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where is my mind ϟ eva

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2016-01-13, 19:03
ft. eva
heroin – Vous savez, la société est plus triste de ce côté de la barrière.
Vous vivez entouré d'artifices : architecture, mode, produits en tout genre, les individus. J'ai arrêté de compter les faux sourires. J'ai l'impression qu'ils m'entourent.
Des fantômes.

Non.

Des rapaces.

Il y a des soirs où je me hais à détester la richesse. Parfois, j'en ai bien raison. Lequel vient de mettre de la drogue dans mon verre ? Lequel me hait le plus ? Je ne sais pas.
Ils me sourient tous faussement.
Peut-être qu'ils me détestent tous ?
Est-ce que c'est un complot ?
Pourtant personne ne me regarde, ils m'ignorent.
Personne n'apprécie son geste, personne ne profite du spectacle ?

Peut-être que je donne l'air de rien. Je ne sens plus rien. Peut-être que j'ai l'air normal. Est-ce que je rêve ?

-

Non tu ne rêvais pas.
Le champagne avait le même goût, la musique était la même, le décor demeurait coloré. Rien n'avait changé et pourtant ton monde semblait s'être effondré. Une sensation qui t'avait pris jusqu'aux tripes.
Une anesthésie.

« ... va ? » La voix d'une femme en face de toi résonnait.
« ... Hein ? »
« ... ou... ien... ? »
« ... ? »
« Vous allez bien ? » Enfin les mots avaient un sens dans ta tête.
« O-Ouais. »

T'avais comme pris les jambes à ton cou, tu te rattrapais contre le mur. Tu avais failli chuter deux fois. A l'extérieur de la salle des fêtes, le froid t'avait attrapé à la gorge. Tu vacillais.

-

Qui a bien pu faire ça ?
Je crois que le monde entier m'en veut. Je ne sais pas pourquoi.

Et puis.
Pourquoi je te parle ?
Tu es dans ma tête.

Je suis fou ?


where is my mind
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2016-01-16, 00:53

where is my mind
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deux heures du mat quand la réalité t'saute en pleine figure - ça doit bien faire trois heures qu'tu traînes sans but sinon celui d'leurer ton esprit malade. ça t'arrive, parfois ; l'sommeil refuse de venir te trouver, & tu restes là sans trop savoir que faire toutes tes idées noires sur les bras - alors tu t'promènes au hasard & t'observes le monde, lui qui a la chance de tourner rond. t'avais observé sans rien dire le petit manège des gens respectables ; tu les avais regardé rentrer chez eux l'sourire aux lèvres - sans doute qu'ils avaient une femme à retrouver puis des enfants à qui raconter des histoires ; sans doute qu'ils ne réalisaient même pas leur chance. vous vous croisiez tous les soirs comme un rendez-vous convenu ; tu partais te fondre dans la nuit tandis qu'eux s'en retournaient tranquillement chez eux - ils n'savaient pas que t'existais, pourtant, & c'était là l'indicible privilège des gens heureux - ils semblaient totalement imperméables aux malheurs ordinaires.

deux heures du matin, donc ; & toujours le blues du samedi soir. tu repenses au soir où t'as tout gâché, comme à chaque fois - t'y penses souvent, le matin quand tu te lèves le soir en implorant morphée puis chaque seconde entre les deux. tu t'demandes ce que serait devenu ton bel inconnu si le coup du sort l'avait pas jeté sur ta route par un d'ces foutus samedis soirs - peut-être ce père de famille comblé qui vient d'te bousculer sans l'faire exprès en passant ; peut-être que non peut-être bien qu'il aurait fini aussi misérable que toi & puis oh à quoi bon s'perdre en conjecture ; n'oublie jamais, eva - il est mort, & c'est à cause de toi.

remuer l'couteau dans la plaie t'a, comme toujours, occupé un bon bout de chemin - tu t'crois presque arrivée quand t'entends un bruit sourd qui t'fait sursauter. il s'tient à une centaine de mètres peut-être quand tu l'remarques - difficile de le rater, faut dire ; monsieur manque de s'vautrer à chacun de ses pas. il a l'allure d'un de ces types qu'on évite comme la peste - le regard mauvais & l'air bien trop propre sur soi.  & pourtant tu l'sais tu vas finir par lui tendre la main ; c'est comme ça, tu ne peux pas t'en empêcher. tu t'vois accourir sans même y réfléchir alors que lui manque de s'prendre le mur une troisième fois ; vous allez bien tu lui demandes - idiote. tu l'sens partir en arrière alors tu passes le bras sous son épaule avant qu'il n's'éclate malencontreusement le crâne ; t'es frêle, mais lui ne pèse pas bien lourd.

