivé en bas, tu gares la voiture quelque part où tu l’oublieras sans doute. Pas grave, tu peux en racheter, et te mets à vagabonder dans les rues de Jaevanes. Le nom du quartier te plaît, sa location aussi. Ça sent la mer, ça sonne le soleil ! Il y a des couleurs dans ce coin et tu aimes particulièrement ça. Un quartier d’affaire c’est terme, triste, ça n’a aucun intérêt. Alors qu’un quartier plein de vie, c’est bien plus amusant ! Et puis le public est différent, c’est ton public qui se trouve ici, des gens intéressés, pas forcément riche mais peu importe, le but n’est pas de voler ce qui vaut le plus d’argent, mais plutôt de dérober quelque chose de cher aux cœurs des victimes, car c’est ce qu’ils protègent le plus.

Tu fais déjà tes tours depuis un moment quand tu décides de changer d’endroit, pour marcher un peu et surtout t’esquiver avant que tes victimes de la journée ne se rendent compte qu’il leur manque quelque chose. C’est là que tu le vois. Aussi coloré que la ville, cheveux d’un rose sublimes, vêtements qui te donnent terriblement envie. Si tu savais voler des vêtements portés, tu l’aurais mis à nu immédiatement. Mais tu préfères te précipiter vers lui en poussant un petit gloussement.
« Vos vêtements sont sublimes » lâche-tu immédiatement, sans même prendre le temps de t’introduire. Malpoli. « Excusez mes manières, je me nomme Light et je suis a-mou-reux de votre style » tu secoues tes mèches blondes avant d’aller tâter la matière d’une main la texture du tissus « où avez-vous acheté ça ? » tu veux connaitre le secret d’un tel style, c’est presque vital.



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2016-01-27, 23:06
Parmi tous les événements qui se produisent à Javenaes, il en est un qui fait désormais partie du folklore local. Ce quartier si coloré, si exotique, où les étrangers se rassemblent avec de grands sourires comme l'on n'en trouvait pas dans son quartier natal, a désormais l'habitude de voir une tempête rose arpenter les lieux. Cloud n'a rien fait pour être connu, bien sûr, mais c'est plus fort que lui : il se fait toujours remarquer. A force, de plus en plus nombreux sont les habitants qui connaissent ce pantin tout droit sorti d'un coffre à jouets, avec ses cheveux d'un rose éclatant et ses multiples déclinaisons vestimentaires autour du kimono. Qu'on l'aime ou qu'on le méprise, qu'on admire son audace ou que l'on estime que son existence est une atteinte à la dignité humaine (oui, certains l'ont déjà pensé, mais n'ont curieusement jamais osé le lui dire en face... et ils se croient dignes, ceux-là), on est forcé de reconnaître que Cloud a de la prestance, et qu'il est parfaitement à l'aise comme il est, merci bien. Ajoutez à cette base un rire omniprésent, des manières que l'on n'associe pas vraiment à la gent masculine, et  une absence de gêne, et vous obtenez l'attraction du coin. Cloud aime bien ces attentions. Si l'on parle de lui, même en mal, c'est déjà une façon pour lui de se faire reconnaître. Alors oui, il est peut-être bizarre, mais ça vaut mieux que d'être banal, à son avis.
Ce jour-là, alors qu'il arpente les rues avec son habituel sourire, Cloud attire encore les regards. Il faut dire que sa tenue du jour est particulièrement travaillée, et il n'en est pas peu fier. Le recruteur réussit un exploit qui semble pourtant impossible : marier harmonieusement toutes les couleurs sans ressembler à un arc-en-ciel. Surchargé, son haori est un mélange de motifs complexes et minuscules, chacun d'une tête différente ; de même pour son obi. Quant au reste, il pourrait faire preuve d'une surprenante sobriété, si ce n'était la coupe totalement moderne que Cloud affectionne tant, et qui tend à dévoiler plus de peau que le ferait un vêtement traditionnel. Sa coiffure est elle aussi particulièrement réussie : cette fois, sa crinière rose est entièrement domptée, et piquetée d'épingles dorées surmontées de pierres de toutes les couleurs, formant comme un halo autour de son visage. Cloud est particulièrement fier de cet assemblage-là, d'autant plus que cela lui a demandé encore plus de temps que d'habitude. Il lui a bien fallu deux heures avant d'être prêt à sortir ; et parfois, on pourrait se demander si Cloud n'est pas une sorte de mannequin pour son gang, dont le rôle serait de défiler sur le podium des trottoirs pour attirer tous les regards vers lui.
Aussi, quand on vient lui dire que ses vêtements sont sublimes et qu'on lui demande où il se les procure, Cloud exulte la joie. Rien ne lui fait plus plaisir que de constater son pouvoir d'attraction. En l'occurrence, la personne qui vient de tomber sous son charme s'appelle Light, et l'androgyne lui adresse son plus magnifique sourire avant de le prendre chaleureusement dans ses bras. « Oh, darling, je suis ému. » Une unique larme roule le long de sa joie, et bien malin celui qui serait capable de dire si elle est feinte ou sincère. Peut-être Cloud ne le sait-il pas lui-même.
Il relâche sa victime, avant de lui faire un clin d'œil et de prendre la pose pour lui permettre de mieux admirer le vêtement.
« Ceci, cher Light, est mon plus grand secret. Si vous le découvrez, c'est que vous êtes une lumière. »
Et lui de rire à son jeu de mots absolument lamentable, mais que lui trouve absolument drôle - portant délicatement la main devant la bouche, de façon totalement clichée.
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2016-02-02, 18:53
Qu'il y-a-t-il de mieux que, dans de beaux vêtements, se trouve une belle personne ? Rien. Et cette belle personne, bien habillée, venait de te prendre dans ses bras. Merveilleux. Tu en profitas pour lui faire les poches et glisser ce qui te semblait être un portefeuille dans les tiennes, de poches. Tu le regardes prendre des poses l'oeil admiratif, sans une once de culpabilité pour ce que tu viens pourtant de faire. Pourquoi se sentir coupable ? Au contraire, c'est de l'exaltation que tu ressens, le coeur palpitant d'adrénaline et de fierté. C'est cela que tout voleur digne de ce nom devrait ressentir et non quelque vulgaire culpabilité. Le vol était un jeu pour toi qui n'avait jamais eu besoin de rien, né avec ta cuillère d'argent dans la bouche, c'était juste le plus plaisant des passe-temps et ton favori qui plus est ! Alors si tu en venais à ressentir ne serait-ce qu'une émotion négative, cela n'avait plus aucun intérêt. Heureusement pour toi ce n'était pas le cas et tu adorais toujours autant cela. D'ailleurs tes poches, doublées de l'intérieur pour être plus grandes et sembler toujours vide commençait quand même à être pleines. Dommage que la journée doive s'arrêter aussitôt, tu en serais presque dessus si tu n'étais pas en train d'observer les coutures et tissus et d'aller en palper la texture de la main. En plus d'être superbe, c'est confortable.

