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Who are you for real ? ▲► ft. Simba Miyazaki

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2016-01-07, 23:43

Well... Hi !



Jeudi, jour habituel de ta livraison de nouilles par Simba. C’était presque le jour de la semaine que tu aimais le plus. Pas seulement parce que tu n’avais pas besoin de te déplacer de chez toi pour avoir de la nourriture – quelle flemmarde – mais aussi parce que c’était votre rendez-vous hebdomadaire avec le jeune homme. Tu ne sais pas trop si vous êtes réellement amis, mais vous parlez un moment à chaque fois qu’il te livre et c’est presque ta seule interaction sociale humaine. Parce qu’à part ton chat, Kiara, et les rares personnes avec qui tu discutes sur les réseaux sociaux, c’est pas souvent que tu as l’occasion d’entretenir une conversation avec une personne réelle. Enfin bon, c’était donc le moment de faire un peu de rangement dans ton appartement. Bah oui, parce que vu qu’en règle générale, t’accueil personne, faut bien que quelque chose te motive à le faire. Et t’as trouvé ce quelque chose en la venue de Simba. D’ailleurs le fait que le prénom du jeune homme soit celui d’un personnage du Roi Lion comme ton chat t’avait beaucoup fait rire la première fois. Bref, il est temps d’aller sortir l’aspirateur. Heureusement que tu n’avais pas vraiment besoin de le passer et que cela se faisait plus ou moins tout seul, mais comme le tien est un peu vieux, tu dois parfois un peu le pousser. Donc tu passes derrière histoire de vérifier qu’il nettoie bien et qu’il ne s’arrête pas subitement de tourner.

Trois quart d’heure plus tard, tu pus enfin ranger l’appareil et faire la poussière, puis t’asseoir sur ton canapé et allumer la télévision. Il n’y avait pas quelque chose de spécial que tu voulais regarder, mais c’était pour passer le temps. Le jeune homme passait toujours vers 18h30 et il n’était que 17h55. Il fallait bien meubler l’attente en faisant quoi que ce soit. Tu aurais bien été faire une machine de linge sale, cependant, il ne fallait quand même pas pousser. Là encore, tu n’avais qu’à mettre des vêtements dans une machine et appuyer sur deux-trois boutons, seulement, tu avais un peu la flemme de te lever. Tu appelas Kiara pour qu’elle vienne se poser à côté de toi. Qu’est-ce qu’elle était mignonne avec sa petite bouille. Elle l’était encore plus lorsqu’elle était plus petite, la tête des bébés siamois te faisait fondre. C’est pour ça que tu avais craqué sur elle, le jour où tu étais entrée dans l’animalerie. C’était la petite dernière de la portée. Enfin bon, tout ça, c’était il y a un moment. Le temps passait tellement lentement, que tu hésitas à faire une turbo sieste. Ce que tu ne fis pas, bien évidemment, parce qu’il ne restait que dix minutes avant l’arrivée du jeune homme et tu savais que si tu t’endormais maintenant, tu n’allais pas te réveiller pour aller lui ouvrir la porte.

Coup de sonnette dix minutes plus tard. Tu te levas, un sourire aux lèvres pour ouvrir la porte, prête à saluer Simba et à dévorer tes nouilles. Parce oui, tu avais faim. Tu as toujours faim. Enfin, presque. Tu ouvris donc la porte et invita le jeune homme à entrer.

« Alors Simba, quoi de neuf ? »





« Il y a un meurtrier en chacun de nous. Trouvez la détente et le coup partira. »
- John Steinbeck
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2016-01-11, 22:01




who are you for real | ft. emily r. prescott


Ignorant les vrombissements sonores de la ville agitée, esquivant plus ou moins habilement les véhicules et les piétons tout autour de toi, tu glisses sur une paire de rollers bon marché – un vieux modèle, datant certainement d’une époque éloignée. Encore deux livraisons et tu terminerais ta journée ; la prochaine adresse t’étais parfaitement inconnue, probablement un nouveau client. La suivante, en revanche, était une habituée. Une demoiselle agréable et sincère – tout du moins, c’est ce qui ressortait généralement de vos courts échanges à chaque livraison.

L’air frais te gifle le visage. Sensation de légèreté grisante ; tu t’y plairais presque. Presque.

Brusque virage à droite. Coup de klaxon. Merde. C’est pas passé loin. Au fond, tu as conscience que tu n’es pas fait pour ce travail – trop maladroit, trop tête en l’air ; on te rabâche sans cesse de ramener les pieds sur terre. A quoi bon ?  De toute façon, ce job, tu ne l’aimes même pas. Tu lâches un soupir exaspéré et t’élances à nouveau sur le bitume froid et dur – tu n’as pas le choix, et t’en crèveras.

Quelques minutes plus tard et quelques accidents frôlés encore, tu livres enfin ton avant-dernier repas. Tu ne t’attardes pas ; tu ne supportes que rarement les clients que tu livres. Les surprendre chez eux – même pour un court instant –, revient à violer leur intimité. Et pour la plupart, leurs pensées intimes, qui se manifestent alors, ne sont guère glorieuses.