━ vous avez besoin d'aide, tu lances d'un ton neutre ; ça sonne comme un constat.  je peux appeler quelqu'un pour vous, peut-être ? de la famille, un proche ?

c'est quand tu lèves enfin les yeux vers lui qu'tu le remarques - c'est presque imperceptible, & pourtant ; mais il a les pupilles légèrement dilatées. ça t'fait presque sursauter & tu resserres ta prise sur son bras, comme s'il risquait tout d'un coup de se briser - il n'en faut pas plus pour qu'tu te sentes responsable, instantanément. pourtant tu sais pertinnement que c'n'est pas lui que t'essaies de sauver, au fond ; t'es à la poursuite d'un fantôme, eva, encore & toujours.



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2016-01-21, 19:42
ft. eva
heroin – On aurait cru voir une scène de film un peu idiote. Qui, de nos jours, prend le temps de venir en aide à un homme qui titube dans une rue sombre ? Qui se soucie réellement de la destinée de son prochain ? Tu avais arrêté d'aller au cinéma et d'apprécier regarder un film maintenant que tu ne fais qu'y voir des incohérences. Tu laisserais crever les pauvres la bouche ouverte, même s'ils venaient tous en bas de chez toi. Pourtant, en dépit de tout, et peut-être bien même parce qu'elle n'est pas toi – une sorte de monstre imbu de lui-même, elle s'était approchée et t'avait secouru d'une chute certaine. Lorsque ton corps s'était écrasé contre le sien, tu réalisais à quel point c'était lourd, deux bras, deux jambes, une tête et un buste.

Plus les secondes défilaient, plus la peine se transformait en une sorte d'euphorie incontrôlable. Les sensations s'altéraient et désormais, tu avais l'impression de marcher sur un nuage. Un voile blanc venait s'installer devant tes yeux et le monde ne t'avait jamais paru aussi paisible. Je peux appeler quelqu'un pour vous, peut-être ? De la famille, un proche ?
T'avais envie de rire.

« Je n'ai ni l'un ni l'autre. »

Et le fait que tu t'étais mis à pouffer, tristement.
Ce qu'il te restait de ta famille s'était évadée dans la nature, dans l'fin fond de l'Ukraine. Tu n'les voyais que tout les deux, trois ans. Tes parents n'étaient plus qu'des géniteurs, des personnes qui t'ont élevé. Tu n'avais jamais eu d'attache, si bien qu'ils pourraient être morts depuis des mois qu'tu n'en saurais rien. Et maint'nant, vers qui tu pouvais bien t'tourner ? Tes amis ? Qui étaient-ils ? Quand on est riche, on a pas d'ami : c'est la règle d'or. On a des subordonnés, des contacts, des employés, des connaissances, des collègues, des opportunités. Mais on a pas d'amis, jamais.

« Vous avez plus de chance d'être mon numéro d'urgence que n'importe qui sur cette planète, pour vous dire... » Tu essayais de te reprendre et d'échapper aux effets de la drogue – comme si tu pouvais y faire quoi qu'ce soit. « À mon avis vous devriez laisser tomber. C'est pas une femme qui va m'porter jusqu'à mon lit qu'je sache, hm ? »


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2016-01-28, 01:46

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je n'ai ni l'un ni l'autre qu'il réplique ; le ton neutre à en pleurer.
tu n'peux pas t'empêcher de te demander comment est-ce qu'il a pu en arriver là - quel genre d'misères ont fini par le jeter en travers de ton chemin ce soir-là. sans doute qu'il avait un jour eu une mère un père une famille comme tous les autres, & puis sans doute que l'destin avait fini par le briser lui aussi - quoi qu'il en soit, ça l'fait marrer. c'est un d'ces éclats de rire qui sonnent faux, & tu trouves qu'il lui va pourtant si bien ; ça sonne creux, comme tout l'reste. y'a rien qui laisse à penser que quoi que ce soit de vivant n'se cache encore derrière ce grand regard vide ; seule la chaleur de son corps contre le sien te rappelle qu'il y a peut-être bien quelque chose à sauver.
tu l'écoutes en hochant distraitement la tête, comme s'il avait quoi que ce soit à foutre de ton approbation - il a l'ton relativement assuré, pour quelqu'un qui peine à marcher droit. vous avez plus de chance d'être mon numéro d'urgence que n'importe qui sur cette planète, pour vous dire, & ça t'arrache un sourire malgré toi ; t'aurai voulu que ce soit vrai, pour n'importe qui - mais personne n'a besoin de toi, eva ; c'est bien pour ça que tu ramasses les pauvres hères dans les rues une fois la nuit tombée. après tout, ma pauvre, qu'est-ce que tu ferais pas pour nourrir tes propres illusions ?