L'autre, qui ne t'as pas rendu la politesse de t'offrir son prénom en échange du tien te donna presque un défi teinté d'humour. Tu eus un petit rire en entendant sa boutade avant de poser ta main sur ton menton et d'observer l'ensemble. Tu te sentais l'esprit d'un Sherlock Holmes et avais envie de découvrir tous les secrets d'un tel habit. Même si la prudence aurait conseillée une fuite discrète en bonne et due forme, tu n'avais jamais eu cure de ce qu'elle pouvait te dicter, en tout cas, pas tant que tu étais toi.
" Voyons voir" commenças-tu en inclinant légèrement la tête sur le côté, tes cheveux et boucles d'oreilles affriolantes suivant le mouvement. "Je pense que l'arrangement de couleur est personnel, c'est d'ailleurs à la fois osé et élégant, j'adore, vous avez un véritable talent" flatteur que tu étais, tes compliments n'étaient toutefois pas dénudés de sincérité. Tu n'étais pas avare d'apologies contrairement à certaines personnes qui ne s'en voyait tirer que sous la torture. Flatter était une chose à pratiquer, autant dans la finance que dans le vol et la duperie. Tout flatteur dépendant de celui qui l'écoute, tu veillais à ne jamais en faire trop ou pas assez, tu étais presque passé maître dans la flatterie, vil renard futé que tu te trouvais parfois être. Il faut savoir faire ce qu'il faut pour atteindre ses objectifs après tout. "La coupe est professionnelle et le tout vous sied parfaitement, j'aurais tendance à dire que vous avez fait appel à un tailleur, c'est du sur-mesure n'est-ce-pas ? Quel goût!" Tu t'y connaissais en tailleur après tout, jamais ô grand jamais tu n'aurait pas fait faire tes vêtements parfaitement comme tu l'entendais, que ce soit des costumes tristes ou tes fantaisies colorées. Aussi, espérais-tu que dans ce portefeuille dérobé se trouve aussi la carte du tailleur. Et si cette magnifique personne avait fait ses habits elle-même, tu te promettais de lui passer commande sur le champ.



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2016-02-03, 19:35
Cloud n'est pourtant pas du genre à se laisser prendre au dépourvu facilement. Mais, voilà, il y a des choses qui déterminent aisément son attention - comme un regard approbateur qui se pose tout à coup sur lui. A partir de ce moment, Cloud, flatté, a tendance à baisser un peu sa garde, et à être plus vulnérable - puisqu'il concentre sa défense sur le point le plus important, à ses yeux : la conservation de ses secrets. Voilà donc le pauvre Cloud volé sans même s'en rendre compte. Heureusement pour lui, il ne porte pas grand-chose de valeur à ses yeux : ses poches sont identiques à un sac de femme, à ceci près qu'on n'y trouve pas de rouge à lèvres - bien que féminin, Cloud affectionne plutôt les lèvres au naturel, c'est bien plus confortable. Le portefeuille ne comprend pas grand chose. Ce qui a le plus de valeur, dans l'attirail de Cloud, outre la tenue qui coûte visiblement cher, c'est la montre dorée portée au poignet, reliquat de la période où monsieur était marié. Et si le recruteur y est attaché, ce n'est nullement pour sa valeur financière ou sentimentale : à ses yeux, il s'agit plutôt d'un rappel de ses origines. Il a besoin de se souvenir que s'il en est là maintenant, c'est parce qu'il s'est battu pour obtenir une telle position. L'argent ne tombe pas du ciel. On doit toujours obtenir quelque chose en retour.
Oh, mais bien sûr, son compte en banque n'est qu'un dû, n'est-ce-pas ?

Cloud sent le regard de son nouveau fan le détailler, essayant visiblement de trouver des indices lui permettant de résoudre le mystère. Cloud ne peut s'empêcher de sourire. Il aime bien les gens tenaces, ceux qui n'abandonnent juste parce que monsieur barbe à papa leur dit non. Il sait aussi que cela apportera sans doute un certain nombre d'informations à Light - et de fait, il en conclut que le vêtement a été réalisé sur mesure. Cloud acquiesce légèrement, sans pour autant donner plus de détails que cela.
« Je suis heureux que vous aimiez, vraiment. Comme vous vous en doutez, cela me demande un temps considérable avant de me décider. » Que ce soit pour décider du vêtement qu'il commande, ou pour s'habiller le matin, ou lorsqu'il recherche des accessoires susceptibles de lui plaire. Sans compter tout l'argent investi dans ces fantaisies vestimentaires. Vraiment, lorsque Cloud dit qu'il appartient à la classe moyenne, il faut clairement prendre en compte ces dépenses extraordinaires pour comprendre ce qu'il veut dire par là. Il a effectivement assez d'argent pour vivre, mais pas trop non plus pour se permettre de faire tout et n'importe quoi. Sans doute en est-ce la définition traditionnelle.
Lissant un pli qu'il est le seul à voir dans son costume féerique, l'homme ajoute, la voix teintée de satisfaction :
« Je doute effectivement que vous trouviez de telles tenues en prêt-à-porter. Ce serait trop... osé, je pense. »
Puis, s'approchant à nouveau de Light, il tend son visage vers le sien, et ses yeux lumineux plongent dans le regard de Light. Une proximité qui ne dérange nullement Cloud. On dit souvent que ses yeux sont froids, qu'ils ternissent le tableau ; comme si on s'attendait à ce que son sourire emplisse tout son visage. Mais Cloud est bien trop sérieux quand il observe le monde ; il ne saurait avoir un regard rieur.
« Il me semble que vous soyez futés. Dans ce cas, quel tailleur serait capable de produire une telle merveille, à votre avis ? »
Question cruelle. Car Cloud, dans le fond, sait pertinemment que Light ne peut pas trouver la réponse. Car si l'on s'en tient à tous les tailleurs connus en ville, peu d'entre eux disposeraient du savoir-faire nécessaire, et aucun n'en aurait la volonté ou la motivation. Alors, Light, d'où cela peut-il bien provenir ?
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2016-02-11, 12:17