Peu t’importe. Très vite, tu reprends ta route. Tu dévales la pente à grande vitesse. Et tu laisses les pensées furtives des passants que tu croises s’infiltrer dans ton esprit. Pourtant, elles t’écœurent. Alors, tu prends encore un peu plus de vitesse, et tout se brouille dans ton crâne. Les mots s’emmêlent, insensés, les pensées se croisent, se heurtent et s’entrechoquent comme les notes d’une musique improbable ; bourdonnantes et fausses.

Peu à peu, le tumulte s’adoucit, laissant place – dans un quartier plus tranquille – à une simple ligne continue d’images traversant ton esprit. Naturellement, tu pourrais t’offrir un moment de répit, t’épargner ces idioties. Tu contrôles suffisamment ton pouvoir pour cela. Et pourtant, tu persistes – pire qu’une tache indélébile ; t’es la trace sans couleur qui s’inscrit sans douleur dans leurs consciences hypocrites. Ta curiosité malsaine te pousse sans cesse à espionner, à scruter le monde qui t’entoure. Tu fais l’erreur de vouloir avoir le contrôle.

Parce que tu as peur Simba.

Enfin, te voilà. Tu effleures d’un doigt long et frêle le bouton aligné sur son nom : Emily R. Prescott. Tu entends l’écho de quelques pas résonner derrière la porte ; et c’est un visage souriant doucement qui se dévoile et t’invite à entrer.

Aussitôt, un ronronnement familier vient se glisser entre tes jambes ; Kiara. D’un revers de la main, tu écartes doucement l’animal qui manque de te faire trébucher.

« Alors Simba, quoi de neuf ? »

Tes rollers abandonnés dans un coin de la pièce, tu déposes la commande de la demoiselle sur la table. Étonnement, cet étrange rituel ne te ressemble pas, à toi, Simba, le reclus de la société et de ses bonnes manières – mais ne te dérange pas pour autant. Tu n'irais pas jusqu'à dire que tu t'es pris d'affection pour la jeune fille ; seulement, elle ne te semble pas si fausse, pas si mensongère, contrairement aux autres.

« La routine. J’aurais pu crever trois fois en venant ici, figure toi. »

Et l’animal qui revient à la charge. Tu réprimes difficilement un sourire presque attendri quand celui-ci lâche un miaulement plaintif en te fixant de son regard humide.

« Ça sera le tarif habituel. »

Alors tu te tournes enfin vers la concernée, tout en lui balançant un sourire qui manque de véracité, moitié trahi par le soupire éreinté dû à ta course effrénée.

« Et toi ? Tu ne proposes même pas un café à ton cher livreur ? »


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2016-01-14, 21:25

Well... Hi !



Simba te fit rire lorsqu’il dit qu’il avait failli mourir trois fois en venant te livrer. Ce n’était pas particulièrement drôle, mais l’imaginer sur son scooter à essayer d’éviter les autres véhicules, ça c’était marrant. Ou en tout cas, l’image que tu t’en faisais. Pendant que tu te rendais dans le salon pour chercher ton porte-monnaie, Kiara en avait profité pour bondir sur le jeune homme. Apparemment, elle semblait bien l’apprécier. Peut-être était-ce parce qu’elle n’avait pas pour habitude de voir grand monde à part toi et que Simba était la seule personne qui venait régulièrement vous rendre visite. Ces deux-là semblaient s’être apprivoisés mutuellement et tu n’allais pas t’en plaindre. Le jeune homme te sourit. Cette course avait l’air de l’avoir fatigué, peut-être avait-il vraiment failli avoir un accident ? Cette pensée te fit prendre un air grave, mais tu balayas rapidement cette idée de ta tête pour t’approcher de Simba. Il te reproche de ne pas lui servir de café. Tu souris et va chercher deux tasses dans l’armoire de la cuisine. Tu les poses sur la table de la cuisine et invite ton livreur préféré à s’asseoir sur le canapé du salon en attendant que le café soit prêt. Les machines à café avaient trop changé de design à ton goût et elles étaient devenues un peu trop encombrantes, donc tu avais pour habitude de le faire à l’ancienne.

« Tu veux du sucre ou quelque chose avec ton café ? Il doit me rester aussi quelques biscuits, je sais pas si t’as faim ? »

Tu te mets alors sur la pointe des pieds pour sortir ta boîte de biscuits placés un peu trop haut. Kiara vient faire un tour entre tes jambes, ce qui te fit presque perdre l’équilibre. Elle avait toujours le chic pour traîner dans tes pattes. En général, tu la grondais un peu et puis tout repartait comme avant. Tu n’arrivais pas à lui en vouloir longtemps, elle était tellement mignonne. Cette fois aussi, malgré la présence de ton invité, tu n’hésitas pas à l’engueuler. Elle partit rejoindre le jeune homme, comme si elle était vexée que tu lui cries dessus devant Simba. Tu retins un petit rire. Une fois la boîte de biscuits attrapée, tu la posas sur la table de la cuisine. Encore deux minutes et le café serait prêt. Tu te tournas dans la direction du livreur.