à mon avis vous devriez laisser tomber. c'est pas une femme qui va m'porter jusqu'à mon lit qu'je sache, hm ? & c'est ton tour d'éclater de rire, bizarrement ; oh, s'il savait. quand bien même t'aurais voulu l'abandonner là, t'aurais pas pu - t'avais un jour été à sa place, & t'aurais désespérément voulu qu'on te tende la main. tu trouves ça curieux, qu'il tente de te dissuader ; t'as pas l'habitude qu'on te repousse. d'ordinaire, les gens s'étonnaient toujours de ta générosité spontanée, & passé la surprise le plus souvent s'en réjouissaient - pas lui. il n'semblait ni stupéfait ni particulièrement ravi ; à vrai dire, il avait l'air de vouloir que tu le laisses tranquille. allez savoir pourquoi, tu prenais ça comme un défi.

━ j'peux quand même pas vous laisser là tu protestes d'un ton faussement ingénu, surtout pas dans cet état. vous habitez loin d'ici ? j'peux attendre que vous repreniez vos esprits, sufisamment pour rentrer chez vous, en tout cas. c'est pas comme si on m'attendait quelque part, de toute façon tu lâches dans un sourire triste. tu parles trop, eva ; ça non plus, tu n'peux pas t'en empêcher. au fait, c'est quoi, votre nom ? elle m'dit un truc, votre tête - c'est seulement maintenant que tu le remarques.



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2016-02-01, 12:04
ft. eva
heroin – Elle a l'air un peu étrange, elle aussi.
Un peu perdue, un peu triste. Celle qui aimerait sans doute être sauvée aussi, celle qui aimerait sans doute être aimée, reconnue. Elle est belle, avec ses cheveux corbeaux et ses lèvres sanglantes, ses grands yeux bleus et ses vêtements propres. C'est sans aucun doute le genre de femmes que tu aimes avoir à ton bras lors des grandes soirées, lorsque tu dois te montrer aux yeux du monde. Puis tu réalises à quel point ton existence est triste ; obligé à collectionner les amantes pour l'image comme on pourrait collectionner des belles chaussures, des beaux sacs, des beaux costumes. La plupart ont été des accessoires et tu n'as aucun souvenir d'avoir pu aimer un jour avec sincérité, d'avoir eu envie de protéger quelqu'un d'autre que toi. Alors voir tout ton poids s'écraser sur cette pauvre fille t'arrachait un mélange explosif entre la honte et la mélancolie. J'peux quand même pas vous laisser là, dit-elle. Bien sûr que si, elle le peut. Ce serait même naturel, ce serait même mieux pour elle. Pour toi. Pour tout le reste. Elle continue de parler mais ses mots ne sont que des mots. Ils n'ont pas de sens, ta tête se faire absorber par les effets de la drogue. C'est pas comme si on m'attendait quelque part, de toute façon.
Le sol se dérobe sous tes pieds, tu manques de tomber mais son épaule fut ton sauveur. Tu souffles de soulagement et te débarrasses des gouttes de sueur qui dégouline de ton front. Tu as chaud, froid. Tu es apaisé, puis effrayé. Ca te rend dingue, tu le sais, tu en as conscience et tu supposes que c'est le plus important. Tout comme être conscient de l'on est fou, malade : c'est toujours un pas vers la guérison lorsqu'on le réalise. Ou tout du moins, une manière de l'accepter puis, peut-être un jour, de le contrôler.
Est-ce que tu serais fou, toi, Vitaly ?

Elle te demande ton nom, tu crois. Tu n'es pas certain mais sa phrase s'est terminée de façon interrogative et tu ne penses pas qu'elle aille te demander ta pointure de chaussure ou l'adresse de ton coiffeur. Tu fronces les sourcils, ta gorge est serrée, une boule s'y est formée. Tu es blanc comme un linge et tes cernes sont devenues rouges. Tu n'es pas beau à voir.

« Vitaly Romanov. »

Tu ignores s'il est franchement nécessaire de citer ton nom de famille à chaque fois, on ne sait jamais sur qui on peut tomber : amis ou ennemis.

« J'habite à Aeon. Dans l'hôtel Romanov. Enchaînes-tu avec peine. Mais rien qu'à l'idée de devoir prendre un véhicule me donne la gerbe et- »

En fait, rien que de l'imaginer te donnait des hauts le cœur.
Tu renonces à son aide et la pousse légèrement sur le côté. Mauvaise idée. Tu finis assis, contre le mur, les bras ballants. « Ah. J'avais oublié : mon hôtel a explosé. » Rien que le fait d'y penser te rend plus malade que tu ne l'es. Le souvenir de cette nuit te hante. Leurs regards, leurs rires, les balles qui ont fusé, les coups de poings qui se sont écrasés dont tu gardes encore les hématomes. Puis l'explosion, les flammes, les cendres. Il ne reste plus rien de ce en quoi tu avais mis tant de travail.