Bingo ! Tu avais eu bon, et dieu seul sait comme tu adorais avoir raison, peu importe le toi que tu étais. C’était donc bel et  bien du sur-mesure, en même temps, tu n’osais même pas imaginer comme les traits, les coutures, les plis auraient été grossiers si cela n’avait pas été fait spécialement pour le porteur de la tenue. Quant à savoir précisément quel tailleur avait fait cela. Hm, c’était compliqué. Tu en connaissais quelques un bien entendu, mais tous étaient trop sérieux pour faire ce genre de chose, et le plus excentrique d’entre eux, celui qui cousait des vestes aux milles couleurs n’avait pas ce genre de tenue dans son catalogue. « Probablement un maître des kimonos, un japonais » un homme, très possiblement, les femmes étant rarement initiées à ce genre de chose, et quand elles l’étaient, elles imposaient un style assez unique. Hors, c’était car ton vis-à-vis qui avait choisi lui-même les tissus et les motifs que son style était unique, la coupe paraissant relativement classique. Même si exécutée par une grande maîtrise.

Tu t’éloignas d’un pas avant d’écarter les bras et de laisser couler ton pouvoir. L’illusion était parfaite, te voilà à ton tour en kimono féminin, avec des couleurs dont tu sais qu’elles te vont bien. Car tu es maître de l’illusion, tu ressens le tissu, là où les autres ne sentiraient que du vide, et tu l’as choisi confortable, après tout, tu as la peau aussi délicate que ton esprit, il ne faudrait pas l’abimer. Tu lâches un petit
« tadaaa » avant de t’incliner légèrement puis de tourner sur toi-même « comment ça me va ? » Si seulement tu étais capable de faire tout tes vêtements ainsi, mais l’illusion ne durait qu’un temps et te retrouver nu au milieu de la foule pouvait être embarrassant. Même si tu ne doutais pas de la beauté de ton corps nu, en toute honnêteté.


Un mouvement dans la foule retint ton attention, surtout quand il fut suivit d’un cri. Tu reconnaissais cette personne autant qu’elle te reconnaissait, tu lui avais volé une jolie chevalière, un peu kitch, une dizaine de minutes auparavant, et elle avait dû s’en rendre compte. Tu pousses un long soupir. Tu n’en as pas fini ici, diantre que les gens sont ennuyant. Tu n’as pourtant pas le choix, il te faut fuir. D’un geste tu fais apparaitre une toute nouvelle version de toi et de ton compagnon rose avant de lui attraper la main et de l’entrainer dans ta course, ralentie par le kimono qu’il porte. Mince alors. Mais jolie montre. Tu réussis néanmoins à vous faire glisser dans une petite ruelle très serré, collant vos deux corps contre le mur jusqu’à que l’homme qui te poursuivais vous passe à côté, persuader, grâce à une nouvelle illusion, qu’il n’y a rien dans cette rue. Tu t’écartes enfin.
« Le tissu est incroyable au touché ! » lâches-tu avec un grand sourire avant de replacer une mèche derrière tes oreilles, ta tenue a disparu, tu es de retour dans tes vêtements d’avant. « Décidément, on ne peut plus être tranquille dans cette ville, c’est terrible » commentes-tu sans préciser les raisons de la poursuite, avouer que tu étais un voleur n’était pas vraiment dans tes plans. « Excusez-moi pour tout ça, mais je ne voulais pas vous abandonner avant d’avoir découvert tous vos secrets. »



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2016-02-11, 21:56
Cloud peut voir les rouages se mettre en marche dans le cerveau de Light, lorsque celui-ci s'efforce de trouver une solution qui puisse répondre à sa question. Un sourire amusé se dessine sur son visage. Bien sûr, le mode de pensée de Light est bon ; bien sûr, sa conclusion est logique. Malheureusement, il apprendra à ses dépens que ce qui est logique avec Cloud peut-être en réalité absolument absurde. Sans doute aurait-il était logique que Cloud se fournisse chez un maître des kimonos japonais, sauf que ce n'était pas le cas. Voilà pourquoi Light ne pouvait pas trouver la réponse. La plus sensée était en réalité à mille lieux de la vérité. Cloud secoua donc lentement la tête pour marquer cet échec.
« Bien pensé, mais vous vous trompez, mon cher. »
Bah, ce n'est pas si grave. Cloud est dans le fond plutôt content que son secret en reste un. Il n'a nullement envie que son style vestimentaire unique soit copié par des personnes sans ambition. Celles qui ont envie de faire comme lui n'ont qu'à essayer de se les (faire) confectionner elles-mêmes, après tout. Pourquoi devrait-il dire à tout prix livrer les secrets de son âme, après tout - car c'est bien ce que reflètent les tenues de Cloud, elles sont l'expression d'une intériorité qui transcende les limites de l'acceptable, qui se veut illimitée, (éternelle et sans limites) ? Parler avec ses admirateurs, pas de problèmes ; mais il n'a pas envie qu'on l'imite, tout simplement. Ce serait aussi stupide que d'adopter la pensée d'un philosophe sans réfléchir au raisonnement qui l'a conduit à adopter de telles positions.