« Simba, t’as le temps de rester un peu ou tu dois y retourner assez rapidement ? Je veux pas que tu te fasses virer pour être resté trop longtemps chez moi. Qui viendra me livrer mes commandes sinon ? »

Tu souris amusée. C’est vrai, ce serait dommage qu’il ne puisse plus te tenir compagnie, même pour quelques brèves minutes. Et puis, tu t’en voudrais s’il se faisait virer par ta faute. Prenant les biscuits et ta commande avec toi, tu allas t’asseoir à côté du jeune homme et tu déposas la nourriture sur la table basse du salon. L’odeur des nouilles parvenait gentiment à tes narines, tu avais faim. Lorsque Simba passait te livrer ta commande, il devait toujours voir la même chose sur ton visage ; l’énorme envie de manger tout ce qui se trouvait dans le sac de livraison. M’enfin, tu devais quand même te tenir devant lui et ne pas manger tes nouilles comme une morfale. Ce que tu étais soit dit en passant. Après avoir savouré quelques bouchées, tu te levas pour aller chercher le café dans la cuisine.

« Je reviens, je vais prendre le café. »

Une fois arrivée dans la pièce, tu servis la boisson chaude dans les tasses qui étaient posées sur la table à manger et reposa le récipient à sa place d’origine. Tu pris les tasses dans tes mains et après avoir fait deux mètres, ta vue se flouta et tu laissas tomber ce que tu avais dans les mains.

Lentement, le flou qui t’avais envahi se dissipa pour laisser place à quelque chose qui n’aurait jamais dû être là, pas maintenant. Tu regardas tes mains, tu étais là, elle ne l’était plus. Tu avais réussi à la chasser. Il t’avait fallu du temps, mais tu avais réussi à changer de mode par ta propre volonté. Simba était là assit sur le canapé. Il ne devait pas comprendre ce qui t’arrivait et tu allais pouvoir en profiter pour t’amuser un peu. Toi sadique ? À peine.





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2016-01-17, 23:32




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Tu ne te fais pas prier deux fois, pour t’affaler sur le cuir attirant du canapé. Tu te laisses tomber et glisses entre ton torse et tes bras un oreiller attrapé à la volée – une vieille habitude un peu enfantine à laquelle toi-même tu ne prêtes plus vraiment attention.

« Tu veux du sucre ou quelque chose avec ton café ? Il doit me rester aussi quelques biscuits, je sais pas si t’as faim ? »

Les douces petites attentions de la demoiselle.

« Pas de sucre, merci. Par contre, j’ai la dalle, ouais. »

Derrière toi, tu entends Emily gronder la boule de poils. Tu te tournes dans leur direction, amusé. Au fond, la jeune fille adore Kiara – et tu sais pertinemment que ces réprimandes ne sont là que pour la forme.

Et aussitôt, l’objet du délit rapplique sur tes genoux, se frottant affectueusement au coussin que tu avais ramené contre toi. Tu caresses doucement l’animal. Parfois, tu aimerais être un chat.

« Simba, t’as le temps de rester un peu ou tu dois y retourner assez rapidement ? Je veux pas que tu te fasses virer pour être resté trop longtemps chez moi. Qui viendra me livrer mes commandes sinon ? »

Tu relèves la tête vers Emily, de retour une boite de biscuits à la main. Kiara miaule plaintivement, visiblement encore vexée.

« J’ai pas d’autre livraison de prévue pour le moment, à priori. Mais je t’avoue que j’aimerais aussi garder ce job encore un peu. M’enfin, je me fais pas d’illusions. »

Tu n’étais pas fait pour travailler, et tes chefs successifs ne manquaient pas de te le faire remarquer. Tu avais été livreur, serveur, et même technicien de surface, sans jamais tenir plus de quelques semaines consécutives. Eternellement voué à être renvoyé, peu à peu tu t’y étais résigné. Pourtant, depuis quelques temps que tu livrais des nouilles chinoises, tu y prenais presque goût. Certainement grâce à ta cliente la plus fervente. A cette pensée, tu souris doucement.

« Je reviens, je vais prendre le café. »

Et la boule de poils suit sa maîtresse, cette fois encore. Tu te laisses retomber contre le dossier du canapé, songeur. Dans ton crâne malade, un tas d’images défile ; ta foutue vie, mêlée à un tas de foutues pensées qui te sont parfaitement étrangères. Putain de calvaire.

Et c’est le son crispant de la porcelaine bouillante qui se brise contre le carrelage glacé qui t’éjecte sans merci de ta douloureuse songerie, te ramenant durement face la réalité.

C’est quoi ce bordel ?

T’extirper du canapé, te précipiter jusqu’à la cuisine, manquer déraper sur une marre de café bouillante répandue sur le sol. Comme un reflex, t’avais même pas pris le temps de réfléchir pour accourir. Tu jettes à la jeune fille un regard inquiet.

« Emily ? Ça va ? »

Tu t’accroupis pour ramasser les morceaux de porcelaine brisée, tu ne voudrais pas que quelqu’un soit blessé. Mais quelque chose cloche, sans que tu puisses mettre le doigt dessus. Tu relèves la tête vers la demoiselle, et fronces les sourcils.

Elle-même n’a pas l’air sure de ce qu’elle fait, le regard dans le vague et la mine soudain blafarde. Tu escomptes pour le moment mettre ça sur le compte de l’asthénie – peut-être manquait-elle de sommeil, simplement ?

Mais même toi t’y crois pas à ça. Il y a autre chose. Mais quoi ?

« Tu devrais aller t’asseoir, tu dois être fatiguée. Je vais m’occuper de ça. »

En passant à ses côtés, afin de rejoindre la cuisine, ton mauvais pressentiment ne fait que se renforcer. Son esprit est trouble. Tu attrapes une éponge dans l’évier et soupires. Tu abaisses tes paupières doucement, te concentres. Mais tout est flou ; changeant. Tu reviens sur tes pas et t’appliques à éponger le liquide noir jusqu’à la dernière goutte.