« Vous avez un accent. Mon accent, un peu. »

De vieux souvenirs remontent alors. Tu oses enfin :

« Ви говорите український ? *
*Vous parlez Ukrainien ?
 »



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2016-02-08, 02:00

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vitaly romanov.
& soudain tu t'souviens - t'as parfois vu son visage en couverture de magazine, ou bien sourire aux caméras d'un air ennuyé ; c'est un homme d'affaires, il te semble. ça explique sans doute le costume sur mesure & puis cet air élégant malgré sa démarche pathétique ; ça t'frappe tout d'un coup qu'vous n'êtes pas du même monde. tu souris tristement en t'disant qu'il est le genre de mecs à qui t'aurai voulu ressembler - tu te l'imagines volontiers affalé dans l'fauteuil de son joli bureau tout en haut d'une tour de verre ; entourré d'gens importants qui l'détestent probablement tous un peu. tu t'es toujours demandé c'que ça faisait, de susciter envie & convoitises - à l'voir tituber à n'en plus finir, tu n'es plus sûre d'avoir envie d'savoir.

il reprend, toujours sur l'même ton - t'essaies de le rattraper lorsqu'il chancèle une énième fois, en vain. tu l'observes alors qu'il s'laisse aller contre le béton, & t'as l'impression qu'ça dure un siècle ; lorsqu'il s'effondre enfin contre le sol, tu lui trouves l'air encore plus misérable. ah. j'avais oublié : mon hôtel a explosé qu'il te lance d'un ton las ; c'est marrant, parce que t'avais oublié aussi - & avec toi l'monde entier sans doute. ça avait fait les unes des journaux, pourtant ; on en parlait à la télé à la radio & sur l'rebord des comptoirs - on trouvait que c'était bien fait ou alors qu'c'était bien triste ; & puis l'temps était passé & avec lui la fièvre ; aujourd'hui, plus personne ne perdait son temps à s'épancher sur l'triste sort du romanov. dans un soupir, tu t'laisses tomber contre le mur & tu t'assois à ses côtés - le froid te prend à la gorge & tu trembles légèrement contre son épaule. tu t'apprêtes à prendre la parole pour lui servir dieu seul sait quelles banalités encore, mais il te devance ; vous avez un accent. mon accent, un peu. non non non - tu connais la suite tu l'vois venir & pourtant tu sais qu'tu peux rien y faire ; tu te raidis, imperceptiblement & t'as rien le temps d'ajouter que lui reprend de nouveau - bи говорите український ?

& ce sont toutes les idées noires qu't'avais mis tant de coeur à réprimer qui entre en collision ; y'a quelque chose qui s'brise quelque part dans ta poitrine & puis surtout l'même visage qui dans tes pensées s'impose comme une évidence peu importe la ferveur avec laquelle tu luttes - sans le vouloir, monsieur vient de te rappeler à ton pire cauchemar. soudain t'as l'regard qui s'perd dans le vague & l'esprit qui part en vrille ; y'a tellement de choses que tu réprimes depuis des années & visiblement tes vieux démons ont décidé d'rattraper l'temps perdu. tu secoues la tête, comme si ça suffisait à t'faire reprendre tes esprits ; à ce moment-là, difficile de dire lequel de vous deux est l'plus proche de la nausée.

━ прикро вашого готелю - désolée pour votre hôtel - tu répliques d'une voix blanche en guise de réponse, sans parvenir à en maîtriser les tremblements. t'essaies de te reprendre, en vain ; le doux son d'ta langue maternelle te rappelle bien plus que des souvenirs malheureux. je suis née là bas - vous aussi, j'imagine ? désolée tu t'excuses, sans trop savoir pourquoi, & tu souris, bêtement - ça te donne juste l'air encore plus dérangée. ça fait longtemps je - je n'aime pas beaucoup le parler, c'est - tu t'interrompts, sans trop savoir que dire - tu t'égares, eva, & ça s'voit. disons que bien des choses se sont passées là-bas que je voudrais oublier, simplement. j'pensais que cette ville était le bon endroit pour ça.

mécaniquement, tu tires de ta poche un paquet de cigarettes ; le tout en évitant soigneusement le regard de ton interlocuteur. t'as le teint encore plus livide qu'à l'habitude, eva - serait-ce parce que tu réalises enfin à quel point t'es lâche ? & tu secoues la tête, encore ; t'aimerai tant pouvoir réprimer tes pensées assassines d'un simple geste. tu lui tends le paquet à la manière d'un automate, l'regard toujours fixé droit devant.