Mais c'est au tour de Cloud d'être surpris. Sous ses yeux ébahis, un kimono se matérialise également chez Light ; connaissant les coupes, Cloud le reconnaît féminin. Et il ne peut s'empêcher de rire joyeusement en constatant qu'ils sont tous les deux bien assortis. Ce type est sans doute un illusionniste, ou quelque chose dans le genre ; altered, donc. En voilà un pouvoir bien pratique, et si Cloud pouvait être sûr de l'avoir, sans doute se laisserait-il tenter. Mais honnêtement, le fait de faire comme tout le monde le rebute un peu.
« Comme vous êtes beau. » : minaude Cloud, totalement admiratif devant le vêtement.
Bien sûr, lui-même ne pourrait pas en porter un semblable ; mais là n'est pas la question. Le fait est que cela va bien avec Light, les couleurs se mariant parfaitement avec les teintes claires de sa peau et de ses cheveux. Un homme de goût, visiblement. Il plaît de plus en plus à Cloud.
Puis, sans qu'il ne comprenne pourquoi, Light le tire par la main et l'emmène au loin. Cloud a toutes les difficultés du monde pour essayer de conserver une allure élégante ; certes, il a beaucoup d'entraînement, toutefois, il y a des choses qui sont tout bonnement impossibles, même en faisant preuve de beaucoup de volonté. Puis il le plaque contre une ruelle, et Cloud ne dit rien. Les sourcils froncés, il attend les explications de Light. Il est persuadé qu'il s'est passé quelque chose qu'il n'est pas censé savoir. Voilà Light dans sa tenue habituelle, au plus grand regret de Cloud.
« Voyons, chéri, tu te doutes bien que je serai muet comme une tombe. Ma bouche est scellée. » : répond Cloud en mimant le geste d'une fermeture éclair se refermant devant sa bouche.
Essayant de remettre de l'ordre dans sa tenue, un peu malmenée par les gestes contre-nature que Light l'a forcé à faire, puis dans ses cheveux - même si, pour le coup, ceux-ci sont impeccables, Cloud ajoute :
« Ne trouvez-vous pas que je ferais une bonne distraction, cela dit ? Je pourrais me faire rémunérer, ce serait une excellente idée. »
Et il se met en rire, encore une fois, sans que l'on ne sache pourquoi - la source de son amusement étant là encore un secret encore plus mystérieux que la provenance de ses kimonos.
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2016-02-16, 13:56

Tu t’étais trompé et cela te contrariait un peu, il fallait l’avouer. Comment perçer un tel secret si il ne fallait pas chercher chez les spécialistes ? Cela en était presque décourageant, mais tu ne te laisserais pas faire par un simple, mais magnifique, kimono. Ses secrets te seraient avoués à un moment ou à un autre, tu te le jurais. Cependant, petite lumière supplémentaire dans ta journée déjà bien éclairée, le kimono que tu t’étais confectionné d’illusion avait fait ton effet, et le compliment qui t’avait été offert faisait du bien à ton égo déjà fort élevé. Mais entendre dire que l’on est beau fait du bien à n’importe qui voyons. Malheureusement tu n’avais pu profiter de ces compliments, la course poursuite ayant eu lieu, et te voilà sans ses beaux atours (non pas que ta tenue habituelle soit moche non, mais moins originale et accordée à celle de ton nouveau compagnon). Ce dernier te promet de garder le secret sur leur petite fuite et tu lui accorde un sourire reconnaissant ; « je vous remercie, après tout, nous avons tous nos petits secrets » dis-tu sans te départir de ta riante mimique. Bien entendu si l’autre savait qu’il avait à faire à un voleur, toute la magie née entre vous mourrait et ça serait bien dommage, car tu commençais à l’apprécié particulièrement. Il était rare de rencontrer quelqu’un qui marchait sur la même longueur d’onde que toi. C’est pourquoi tu avais gracieusement décidé de ne pas lui voler cette jolie montre en or qu’il avait au poignet. Tu en aurais eu l’occasion pendant votre course, mais tu appréciais tellement sa compagnie que tu étais revenu sur tes pulsions.

Tu l’aides à remettre de l’ordre dans cette tenue dont tu es entier responsable du désordre quand il évoque une drôle d’idée, celle de se proposer en tant que distraction. Tu soulèves un sourcil. Qu’entend-il par-là ? A-t-il compris ton petit jeu et se propose-t-il en tant qu’assistant ? Fort peu probable, même si il serait plus qu’agréable de passer autant de temps aussi délicieux en sa compagnie. Non il doit s’agir d’autre chose, peut-être veut-il juste t’aider à occuper ceux qui te poursuivent, sans doutes, mais ces derniers sont déjà loin, alors pas besoin de ça.
« Vous feriez en effet délicieuse distraction, mais je n’oserai vous utiliser à cela, étant donné que cela m’éloignerait de vous » tu étais sincère dans ta tristesse de te voir séparer de lui à présent, tant son existence te semblait lumineuse et en accord avec la tienne. Soudain l’évidence te frappa, et tu laissas entendre un petit « oh » avant d’exprimer ce qui en était la cause : « je me rend compte que je ne vous ai même pas demandé votre nom » et connaitre ce dernier te semblait important, il fallait savoir comment se nommait une si délicieuse créature.