Alors, le mental de la demoiselle se fixe peu à peu. Radicalement différent.

Inspiration. Expiration. Tu prends un air décontracté, – tout du moins, tu fais ton possible pour – et te diriges, d’un pas voulu des plus anodin, vers Emily.

« Eh, tu veux que je t’apporte un verre d’eau ? »


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2016-01-21, 21:06

Well... Hi !



Un peu avant que tu émerges, tu avais entendu ton prénom. Il t’avait fallu quelques secondes pour réaliser à qui cette voix appartenait, mais juste après tu avais levé la tête, changée. Ton corps ne te permet pas encore de bouger, mais ce sera bientôt le cas. Simba avait accouru vers toi, comme un chien derrière son maître. Il a même ramassé les tasses brisées. Tu le laisses faire, en silence. Il te dit que tu devrais aller t’asseoir, tu le fais, toujours en silence. Une fois sur le canapé, tu l’observes. A-t-il remarqué ? Tu sais qu’il va te demander de lui expliquer ce qui vient de se passer. Tu vas faire comme si de rien n’était, comme si tu étais toujours ton autre toi et ensuite, tu t’amuserais. Un peu. Faire partir ses amis, pour qu’ensuite ce soit elle qui parte définitivement. Tu n’es pas totalement sûre que c’est possible, mais tu vas essayer. T’en as marre de partager ton corps avec elle, même si à la base, c’est le sien. Tu devrais la remercier de te laisser en profiter, d’ailleurs. Mais la gentillesse, ce n’est pas pour toi. Tu ne sais même pas si tu vas réussir à jouer ton rôle très longtemps avec le jeune homme, alors que c’est plus simple. Enfin à court terme. Simba te demande si tu veux un verre d’eau. Tu acquiesces, puis tu te rends compte que c’est peut-être le moment de lui répondre. Après-tout il ne faudrait pas l’inquiéter. Sinon, il va commencer à se douter de quelque chose.

« Non merci. Laisse tomber, j’ai eu une absence mais ça va maintenant. »

Ton un peu trop sec, tu voulais lui couper l’herbe sous le pied, s’il avait l’intention de vouloir connaître la raison de tout ce bazar. Malheureusement, tu ne sais vraiment pas faire dans la gentillesse et tu n’es pas non plus du genre aimable. Pas de merci, pas de sentiment. Rien. Alors, vas-tu tenir longtemps sans te faire démasquer ? Tu commences à en douter. Tu inspires profondément, puis tu réfléchis. Comment aurait agi l’autre cruche ? Différemment de toi. À l’opposé, même. Voilà, c’était ça la solution ! Tu n’avais qu’à faire le contraire de ce à quoi tu penses. Premièrement, il fallait sourire. Erk. Toi, les seuls sourires que tu sais faire ce sont ceux qui effrayent tes victimes. Des sourires un peu sadique, quoi. Inspirant une nouvelle fois, tu souris à Simba.

« Merci. Heureusement que t’es là. »

Intérieurement, tu souffles. Devoir jouer la comédie avec un petit livreur qui avait l’air aussi asocial que ton autre toi, n’allait pas être une partie de plaisir. Du coin de l’œil, tu aperçus Kiara qui te regardait d’un air mauvais. Le seul être vivant qui pouvait savoir quel mode était actif, c’était elle. Cette petite allait certainement te griller auprès de Simba, tu devais t’en débarrasser. Pas au sens meurtrier du terme, mais plutôt du sens où elle ne trainerait pas dans les parages. Tu réfléchis, puis il te vint une idée. Tu te tournas vers le jeune homme et montra le chat du doigt.

« Je dois juste aller la nourrir, sa gamelle est dans la salle de bain. Je reviens. »

Sans plus de détails, tu attrapas la petite bête et te dirigeas vers la pièce qui lui servait de salle à manger. Tu la lâchas parterre, sentant qu’elle commençait à te griffer. Après avoir soufflé quelques secondes, tu l’enfermas dans la douche. Sans eau évidemment, mais de manière à ce qu’elle ne puisse pas gratter à la porte de la salle de bain pour demander à ce qu’on lui ouvre. Elle allait donc te laisser tranquille pendant un moment, et c’était tant mieux. Tu sortis en prenant bien soin de fermer la porte derrière toi puis tu rejoignis ton invité, ou plutôt celui de ton autre toi, dans le salon.

« Tu veux du café ? Puisqu’on n’a pas pu en boire à cause de ma maladresse et de mon absence, tout à l’heure. Il en reste dans la machine. »

Dis-tu, en esquissant encore un sourire. Peut-être en faisais-tu trop ? Non, tu savais qu’elle agirait aussi niaisement si elle était à ta place. Pas pour le chat, c’était sûr, mais pour les sourires ça oui.





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- John Steinbeck
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2016-01-24, 14:29




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« Non merci. Laisse tomber, j’ai eu une absence mais ça va maintenant. »

Un ton sec ; qui pourrait plier n’importe qui – aussitôt rattrapé par un sourire un peu crispé.