━ vous fumez ? pas sûr que ce soit une très bonne idée vu votre état, ceci dit tu te souviens d'un coup. quoique vous n'm'avez pas l'air à ça près, tu reprends sur un ton qui se veut léger - c'est raté ; même ton doux sourire prend des allures de grimace.






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2016-02-10, 02:04
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spanish sahara – Elle te répond.
Elle te répond et ça t'arrache un nouveau sourire. Depuis combien de temps n'as-tu pas entendu ta langue natale sortir de la bouche d'un autre individu ? Tu te sens bercé par des souvenirs d'enfance très vite balayés par la mélancolie ambiante de la jeune femme. Sa voix est encore un peu brisée, un peu hésitante. Elle n'aime pas le parler, elle n'aime pas s'en souvenir. Elle refuse le début de son existence et tu ne peux pas lui en vouloir. On ne peut pas réussir de A à Z comme tu l'as fait. Né dans une bonne famille, élevé dans de bonnes conditions, des études brillantes, une carrière qui l'est tout autant, les femmes, l'argent, le monde entier. Tu as hérité de la terre, ton nom sera gravé partout et tu auras la chance de mourir en célébrité. Pas comme elle.
Pas comme elle qui trébuche sur ses propres mots. Pas comme elle qui semble avoir toujours vécu dans cette petite rue à l'abri des regards. Pas comme elle qui n'ose pas aller vers la lumière. La sélection naturelle, sans doute.

Tu n'en ajoutes pas une couche. Tu n'es pas du genre à remuer le couteau dans la plaie quand la personne en question ne s'en est pas encore prise à toi personnellement. Jusque là, tu serais même prêt à dire que vous pourriez être amis. Ou peut-être que cette idée ne fait que te traverser l'esprit parce que la drogue t'aveugle, tu l'ignores. Tu regardes les clopes qui se tendent à toi et tu ne résistes pas. Tu en pinces une entre tes lèvres et en allume l'extrémité. Cela ressemble à une luciole rouge flottant devant toi dans cette obscurité. La fumée te brume le paysage – qui se contente d'un mur de béton à peut-être deux, trois mètres.

« Je n'ai pas des bons souvenirs là-bas non plus. Annonces-tu pour lui signifier que tu n'irais pas plus loin dans la discussion. Tu reprends vite, tentant de chasser de ton esprit une quelconque manifestation de l'existence passée de ton jeune frère. Vous devez être vraiment désespérée pour ramasser n'importe quel type drogué au coin d'une rue. »

Tu tires sur ta cigarette un coup, puis deux.
Tu n'es véritablement pas doué pour les interactions sociales, surtout avec les femmes – toi qui as pris l'habitude de les mépriser, un vrai goujat. Cependant ce soir, tu ne te sens pas vraiment d'humeur à esquiver les gifles outrées ni même les insultes immatures.

« Cette ville ne sera jamais le bons endroits. Vous savez pourquoi ? Un rictus se dessine aux coins de tes lèvres. Parce qu'elle est dirigée par des types comme moi, prêts à s’entre tuer pour finir de ronger leur os. »

Finalement, tu parviens à poser tes mirettes sur elle quelques secondes. Quelques secondes qui deviennent minutes. Tu détailles son visage, devines la texture de sa peau et imagines la douceur de ses cheveux noirs. Elle est belle – tu l'as sans doute déjà pensé – mais elle a de ses airs de poupée désarticulée. Personne n'en voudrait.

« Je peux demander votre nom ? Je doute que je m'en souvienne d'ici demain mais... »

Tu hausses les épaules et allonges tes jambes pour te mettre à ton aise. Tu ne lui avais pas dit cela afin de la vexer. Tu as même plutôt bonne mémoire et c'est ce qui a souvent fait ton intelligence. La drogue te fait juste tourner la tête, tes idées sont sans dessus-dessous. Tu es un autre homme. Un homme un peu brisé lui aussi, ce soir.