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2016-02-17, 12:05
Cloud commence à sincèrement apprécier Light. Il y a quelque chose en lui qui lui rappelle sa propre personne, mais en différent. Comme s'ils avaient quelque chose en commun qui les rapprochait, mais ne faisaient pas d'eux deux êtres semblables. Et il aime cette sensation. Cloud a l'habitude d'être le type que l'on regarde de travers ; même l'admiration que certaines personnes lui portent, sentiment censé être positif, se teinte de distance. On admire son audace, son culot, ses goûts, mais on le fait en le regardant d'un peu loin, en considérant qu'on ne fera jamais comme lui. Peut-être y a-t-il une forme de pudeur sociale à ne pas oser apprécier trop quelqu'un qui se défait des convenances. Mais Light n'est pas comme cela. Quelque chose en lui fait écho dans l'âme de Cloud ; de telle sorte qu'il le laisse aussi toucher sa tenue, sans craindre qu'il ne commette une erreur. Habituellement, Cloud fait très attention à ceux qui effleurent ses vêtements ; peu habitués à ces derniers, les gens ont tendance à mal s'y prendre. Toutefois, il sent que pour Light, ce n'est pas une découverte extraordinaire. Comme s'il était déjà un peu familier de cette dimension - comme s'il y avait aussi quelque chose de féminin en lui.
Cloud le voit interpellé par sa dernière réplique, et se dit qu'il a vu juste. Oh, ce n'est pas si grave non plus. Très honnêtement, il se fiche bien de savoir si Light pourrait effectivement le prendre comme une distraction, ou quelle peut être son occupation si une distraction peut être utile. Après tout, c'est un magicien, selon toute vraisemblance ; et Cloud en sait assez pour savoir que les meilleurs tours consistent à détourner le regard au moment crucial. Cloud sourit, sincèrement touché par sa réponse, cela dit. Oui, ça peut lui arriver à lui aussi.
« Voyons, je ne vais pas m'envoler. Vous me retrouverez toujours, cher Light. »
Et il ne ment pas, Cloud. A Javenaes, tout le monde peut le chercher, il finit toujours par pointer le bout de son nez à un moment ou à un autre, en se dandinant dans sa dernière création vestimentaire, avec la même élégance affectée et la même confiance absolue en lui.
Se frappant théâtralement le front de la main, Cloud pousse un soupir.
« Comment ai-je pu passer à côté d'une telle politesse. Vraiment, c'est scandaleux, vous ne croyez pas ? Être aussi bien habillé et oublier de décliner son identité. Vous méritez bien une question, mon ami. »
Ce qu'il veut dire par là, c'est que Cloud est prêt à répondre à une question de façon totalement sincère. Et oui, même la question du kimono. Cependant, ce n'est pas dans ses façons d'expliciter ses dires. Non qu'il se sente gêné par sa proposition et essaie de faire en sorte à ce que Light la décline. Mais plutôt qu'il préfère voir jusqu'à quel point on peut le comprendre. Rien ne lui fait tant plaisir que de parler par énigme et de découvrir que l'on a compris sa logique. Car il y en a toujours une ; simplement, les gens ont tendance à ne pas la comprendre.
« Cloud, donc. Appelez-moi tel un nuage. »
Puis le jeune homme tend la main avec son interlocuteur, en un geste symbolique destiné à conclure leur rencontre. A partir de ce moment-là, Cloud considérera qu'ils se connaissent. Et Cloud se souvient toujours des gens qu'il connaît. Surtout de quelqu'un comme Light, qu'il n'a pas la moindre intention de faire fuir.
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2016-02-18, 12:18

Cela te fait du bien, la présence de cette personne. Tu ne saurais l’expliquer, mais il fait partie de ces gens avec qui cette part bien étrange de ton âme semble entrer en écho. C’est d’ailleurs la première avec qui ce genre de chose arrive. Tu as vécu des amitiés, enfin toi, l’autre, mais tu sens que ce n’est pas pareil, pas exactement identique, il y a autre chose, quelque chose sur laquelle tu n’arrives pas à mettre de mots ; mais l’expliquer importe-t-il vraiment ? Ne peux-tu pas vivre cette impression, cette relation, sans aller essayer de trouver ne serait-ce qu’une logique ? L’âme ne fonctionne pas sur la logique et non, tu n’as définitivement pas besoin de trouver pourquoi tu te sens bien à ses côtés. Sans doute vous ressemblez vous, et c’est pour cela, tout simplement. Tu as trouvé une âme sœur à cette part de la tienne et cela te mets dans une grande joie intérieure. D’autant plus que tu as comme l’impression que le sentiment est similaire en ton tout nouveau compagnon, qui, comme il le dit lui-même, ne compte pas s’envoler. Te voilà positivement ravis.

Avec la grâce d’un acteur de tragédie grecque, tout en exagération sans pour autant que cela ne soit trop, quand on commence à connaitre le personnage, il s’excusa de ne pas t’avoir donné son nom plus tôt. Ce n’était pas grave, bien que tu n’aurais pu vivre sans connaitre le nom de cette âme qui résonnait au même niveau que la tienne, mais tu te doutais, tu n’avais même absolument aucuns doutes là-dessus, cela faisait partie de votre petit jeu charmant qui avait lieu en ce moment. Plus qu’un jeu, c’était une danse. Une valse entre deux singulières personnes. Tu retins cependant l’information principale, tu avais gagné une question ; restait à trouver laquelle. Cela serait le plus délicat.

Ainsi, il se nommait Cloud ; ce nom te paraissait parfait pour un tel personnage. Tu te saisis de la main qu’il te tendait et la porta à tes lèvres, en parfait gentleman et puis car cela te semblait être le meilleur geste à faire, d’ailleurs tu n’avais même pas pensé à faire autre chose qu’un baisemain. Entre hommes cela se faisait-il ? Sans doute pas. Mais tu n’avais jamais rien eu à faire de tout ce qui était genre, et briser les habitudes du monde était pour toi l’un des plus grands délices possibles. Tu la gardas dans la tienne un moment avant de rendre à cette main sa liberté.
« Cloud, c’est un enchantement de vous connaitre » déclara-tu sincèrement tout en lui offrant un grand sourire. Cette journée était bien mieux que ce que tu avais prévu, et tu te prévoyais toujours de bonne journée, quelle idée aurait quelqu’un de penser qu’il aurait une mauvaise journée avant même qu’elle ne commence ! Quant à cette question qui t’avait été offerte, tu avais une petite idée de comment jouer avec. « Quelle question aimeriez-vous que je vous pose, Cloud ? »