« Merci. Heureusement que t’es là. »

Tu n’es pas rassuré. D’un pas faussement tranquille, tu t’avances et prends place sur un fauteuil en face d’elle. Et tu fouilles, dans son crâne. Ce crâne trouble, ces pensées incertaines – double jeu ? La demoiselle t’inquiète. Elle-même ne semble pas aussi sereine que ce qu’elle tente de laisser transparaître. Qu’est-ce que tu caches, Emily ?

« Je dois juste aller la nourrir, sa gamelle est dans la salle de bain. Je reviens. »

Tandis que la jeune fille s’éloigne, tu fronces légèrement les sourcils. Kiara elle-même ne paraît pas réjouie à l’idée d’être ainsi éloignée.

De son absence, tu en profites pour observer la pièce – tu ignores ce que tu recherches ; certainement une raison à tout cela. Pourtant, tu sais pertinemment que ce n’est pas dans les meubles que tu trouveras ta réponses mais dans la tête de la demoiselle. Tu attends son retour, le visage fermé, légèrement crispé.

« Tu veux du café ? Puisqu’on n’a pas pu en boire à cause de ma maladresse et de mon absence, tout à l’heure. Il en reste dans la machine. »

Tu inspires doucement et lui fait signe du menton de revenir s’asseoir. Tu allais devoir agir avec la plus grande prudence à présent, afin qu’elle ne se doute de rien – surtout pas de ton pouvoir. Pas dans l’immédiat en tout cas.

Seulement, en cas de force majeur, tu n’hésiterais pas à y recourir – lui faire comprendre qu’elle ne peut pas si aisément te leurrer, te mentir.

« Laisse tomber le café. Je voudrais pas que tu nous fasses un malaise cette fois. »

Tu ponctues tes quelques mots d’un sourire léger, se voulant rassurant et amusé à la fois. Mais en ton fort intérieur, tu es crispé – de tout ton être. D’autant plus que jouer la comédie n’a jamais été ton fort. Tu pries pour qu’elle ne remarque rien de son côté.

Surtout que ça ne te ressemble pas, cette attitude détachée.

Gagner du temps. Du temps pour comprendre. Tu pourrais tout aussi bien t’en aller simplement, tu borner à fuir ce changement d’humeur trop soudain pour être naturel, mais ta curiosité profonde, ta soif de comprendre t’en empêche.

« Tu as des problèmes ces temps-ci, Emily ? »

Tu saisis peu à peu ses pensées ; sombres, malsaines. Ce ne sont pas celles de la demoiselle que tu as connu lors de tes précédentes livraisons. Elle ment. Tu ne sais pas trop pourquoi, mais tu te sens presque trahi. Fichu sentiment, ce n’est pas le moment pour penser à ce genre de chose. Tu ferais mieux de chercher à saisir l’ampleur de son changement.

Elle parvient pourtant à conserver les mimiques, les attitudes douces et souriantes de celle qu’elle était jusque-là. Malheureusement pour elle, ses talents d’actrices ne lui sont d’aucune utilité, quand tu peux lire dans ses pensées.

« Tu devrais faire attention à toi. »

Laisser couler le temps jusqu’à ce qu’elle se révèle tout à fait. Tu as conscience que tu joues à un jeu dangereux, que la jeune fille ne te laisserait pas t’en tirer si facilement. Mais tu n’as rien à perdre ici.
Laisser couler le temps jusqu’à ce qu’elle se laisse enfin aller.

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2016-01-26, 18:34

Well... Hi !



Simba te fit signe de venir t’asseoir sur le canapé. Se croyait-il chez lui pour te donner implicitement des ordres ? Bon tu interprétais souvent mal certains gestes, mais là il fallait quand même avouer que tu abusais. Le jeune homme te dit quelque chose que tu prenais un peu pour un pique. Tu ne relevas pas. Était-ce toi qui étais un peu trop parano ou alors les soupçons qui venaient de se créer dans ta tête étaient-ils justifiés ? Tu ne sais pas, tu n’es pas sûre. Alors tu vas continuer de jouer la comédie, pas trop longtemps, mais jusqu’à ce qu’il commette un faux pas. Tu savais que ça allait être compliqué, cependant, cela t’amusait de jouer à ce petit jeu avec lui. Qui découvrirait quelque chose le premier ? Était-ce là une bonne formulation de ce qu’il se passait ? Aucune idée. Il te demanda si tu avais des problèmes en ce moment. Alors il avait bien sentit que quelque chose avait changé dans ton comportement. En même temps, il aurait fallu être aveugle pour ne pas le remarquer. Tu lui souris pour la énième fois, plus timidement cependant.

« Non, ça va. C’est juste que… je suis un peu fatiguée. »

Il te dit que tu devais faire un peu attention à toi. S’il savait. C’était plutôt lui qui devait faire attention à lui. Ou plutôt à toi. Il s’en fallut de peu pour que tu souries en coin. Il l’aurait peut-être vu et se serait encore plus douté de quelque chose. Pourquoi étais-tu si difficile à contrôler ? Enfin, à te contrôler. Il ne fallait absolument pas que tu baisses ta garde, sinon tu allais laisser ton autre toi reprendre sa place et ça tu ne le voulais pas. Pas pour l’instant en tout cas. Tu savais que tu ne pourrais pas rester indéfiniment en mode off, mais le plus longtemps serait le mieux. Et surtout, plus de temps tu arrivais à garder ton emprise sur elle, plus ce laps de temps augmenterait jusqu’à ce qu’elle disparaisse. Cela en devenait presque une obsession, tu y pensais chaque fois que ton mode s’activait. Il était d’ailleurs tellement simple de prendre possession de son corps puisqu’elle ne pouvait pas lutter. Puisqu’elle ne connaissait même pas ton existence. Tu secouas ta tête, chassant l’image de ton autre toi pour te concentrer à nouveau sur Simba. Tu devais aussi te méfier de lui. Il avait l’air d’être un jeune homme assez perspicace. Tu essayas donc de détourner son attention.