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2016-02-25, 01:49

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oh, il peut bien dire ce qu'il veut désormais – c'est trop tard, le mal est fait.
y'a tout qui t'revient comme ça d'un coup d'un seul & c'en est bien plus que ce que tu peux supporter ; tu t'souviens de tout tu t'souviens précisément, même – comment tout avait basculé la naïveté avec laquelle t'avais pensé qu'tu survivrais à la chute & puis l'soir où t'avais fini par toucher le fond. & l'pire dans tout ça c'était peut-être bien que tu devais t'estimer heureuse ; après tout, tu t'étais relevée – d'autres n'avaient pas eu ta chance, & il s'passait pas un jour sans qu't'y penses ; le corps glacé l'regard vide & ce cœur qui ne battait plus – t'avais tué quelqu'un, eva, & tu finirais bien par l'payer. « je n'ai pas des bons souvenirs là-bas non plus », qu'il te lance – tu peux pas t'empêcher d'éclater de rire ; un rire un peu froid sans doute un peu triste. t'as envie d'lui dire de la fermer ; qu'est-ce qui avait bien pu lui faire défaut, à lui & son enfance dorée ? des gars comme lui à l'époque t'en avais côtoyé des dizaines – on leur avait offert à la naissance le monde sur un plateau ; & il voudrait t'faire croire qu'il en avait souffert ? à d'autres ; y'avait qu'à l'voir aujourd'hui pour se rendre compte que l'tableau n'était pas bien noir – t'aurai tué pour être à ce que tu t'imaginais être sa place, pour tenir l'monde au creux de tes mains. ça t'vient pas à l'idée qu'tu puisses te tromper sur son compte sur toute la ligne, oh ça non ; pourtant comme à ton habitude tu t'fais une joie de te taire, eva - tu t'contentes d'hausser les épaules dans un nuage de fumée.

« vous devez être vraiment désespérée pour ramasser n'importe quel type drogué au coin d'une rue », il reprend ; oh, s'il savait. t'as l'impression qu'tu pourrais bientôt céder & puis tout lui dire ; qu'tu n'es qu'une vaste imposture & que derrière ta prétendue sollicitude se cache le pire des vices – comme s'il était quoi, digne de confiance ? tu secoues la tête, comme pour reprendre tes esprits ; ça n'te ressemble pas. tu le laisses poursuivre ; y'a quelque chose de rassurant dans l'ton de sa voix, peu importe ce qu'il puisse bien raconter. « cette ville ne sera jamais le bons endroits. vous savez pourquoi ? » allons bon. tu n'sais pas, non – t'as toujours eu tendance à croire que c'était toi, le cœur du problème. il continue & tu n'sais plus bien qui il essaie d'convaincre - tu sais qu'il te regarde alors tu te bornes à contempler le vide ; tu te demandes si ça s'voit rien qu'à ton visage qu'il y a quelque chez toi qui cloche.

ton nom, maintenant ; c'est marrant, c'est sans doute l'un des rares à s'en être jamais soucié. à vrai dire, il serait sûrement un des rares à le connaître – pour beaucoup, tu n'étais qu'eva. eva croisée par hasard eva sur qui l'on avait pu compter un soir eva que l'on ne reverrait sans doute jamais plus ; lui-même le savait, il t'aura oubliée d'ici le lendemain – tu devais lui reconnaître qu'il n'se voilait pas la face.

━ je m'appelle eva. orlov, t'ajoutes après un silence, comme si ça changeait quoi qu'ce soit. vous êtes de loin le type le plus fréquentable que j'ai jamais ramassé au coin d'une rue, pour c'que ça vaut. t'as l'air de réfléchir, l'espace d'un instant. & vous n'êtes probablement pas aussi mauvais que c'que le monde a l'air de vouloir penser.

c'est idiot, & t'en as bien conscience - qu'est-ce que t'en sais, au juste ? pour la première fois depuis le début de votre petite conversation, t'oses enfin lever les yeux à la hauteur des siens ; ça t'frappe de voir à quel point son visage ne trahit rien, pas l'esquisse d'la moindre émotion – comme s'il portait un masque, en permanence. t'air de rien, ça te désarçonne – t'as l'impression que même en position de faiblesse, c'est encore lui qui contrôle la situation. alors tu t'dis que t'as rien à perdre, & tu lui poses la question qui t'brûles les lèvres depuis que tu l'as apercu ;

━ vous n'avez pas l'air d'être le diable en personne, & vous n'êtes pas franchement sapé comme quelqu'un qui va s'défoncer au point d'en oublier le chemin de chez lui, tu reprends d'un ton tranquille, & t'écrases ta clope encore fumante contre le béton froid tout en jetant un regard éloquent à sa chemise hors de prix. alors, dites moi – comment est-ce qu'un mec comme vous s'retrouve ici à perdre son temps avec une fille comme moi ?

en ce qui me concerne, je l'sais - mais toi, vitaly ; qu'est-ce que l'sort a bien pu trouver à te jouer, comme coup tordu ?