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2016-02-20, 19:15
Cloud a tendu la main à Light, et celui-ci lui fait un baisemain, geste qui comble de ravissement le recruteur rose. Enfin ! voilà quelqu'un qui sait comment sceller une rencontre sous le sceau de l'inoubliable, qui n'a pas peur d'en appeler à d'anciens usages pour marquer l'évènement. Cloud, ça lui manquait, des gens comme cela. Des gens qui osent. Des gens qui se souviennent d'un temps où les mœurs étaient plus douces et les coutumes plus polissées. Ah, comme Cloud aurait aimé vivre dans un tel temps, où la façon de s'habiller et de se comporter était bien plus classe qu'en 3001. L'époque moderne, c'est la mort de la grâce - telle est son intime conviction. A force de demander à ce que tout soit fait plus vite, plus efficacement, on ne recherche que le résultat, sans se rendre compte que le processus en lui-même est tout aussi important. Qui, de nos jours, désire marcher élégamment - à part, peut-être, ces femmes qui désirent séduire ? De nos jours, sinon, les gens adoptent une marche qui leur permet d'aller vite à leur destination, sans prendre le temps d'observer ce qui les entoure ; même le regard des autres disparaît de cette équation contemporaine. Peut-être Light est-il le premier à mettre en lumière (ô ironie) le fait que Cloud a une affection trop profonde pour le passé. Les temps anciens, les autres cultures : dans le fond, n'est-ce-pas une façon d'échapper à une réalité déplaisante, à une ville sale et malade dans laquelle nul ne saurait trouver le bonheur ?
« C'est réciproque, cher Light. » : répond-t-il en toute sincérité, se rendant compte qu'il apprécie sincèrement le jeune homme.
Il l'aime d'autant plus qu'il se doute bien que son interrogation n'est pas une façon de se défiler, ou une preuve de naïveté. Cloud devine qu'il y a un jeu là-derrière ; sans doute parce que c'est ainsi qu'il a conçu la proposition. Et il est plus que ravi de le voir prendre la perche tendue. Le regard de Cloud s'illumine. Ah, tant de choses qu'il pourrait dire, tant de façon de détourner le sens logique pour prendre un chemin plus tordu - mais que choisir ? Comment supporter ce challenge offert, comment offrir une réponse digne de son intérêt ? Cloud met quelques secondes avant de parler. Ce qui est un signe d'honneur ; Cloud, habituellement, parle vite, et beaucoup, s'efforçant de noyer sa véritable pensée sous un flot d'inepties. Il ne fera pas cet affront à Light. La véritable pensée sortira seule dans le silence.
« Posez-moi la bonne question, voyons, mon ami. » : finit-il par dire avec un grand sourire.
Mais cette question, quelle est telle ? Cloud le sait-il seulement ? Arrive-t-il seulement à trouver une idée ? Dans le fond, c'est qu'il n'y a pas une bonne question - voilà pourquoi il a mis l'accent sur l'adjectif. Parce que toute question peut être bonne du moment qu'elle touche à un point sensible. Il n'est même pas impossible que Cloud désire une question qui le rendra mal à l'aise, qui le mettra à nu, encore plus sûrement que lorsqu'il se vendait pour avoir de quoi vivre. Il n'est même pas impossible que Cloud a envie qu'on le connaisse vraiment, de façon plus profonde qu'il ne le croit possible.
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2016-02-22, 13:08

Ainsi l'enchantement est partagé. Cela ne t'étonne pas trop à vrai dire, tu te connais, tu sais que tu es un véritable délice à connaître, tu ne doutes pas de toi sur ce point. Et rencontrer quelqu'un qui partage cet avis est un petit plaisir dont tu n'as de cesses de profiter, surtout quand la dite personne est aussi exceptionnelle que Cloud. Cela était presque la naissance d'une nouvelle amitié ! Assurément tu voulais garder cette personne en tant qu'ami, impossible d'oublier une telle rencontre et comme il serait dommage de perdre tout rapport avec Cloud une fois que tu devrai rentrer chez toi. Oh une part de toi l'oublierais sans doute, mais c'était la part sans importance, alors que toi, Light, tu t'en souviendrais toujours et jamais ne le chasserais de ton esprit. Pourquoi faire une telle chose d'ailleurs ? Tu ne gardais dans ta vie que l'agréable et la compagnie de Cloud l'était particulièrement.

Il n'y avait pas de bonne ou de mauvaise réponse, il y avait juste une question posée au bon ou au mauvais moment. Tout était question de timing, et maintenant, tu avais le timing pour un très très large éventail de question. Oh, tu aurais pu revenir sur cette histoire de kimono, mais ton esprit hyperactif était déjà passé à autre chose. Comme cela t'aurais bien aidé qu'il donne la question lui-même, c'était toujours très intéressant de savoir sur quoi les personnes voulaient être interrogées, cela donnait un bon aperçu de qui elles étaient ou qui elles voulaient montrer. Le jeu de l'homme était permanant, on ne se montre jamais tel que l'on est vraiment, pense-tu, étant donné que l'on renie certaines parts de nous même au plus profond de notre âme. Oh mais voilà que te venais une idée. Si l'autre ne s'interrogeait pas sur lui-même, aussi c'était à toi de le faire, d'aller fouiller. Il ne pouvait pas être aussi parfait qu'il le laissait paraître, et tu voulais voir si tu aimais ses imperfections autant que ses perfections.

«Quelle part de vous me cachez vous, cher Cloud...Quel est votre plus terrible secret ?» Bien entendu il peut mentir mais tu penses qu'il ne le fera pas. Oh certes confier ce genre de chose à un quasi inconnu n'est pas forcément chose aisée, mais n'est-il pas plus simple de confier un tel secret à quelqu'un que l'on ne connait pas plutôt qu'à une personne qui nous connait par coeur ? Certes, on sera plus jugé, mais dans un sens, qu'importe le jugement d'une personne qui possède peu d'importance à nos yeux ? De toute manière, même si tu t'attends à être surpris, tu ne penses pas que cela atténuera la manière dont tu vois Cloud. Enfin, tu l'espère.