« Dis-moi, tu penses rester longtemps dans la livraison de nourriture ? Je veux dire, t’as pas un métier que tu voudrais faire à part celui-ci ? »

Parler de lui, voilà de quoi le faire t’oublier un peu. Les gens en général adorent raconter leur vie ou simplement que l’on s’intéresse à eux. Ton autre toi était pareille. Soupire. Qu’est-ce que ces personnes étaient fatigantes et si facilement manipulables. Tout cela te faisait bien rire. M’enfin, il fut un temps où tu n’étais pas sadique comme tu l’es maintenant. Tu as conscience que quelques-uns des sentiments humains étaient toujours là. Les mauvais certes, mais ils étaient là. Alors qu’avant, ce n’était pas le cas. Avant, tu vivais au jour le jour. Avant, tu étais un robot. Cela faisait du bien de ne plus l’être, sauf que tu craignais que lorsque ton autre toi découvrirait ton existence, elle se servirait des sentiments que tu as gardés pour les utiliser contre toi. Quoi que… elle n’était pas aussi maline. Mais peut-être que Simba pourrait l’aider. Tu sentais au fond de toi qu’il était une menace. Peut-être devais-tu le faire quitter l’appartement ? Non. Pas avant de lui faire passer l’envie de revenir.

« Je vais quand même aller nous chercher quelque chose à boire. De l’eau peut-être ? »

Tu avais un plan. Pas sûre qu’il allait fonctionner, mais il fallait toujours essayer. Après-tout, il était difficile de deviner comment les gens allaient réagir. À moins bien sûr de savoir lire dans les pensées. Mais bon, tu n’en étais pas capable alors comme on dit : "Qui ne tente rien, n’a rien".





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2016-02-06, 18:03




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« Dis-moi, tu penses rester longtemps dans la livraison de nourriture ? Je veux dire, t’as pas un métier que tu voudrais faire à part celui-ci ? »

La question est anodine, le ton plutôt convaincant ; tu t’y laisserais presque prendre. Et c’est d’un air détaché que tu réponds, sans précipitation.

« J’ai jamais eu d’ambition. »

Et ta voix que tu maîtrises à peine assez pour l’empêcher de se briser. Tu n’aimes pas parler de toi ; tu te dis que cette histoire n’appartient à personne d’autre – car tu raisonnes comme un enfant égoïste, refusant de partager ton petit monde, aussi misérable soit-il, avec les autres. Parce que tu n’as pas confiance, Simba.

Mais tu sais ta réponse aussi brève que véridique, et sans le savoir, elle a su toucher un point sensible chez toi – malheureux félin qui ferait mieux de ne pas baisser ses gardes. Alors, tu plonges tes pupilles dans celles de ta nouvelle prédatrice.

Parce que tu t’expliques le monde comme un mioche ; et que si t’es le félin, alors voilà face à toi le canidé, dans l’affrontement silencieux qui précède le combat féroce. Qui commettra la première erreur ? Qui lancera les hostilités ?

Et dans ses pupilles, fenêtres grandes ouvertes de son esprit, tu lis une lueur de défi – un souffle de rage difficilement contenu, si loin de la personnalité de la jeune femme que tu avais connu. Et elle pense, beaucoup ; et toi tu te tais, tu feins l’ignorance, l’ingénuité candide de l’enfant crédule.

« Je vais quand même aller nous chercher quelque chose à boire. De l’eau peut-être ? »

Merveilleuse actrice qu’elle est, tu te demandes quand tomberas le rideau – quand le public effaré découvrira la réalité. Mais pour le moment, tu ne la contraries pas, tu gardes ton air passif, et acquiesces doucement.

« Si tu y tiens. »

Mais à présent, tu sais qu’elle tente vainement de te cacher de nombreuses choses ; et malgré son acharnement qui t’amuses presque, tu sens la peur grandir en toi – parce que tu sais que celle qui a pris la place de Emily, n’est pas une enfant de chœur, et qu’elle ne te laissera pas t’en tirer si facilement. Et ton pouls qui accélère légèrement, tu déglutis péniblement – espérant qu’elle ne remarquera rien.

Mais tu n’es pas cet être naïf qu’elle croit – et tu ne seras pas sa proie la plus aisée. A ton tour, de la troubler. Tu t’infiltres aisément dans les tunnels les plus sombres de son crâne, tu t’enfonces dans les abysses de son esprit, et tu attends, là, dans la tête d’une autre, t’oubliant toi-même, l’instant le plus propice à t’effondrer dans le gouffre de ses pensées. Car tu n’es pas pressé – pas encore ; tu attends le moment idéal, la seconde fatidique pendant laquelle elle ne se doutera de rien.

Menteuse.