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2016-02-28, 01:05
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civilian – Elle est ivre de naïveté. Comme une enfant, comme une nouvelle espèce. Elle a la bouche innocente et les yeux des anciens combattants. Elle a l'air ici et ailleurs à la fois, l'esprit haut des les nuages et le corps démantelé à tes côtés. La nuit semble terriblement calme à contrario de l'aura qu'elle dégage, comme si quelque chose s'accroche constamment à ses épaules, comme si quelque chose lui murmurait à l'oreille de rester loin, loin, loin. Comme si quelque chose lui susurrait des mots tranchants, des mots tristes. Tu vois comme une ombre qui la suit partout où elle est. Elle danse machiavéliquement, se déambule comme une sangsue qu'on essaye de retirer. Mais elle s'accroche, oh ça oui, elle s'accroche. Elle plante ses crocs et elle l'aspire, lentement. Une agonie langoureuse et douloureuse. C'est sans doute la drogue qui t'fait planer, perdre pieds. Tu as l'esprit qui tangue encore un peu et tu fumes plus. Tu étouffes, desserres davantage ta cravate, défais des boutons de ta chemise. Maintenant tu as d'ces airs des fonctionnaires désabusés par leur boulot, exténué par leur femme, exaspéré par leurs enfants et dont le seul désir qui les consume se résume à une bouteille de scotch et une pute entre les cuisses.

Eva. Eva. T'as un rictus qui te pend aux lèvres. Tu as beaucoup travaillé l'étymologie de certains prénoms et tu t'amuses de voir que les vôtres étaient reliés à la vie sous toutes ses formes. Et pourtant, c'que vous aviez l'air morts ce soir, au bord de l'abandon. Vous n'avez pas l'air d'être le Diable en personne. Ton visage pivote enfin vers elle. Comment est-ce qu'un mec comme vous s'retrouve ici à perdre son temps avec une fille comme moi ?
Tu balances ton mégot loin devant vous.

« Les aléas. Soupir. Et l'insouciance de votre part. »

Tu ne peux pas la cacher plus longtemps, ta frustration. Elle gronde dans ton estomac. Elle t'a sous-estimé – sans le vouloir, très certainement – mais dès lors, tu te sens réduit à un être humain. Réduit à devoir parler à une parfaite inconnue avec une banalité sans nom. Tu serres les poings, les traits de ton faciès se raidissent l'espace de quelques secondes.

« Car je n'ai peut-être pas l'air d'être le Diable en personne mais j'aspire à devenir bien pire. Un silence s'installe pendant un instant. Dieu, par exemple. »

Mais qui y croirait ? Tu dois sonner comme ces mégalomanes. Et qui sait, c'est peut-être bien c'que tu es. Un mégalomane inconscient de l'être – n'est-ce pas là le premier signe des maladies mentales ? Merde. Tu deviens dingue. Ça y est.
Non.
Non. T'as toute ta tête. Tu l'sais.

« Vous bossez dans un hôpital, n'est-ce pas ? Tu la toises du regard une nouvelle fois avant de te relever – tu tiens étrangement bien sur tes jambes, il faut croire qu'un peu frustration suffit pour te faire décuver de tes horreurs. Votre odeur. C'est celle des médicaments et des chambres. Tu la détestes. Vous sauvez des vivants alors que vous êtes morte ? Pourquoi ne les abandonnez-vous pas au sort qu'ils méritent ? Le monde avancerait tellement plus vite si on laissait les malades derrière nous dont les frais sortent de nos portefeuilles. Pourquoi ne laisse-t-on pas la sélection naturelle jouer comme il se doit ? Les gagnants avancent, les perdants trépassent. »

Te voilà parti dans des discours délirants. Tu enfonces tes mains dans tes poches. « Est-ce que vous voulez vivre, Eva ? Si oui, j'ai bien un moyen pour vous de vous faire respirer. »

Et tu n'quittes plus ses yeux comme des aimants.


where is my mind
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2016-04-19, 23:38

where is my mind
with our feet on the air & our head on the ground



« & l’insouciance de votre part » qu'il finit par te dire, sans plus faire l'effort de dissimuler son agacement. Y'a quelque chose qui a changé, imperceptiblement ; ça n'a guère pris plus d'une seconde, & pourtant c'est là – ça plane sur vous comme une ombre & dieu sait que ça n'te dit rien de bon. Tu le sais, tu l'sens que tout est sur le point de basculer, & quelque part dans ta tête y'a une voix qui t'suggère de prendre tes jambes à ton coup ; pourtant toi tu restes, tu fais comme si de rien n'était – tu n'sais pas vraiment quelle a été ton erreur, pas encore ; nul doute cependant qu'elle ne sera pas sans conséquences.
Une seconde puis deux & puis quinze peut-être c'est comme si l'temps défilait au compte-goutte ;  tu sens la peur qui peu à peu s'installe confortablement au creux d'ton ventre – y'a quelque chose de menaçant dans l'silence qui s'installe & de nouveau, tu te refuses à planter ton regard dans le sien. « car je n'ai peut-être pas l'air d'être le diable en personne, mais j'aspire à devenir bien pire  ». un silence, de nouveau ; seulement perturbé par ta respiration irrégulière - « dieu, par exemple. »

ç'aurait été n'importe qui d'autre & sans doute que t'aurai ri aux éclats – ça sonnait comme le caprice d'un adolescent ou bien celui d'un grand malade, le doux mélange d'un complexe d'infériorité & d'quelques verres de trop. mais pourtant y'a là quelque chose qui t'fait dire que ce n'sont pas seulement les fantasmes d'un cerveau malade, pas l'fruit d'son imagination tordue, c'est une menace, une vraie ; ou bien mieux que ça - c'est un avertissement.