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2016-02-23, 11:32
Cloud le sait.
Les questions ouvertes sont une porte ouverte.
Il peut en résulter n'importe quoi.
Elles pourraient se révéler anodines et le délester d'un poids qui n'en est pas vraiment un, en mettant en lumière un aspect de sa vie qui ne le dérange pas vraiment, en soulignant ce qu'il y a de plus lumineux dans sa personnalité. Elles pourraient aussi être désastreuses, provoquer un ravage tel qu'il sombrera à nouveau dans les ténèbres de son passé et hurlera ses peurs les plus profondes. Avec ce genre de jeu, on peut perdre ou gagner gros. On peut devenir une idole comme on peut chuter de son piédestal. Light pourrait le détester, si la question l'amène à une sincérité qui ne peut que lui déplaire. Light aime ses couleurs, sa joie, son enthousiasme. Pourrait-il apprécier aussi sa part d'ombre, elle qui pourtant a été le fondement de son existence, qui a justifié qu'il laisse sortir sa fantaisie pour se protéger du monde extérieur ? Le rose de Cloud a un côté thérapeutique avéré. C'est grâce à lui qu'il s'est trouvé une paix d'âme, qu'il s'est construit son havre de paix.
Mais il est prêt à répondre, parce qu'il est joueur et qu'il a plus de parole qu'on ne le croit.
Et l'interrogation de Light est sans doute une bonne question, même si elle le remet en cause, même si elle risque de tout briser. Toutefois, que serait la vie sans risque ? Si une amitié peut se briser par un aveu, alors c'est que celle-ci n'avait aucun avenir. C'est la conviction de Cloud. Et de toute façon, il a promis de dire la vérité, donc il le fera.
« Une question bien dangereuse, mon ami, signale tout de même Cloud avec un sourire. Êtes-vous sûr d'être prêt pour une telle révélation ? »
Mais qu'importe ; Cloud se rapproche de Light, portant sa bouche près de son oreille. Les confidences ne peuvent être révélées qu'ainsi : à voix basse, dans le plus grand secret, sous une apparence de cachotterie. Le nez de Cloud capte une odeur plutôt agréable qui semble venir de Light ; ou peut-être l'odeur est-elle agréable parce qu'il l'associe à Light. Peu importe. Ses lèvres forment quelques mots, l'essence même du plus terrible secret du recruter.
« En vérité, c'est moi qui ai commandité le meurtre de mon épouse. »
Puis il s'éloigne un peu pour essayer de mesurer l'impact de sa révélation. Car Cloud ne l'a jamais formulé à personne, cet aveu de culpabilité. Aucune preuve n'a pu l'incriminer, et il entend bien qu'il en reste ainsi. Il n'a pas particulièrement envie de se retrouver en prison, ce serait tellement gênant. Mais Light l'a demandé, eh bien, Light l'a obtenu. Le secret qui pourtant ne le fait pas vraiment souffrir - mais plutôt sourire. Aussi immonde que cela puisse paraître.
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2016-02-24, 16:04

Il te met en garde et cela te touche. Cela signifie qu’il tient déjà à votre relation alors qu’elle n’est encore que naissante, florissant telle la rose au réveil. Mais tu es tout à fait prêt à recevoir cette confidence. Heureux même qu’il accorde à ton humble personne son plus terrible secret, dont tu seras le réceptacle silencieux jusqu’à la tombe. Car tu es une personne de confiance après tout. Voleur certes, mais tu gardes toujours pour toi ce que tu as pris, que ce soit un objet précieux ou une confidence l’étant tout autant. Il s’était rapproché de toi et tu pouvais sentir son eau de toilette, qui se mêlait délicatement à la tienne. Même au niveau des odeurs vous vous accordiez, c’était merveilleux. Et c’est là qu’il te le dit. Il a fait tuer sa femme. Terrible révélation, part d’ombre à ne pas en douter. Cependant, si cela t’étonne, et la surprise peut se lire sur ton visage, ça ne créé par en toi de rejet ou d’émotions négatives envers Cloud. Sans doute avait-il ses raisons, on ne tue pas quelqu’un sans raison, même le plaisir de prendre une vie en étant une. Et puis il y a autre chose ; tu sens que tu ne peux réellement lui en vouloir, à cause de comment il est présentement.

« Le veuvage vous va à merveille mon cher ami. » Ce n’est point une moquerie, c’est un constat. Il ne ressemble pas à quelqu’un ayant fait tuer sa femme, si tant est qu’il y a des profils pour ce genre de chose, au contraire, Cloud semble épanoui et non pourchassé par les remords et la culpabilité tel Caïn après avoir tué Abel. Le courroux divin semble rayonner sur Cloud plutôt que l’assombrir, si bien que le meurtre semblerait presque quelque chose de plaisant à produire quand on en voit les effets. Tu n’as pas pour autant envie d’essayer, que qui soit inquiet se rassure, tu resteras un innocent dans toute sa splendeur, mais coupable aussi, car tu ne dénonceras pas. Hors de question d’envoyer une telle délicieuse créature en prison, quand bien même cette dernière s’en retrouverait fabuleuse. Tu ne t’attarderas pas sur le sujet, tu n’as pas envie de connaitre les détails ou les raisons, tu les laisses au secret de Cloud, tu en dormiras très bien la nuit. Par contre, en toute logique, c’est à toi de répondre à une interrogation, quand bien même celle-ci t’étais offerte. C’était ainsi que le jeu se déroulait et tu devais avouer mourir de curiosité de savoir ce que pourrait bien te demander Cloud. « Je vous dois une question très cher, surprenez-moi » et tu es certain qu’il le fera sans aucuns doutes possible, après tout, n’est-il pas la surprise incarnée ?