Et tu laisses le mot, seul, frappant, flotter dans sa tête ; tandis que tu gardes cet air innocent sur la tienne, et intérieurement satisfait – pourtant tu sais que tu te mets dans un danger certain, et que si elle comprend de quoi il retourne, tu es fait.

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2016-02-07, 16:13

I win, you lose



« Je n’ai jamais eu d’ambition. »

Sa phrase te surprend, oui même toi. Enfin de compte, cela n’est pas si étonnant pour un jeune homme qui change souvent de petit boulot. Ton autre toi est pareille, seulement l’une des raisons qui fait qu’elle ne garde jamais le même boulot pendant trop longtemps, c’est toi. Tu fais irruption de temps à autre pour la faire virer, pour que sa vie devienne un cauchemar. Sauf que cette cruche respire la joie de vivre et s’en moque, parce qu’elle est optimiste. Erk. Elle te dégoûte parfois. Le dégoût. Voilà que tu acquières encore un nouveau sentiment par sa faute. Elle est vraiment dangereuse. Si un jour elle venait à apprendre ton existence, elle serait peut-être en mesure de gagner si tu laisses d’autres sentiments t’envahir. Peut-être même que vous ne formerez qu’une seule et même personne. Erk. Non. Vraiment, non. Tu ne le supporterais pas. Revenant sur Simba, tu te rends compte que tu as touché un point sensible. Tu esquisses un sourire discret, fière d’avoir trouvé une faiblesse à exploiter.  Tu hésites, devrais-tu t’en servir maintenant ? On t’a appris à ne pas jouer tes cartes tout de suite, mais tu aimes voir les gens douter et en peine. Il accepte soudainement ton verre d’eau. Tu t’efforces de lui sourire et tu te diriges vers la cuisine.  

Pourquoi cette cruche a-t-elle rangé les verres trop hauts pour elle ? Tu soupires, elle t’agace vraiment. Tu en prends donc deux dans l’armoire au-dessus de l’évier et tu les remplis d’eau. Une idée te traverse l’esprit. Pourquoi ne pas mettre du sel dans son eau ? Non. Ce serait d’un niveau beaucoup trop bas pour toi. S’il fallait que tu lui fasses passer l’envie de revenir il fallait viser plus haut. Mais en même temps... ne devais-tu pas agir avec discrétion ? Tu pourrais mettre tes petites mesquineries sur le compte de ta soi-disant absence de tout à l’heure, dire que tu es encore un peu dans les vapes et que tu ne fais pas vraiment attention à ce que tu fais.

« Tu préfères de l’eau gazeuse ou de l’eau plate ? Parce que si tu la préfères gazeuse, je crois que je n’en ai plus. »

Tu dis ça pour pas qu’il ne se pose trop de question sur le temps que tu passes en cuisine juste pour remplir un verre. Tu t’apprêtais à saisir les deux verres et retourner au salon, lorsque tu entendis quelque chose raisonner dans ta tête. Menteuse. Est-ce de toi que cela provient ou d’elle ? Cela ne ressemble pas à sa voix, et comme elle n’a pas conscience de ta présence, il est quasiment impossible que ce soit ton autre toi. À moins que cela soit inconscient ? Non, non, impossible. Serait-ce une personne extérieure alors ? Simba, peut-être ? Non. Quoi que… Cela n’est pas impossible, avec l’application Soul Project. Ton autre toi l’a elle-même utilisée, même si elle ne s’en rappelle pas, Alors pourquoi pas lui ? Mais dans le cas où ce serait bien le jeune homme, serais-tu percée à jour ? Il faut que tu le découvres, seulement d’abord, il faut faire comme si de rien était. Tu retournes alors au salon, les deux verres dans la main et le sourire aux lèvres. Simba doit guetter une quelconque réaction que tu ne lui fourniras pas. Seulement ta comédie.

« Tu reprendras quelques biscuits ? »

Un sourire accroché aux lèvres, comme s’il n’était pas entré dans ta tête. Tu essaies d’évacuer tes pensées l’espace d’un instant, mais c’est impossible tu dois trouver quoi faire. Tu l’observes en silence, en attendant sa réponse. Tu évites de réfléchir, seulement une idée te vient en tête subitement. Parce que tu en as marre de jouer la comédie plus longtemps et tant pis s’il apprend qui tu es. À moins que … oui, bonne idée. Afin de mettre ton plan à exécution, tu te lèves du canapé où tu t’étais assise en lui tendant le verre et tu retournes en cuisine pour chercher les biscuits, mais pas que. Une fois là-bas tu ouvres le premier tiroir sur la gauche, tu en sors un objet que tu caches dans ton dos, entre ton pantalon et ton sous-vêtement. Tu fis ensuite à nouveau ton entrée dans le salon, vins t’asseoir tranquillement à côté de Simba. Puis, d’une manière extrêmement rapide, tu attrapas ses cheveux et fis basculer sa tête en arrière, tenant fermement le couteau de cuisine que tu venais de pendre dans la cuisine, pour le faire glisser sous sa gorge.

« Bon je crois qu’on va arrêter notre petit jeu de "Qui sera le plus malin", Simba. Je pense que sur ce coup, j’ai gagné la première manche. »

À voir si tu vas aussi gagner le reste du jeu.