« vous bossez dans un hôpital, n'est-ce pas ? »
tu relèves la tête dans un sursaut ; & au fur & à mesure qu'il se relève tu t'recroquevilles contre le mur, imperceptiblement ; à ce moment là, tu voudrais disparaître. rien n'a changé, si c'n'est que c'est à propos de toi désormais – voila qu'il n'te laisse plus le choix d'être simple spectatrice de ses élucubrations morbides. « vous sauvez des vivants alors que vous êtes morte ? » qu'il reprend, & voilà qu'tu secoues la tête comme si ça allait t'permettre de n'plus l'entendre ; pourtant tu sais qu'tu devrais garder l'air impassible tu sais qu't'as tout à perdre à lui montrer qu'il a raison sur toute la ligne – mais faut bien croire qu'il a pas besoin de toi pour le deviner ; & d'toute façon t'es trop faible, encore une fois. tu perds pieds avant même qu'il ne termine sa tirade sans merci & chacun d'ses mots te fait l'effet d'une gifle ; au fond c'est vrai ça, combien d'temps passé à retenir ton souffle ? « les gagnants avancent, les perdants trépassent » achève-t-il, enfin ; & tu te demandes si en fin d'compte t'as réellement gagné, ce soir-là – sans doute que t'aurais mieux fait de crever à sa place, lui dont tu n'pouvais toujours pas te résoudre à prononcer le nom ; & peut-être bien que c'était là le prix de ta victoire. alors eva,  qu'est-ce que t'en dis – en fin de compte, est-ce que ça en valait la peine ? impuissante, tu lèves les yeux vers les siens ; comme si quelque part, t'espérais qu'il connaisse la réponse – ton regard s'fait suppliant & tu te surprends à prier pour qu'il t'achève.

« est-ce que vous voulez vivre, eva? »
t'écarquilles les yeux, sans vraiment être sûre de comprendre – tu retournes la question dans tous les sens. oui non ou bien peut-être, pour ce que t'en sais ; c'est pas comme si t'avais eu des raisons d'te poser la question, récemment. & puis qu'est-ce que ça peut bien lui foutre, de toute façon ? & c'est là que tu comprends, un peu tard sans doute ; « si oui, j'ai bien un moyen pour vous de vous faire respirer. » il a une proposition à te faire, & dieu sait qu'tu serais folle d'accepter – qui voudrait bien passer un marché avec un type de ce genre-là ? autant vendre son âme au diable, tu t'surprends à penser, & bizarrement l'idée ne te paraît pas si déplorable – au point où t'en es, de toute façon. tu le fixes, enfin ; son regard ne trahit rien, comme à son habitude – t'essaies même pas de deviner ce qu'il a derrière la tête, bien consciente que tu en serais incapable. tu sens l'angoisse qui te submerge sans trop qu'tu saches vraiment pourquoi – au fond est-ce que t'as peur de ce qu'il a à te dire, ou bien que ce n'soit pas suffisant ?

━ vous me pardonnerez de n'pas vous croire sur parole tu lances enfin d'une voix étonnament calme – peut-être pas suffisament. en échange, je vous épargnerai les longs discours ; ça a l'air d'être votre truc à vous & puis peu de chance que ça vous intéresse, de toute façon. tu laisses échapper un rire las, un peu malgré toi ; te faire respirer, hein - oh, si seulement. vous savez, j'ai passé tellement de temps à retenir mon souffle que j'doute même de m'souvenir comment faire - j'vous laisse le bénéfice du doute, ceci dit. tu plonges ton regard dans l'sien, comme pour y trouver tes réponses. alors j'vous écoute : c'est quoi,  votre remède miracle ?

t'essaies de prendre l'air insousciant mais ton regard te trahit impitoyablement – pas besoin d'te mettre à genoux pour qu'il comprenne que tu l'implores. le peu de raison qu'il te reste te supplie de n'pas t'emballer de n'pas trop y croire mais de grâce ; c'est bien trop tard, le mal est fait - l'espoir est là, plus que jamais.






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