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2016-02-24, 20:02
L'ampleur des dégâts causés par le lâcher de bombe ravit totalement Cloud. C'est comme si l'explosion n'avait rien détruit, mais avait plutôt envoyé une pluie de paillettes ; le résultat lui plaît, et pas uniquement parce que ça brille de partout. Les paillettes, ce sont des signaux de joie ; de tout petits éléments d'euphorie lumineuse disséminés aux quatre coins de l'espace qu'elles envahissent, peut-être encore plus communicatives que lui-même et son aura délirante, plus efficaces que certains gestes tendres. Lancez des paillettes sur quelqu'un ; si cette personne n'est pas coincée dans sa vision utiliratiste du monde (qui est hélas devenue un standard, comment s'étonner qu'il déteste ce siècle, les siècles passés, la décadence du monde dit contemporain, content pour rien), elle sera heureuse.
Voilà l'effet que Light produit sur Cloud. Cela faisait longtemps que Cloud n'avait pas ressenti cela ; l'impression de rencontrer quelqu'un à sa mesure, quelqu'un qui parvienne à accepter tout de lui, sa lumière comme sa part d'ombre, sa gentille exubérance et son douloureux pragmatisme, sa bonté comme son indifférence. Il ne savait même pas que c'était humainement possible. Cela peut paraître étrange, mais Cloud a beau avoir de profonds idéaux de justice, il ne croit en la bonté de la nature humaine. Il est marqué par la conviction que l'homme est un loup pour l'homme ; que sans réfléchir, si un homme peut gagner quelque chose au détriment d'un de ses semblables, il le fera ; qu'il sautera sur n'importe opporunité susceptible de le rendre heureux, quitte à détruire totalement la lucidité d'un autre. Parce que Cloud a vu les aspects les plus terribles de l'humanité, qu'il y a cédé lui-même, sans pour autant avoir senti l'infâme corruption de son âme qui se produit dès que le cœur est trop faible. Parce qu'il sait jusqu'où l'humanité peut aller, il sait qu'il n'y a quasiment pas de limites, que même les dernières limites peuvent être surmontées avec un peu d'audace. Parce qu'il sait qu'il y a du mal autour de lui, qu'il ne vaut pas mieux qu'un autre, que ce monde est d'une tristesse si on l'aborde sous cet angle.
Sans doute y a-t-il aussi part d'ombre chez Light ; un homme qui s'appelle lumière ne peut poursuivre qu'un seul objectif, celui de détourner du regard ce qui ne brille pas. Illusionniste ayant compris comment survivre dans ce monde : c'est l'apparence qui compte, l'apparence seule qui décide de tout. Se conformer aux codes, c'est accepter d'être un mouton, de n'avoir aucune personnalité - aucune âme.
« N'est-ce-pas ? répond Cloud, tranquille. Parfois, certains problèmes ont des résolutions très simples. Même si ces dernières tendent à engranger des contradictions supplémentaires. »
Le meurtre d'une femme contredit son envie d'une égalité absolue, mais pas absolue au point de nier toutes les différences ; il crée une injustice qui sera impossible à résoudre tant que Cloud ne payera pas pour son crime. Et il n'en a pas l'intention, alors même que la situation créerait normalement une tension. Paradoxe.
Cette contradiction n'est toutefois pas la première, elle n'est pas fondatrice pour un sou.
Simplement plus aiguë que les autres, sans produire plus d'effets.
Car Cloud était le même depuis le départ, et personne n'est capable de le voir.
A son tour de poser une question, et Cloud sourit comme un enfant à qui l'on propose de marcher sur la lune. Un enfant, cependant, qui sait que c'est impossible de façon réaliste - mais dans la métaphore, tout est possible. Cloud pourrait affirmer en toute sincérité qu'il a vu la face cachée du satellite ; encore faudrait-il comprendre quel est le sens de l'image. Comprendre que ce que tourne autour du sens brille lorsqu'on l'éclaire, mais que le reste n'est pas qu'un cœur ténébreux, qu'il a les mêmes traits que la partie lumineuse.
C'est cette comparaison qui pousse Cloud à poser sa question :
« N'avez-vous jamais eu envie d'être une femme ? »
La tournure prête à confusion ; c'est le genre de tournure si claire que n'importe qui réponderait d'un oui ou d'un non franc, sans s'interroger plus longuement sur le sens. Mais Cloud ne parle pas le même langage que le commun des mortels ; il ne demande pas ce qu'il demande. Sa réponse, à lui, ce serait sans doute qu'on n'est jamais tout à fait ni femme ni homme. Mais quelle sera celle de Light ?
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2016-02-25, 11:35

Ta réponse dû lui convenir car il y eu comme une illumination de joie en lui. Craignait-il à ce point de te perdre ? C’était touchant. Mais tu comprenais, non pas car tu te savais d’un charme incroyable et d’une compagnie exquise mais car tu aurais aussi été peiné de le perdre aussi tôt dans une relation qui s’annonçait pourtant fabuleuse. Il avait raison sur le point qu’il soulevait, les solutions simples à des problèmes l’étant tout autant, causant toutefois quelques soucis supplémentaires. Mais le souci ne viendrait que tu si allait directement avouer à la police le crime dont tu avais été le confesseur, et cela, tu ne le ferais point. Et si par malheur un jour la main de la justice devait s’abattre sur Cloud, ça aurait été avec plaisir que tu lui aurais rendu visite en prison. Mais ce point ne serait sans doute jamais soulevé et les problèmes résolus le resteraient.

Sa question fut en effet une surprise. Il ne te décevait pas sur ce point, tu ne l’avais pas vue venir, celle-ci. Et elle était en tout point parfaite car appelant à une réponse simple d’un premier abord, elle était en réalité tout le contraire. Elle était l’occasion de creuser quelque chose de peu banal qui prenait ses racines au plus profond de ton cœur et de ton être.
« Oh, et bien... c’est facile » dis-tu avec un sourire avant de laisser passer quelques secondes de silence. Tu  ne laissais pas ce silence pour le suspens, mais pour toi-même, tu voulais trouver l’exacte formulation pour exprimer ce qui te tenait à cœur. Tu ne voulais pas bâcler ta réponse ni l’éloigner de la vérité, non seulement car tu ne te permettrais pas de mentir à Cloud après sa sincérité, mais aussi car le sujet ne se prêtait pas à ce genre de chose. Peut-être le jeu des questions était-il bien un jeu, cela n’empêchait pas que le jeu des réponses se devait d’être construit et non léger et incomplet. Après un instant, tu souris à nouveau et déclara, telle qu’elle se devait, ta vraie réponse, celle qui était si simple à tes yeux, mais plus complexe à exprimer, bien que tu te doutais que Cloud n’aurait sans aucun doute pas le moindre problème pour entendre et comprendre ce que tu avais à dire.

« Dans son “Banquet” Platon évoque l’être humain comme étant originellement une créature à la fois masculine et féminine, tranchée en deux par la puissance divine, si bien que le commun des mortels se retrouva incomplet. Je pense que je suis, si ce n’est épargnée par le divin courroux, une créature retrouvée et complète, à la fois féminine et masculin » pour celui ayant deux visage cette réponse était la plus pure des vérités. Tu ne croyais pas en le genre binaire et n’étais que fluidité. La théorie de Platon te plaisait particulièrement, comme si elle avait été écrite pour te servir d’exemple dans le cas où un jour une telle question te serait posée. Et le destin te menant gracieusement à Cloud t’avait offert cette opportunité de te lier aux grands maîtres de l’ancien temps et permit d’utiliser leurs théories à ton bon escient. Ta réponse était peut-être longue, mais elle exprimait parfaitement ce que tu avais en tête et en ton coeur. Elle était toi, tout simplement.



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