« Il y a un meurtrier en chacun de nous. Trouvez la détente et le coup partira. »
- John Steinbeck
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2016-02-22, 20:34




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Tandis que la sombre Emily se détourne de toi afin de s’affairer en cuisine, tu soupires allègrement. Tu es dans le pétrin, pas vrai ? Tu jauges la porte d’entrée, hésitant. Ce serait si simple, de t’enfuir – de la fuir, celle-là qui menace ta propre existence. Et si tu avais été raisonnable, tu aurais accouru à l’entrée, abattu la poignée, claqué le battant sans t’arrêter dans ta course effrénée. Mais ce soir, la raison t’a quittée, un peu comme tous les soirs depuis qu’elle t’a quitté. Mais Simba, est-ce qu’une perte, aussi terrible soit-elle, justifie le fait que tu joues à ce genre de jeu malsain ? La question t’effleure à peine l’esprit que tu la rejettes aussitôt d’un revers de la main. Peu t’importe les questions, et encore plus leurs réponses en cet instant. Ta seule envie, c’est celle de faire revenir à elle-même la jeune Emily.

« Tu reprendras quelques biscuits ? »

La question anodine te fait l’effet d’une piqûre de rappel – la voilà de retour, et sa voix résonne dans ton crâne, se répercute contre les parois de celui-ci, comme pour te signaler que non, tu ne rêves pas et que la sordide réalité dans laquelle tu t’es ancré n’a pas fini de te poursuivre, Simba.

« Bonne idée, j’ai encore faim. »

Tu esquisses un sourire innocent, tu feins l’idiot ignorant. Tu n’arrives pas à discerner si oui ou non elle a compris ton petit manège, mais tu ne sous-estime aucune possibilité, envisageant toute sorte d’éventualité. Quoiqu’il en soit, tu sais qu’elle est troublée, car ses pensées s’embrouillent et tu ressens une sorte de satisfaction personnelle, ton égo qui gonfle un peu d’avoir su montrer à la dangereuse prédatrice qu’elle ferait mieux de ne pas se leurrer. Pourtant, tu prêtes attention à n’en rien laisser paraître, comme si jouer ce rôle devenait peu à peu une habitude – plus simple, plus naturel.

Mais reste sur tes gardes, Simba – c’est le sentiment intime qui t’anime. Car si ce n’est pas encore fait, elle ne tardera pas à comprendre et tu le sais. Et dès lors, tu ne doutes pas qu’elle finira par se révéler telle qu’elle est, cette imposture au visage familier.

La voilà d’ailleurs de retour, l’air plus tranquille et satisfait que jamais, le pas calme et le visage décontracté. Elle aussi semble s’améliorer dans l’art de jouer. La voilà, oui, qui s’installe paisiblement à tes côtés, et tout à coup tu te sens de moins en moins à l’aise de la voir si près. C’est quand tu sens ta tête tirée en arrière d’un coup sec et le froid du métal sous ton cou, que tu te dis qu’il aurait peut-être mieux valu que tu joues un peu moins avec le feu.

« Bon je crois qu’on va arrêter notre petit jeu de "Qui sera le plus malin", Simba. Je pense que sur ce coup, j’ai gagné la première manche. »

Sombre idiot, te voilà dans une posture délicate, et ta prédatrice semble plus déterminée que jamais. Tu déglutis péniblement, mais peu à peu l’effroi qui t’a habité à l’apposition de la lame contre ta peau se change en un mélange de désespoir et de rage, de sentiments confus empreints d’amertume. Alors, tu éclates de rire ; ce rire cynique qui te prend quand tu ne peux plus rien faire d’autre, ce rire qui résume l’écœurement que t’inspires ta vie. Ce rire qui résonne dans la pièce comme une chanson funèbre mêlée à la mélodie d’une boite à musique un peu cassée.

Mais le rire se brise assez vite, et tu repenses aux dernières paroles de la jeune femme. Alors, elle avait compris, n’est-ce pas ? Destin tragique. Ce soir tout te semble si ironique. La vie elle-même se moque de toi, et tu te demandes ce qui te retient encore à elle – mais c’est l’image du sourire resplendissant de ton petit frère qui te ramène à la raison, comme un coup de poing à l’estomac qui coupe la respiration. T’as pas le droit de le lâcher comme elle l’a fait, pas le droit de le trahir – tu te l’es promis.

« T’es plutôt bonne actrice tu sais ? »

Et tu poursuis dans son crâne – contraint par la difficulté que t’as à articuler la tête renversée.

Si j’avais pas ce pouvoir, j’aurais sûrement eu plus de mal à te discerner. Mais j’te jure, j’te laisserai pas grignoter Emily à petit feu comme tu le fais.

T’as des pulsions stupides de justicier, des sentiments trop bons qui te poussent à vouloir la sauver. Tu ne sais pas trop ce qui te prend – l’adrénaline, sûrement. Tu t’en mordras les doigts plus tard, si au moins tu t’en sors vivant.

Casse-toi.

Tu élèves une main sur celle de la jeune fille – un coup de couteau serait trop regrettable. Tu contiens difficilement quelques tremblements, tu fais de ton mieux pour conserver un air calme, presque apaisé – ne pas te montrer trop effrayé, ne pas la laisser se délecter de ce plaisir malsain. Gagner du temps.

Tu fouilles, tu fouilles le crâne bipolaire de celle qui se tient à tes côtes, tu cherches Emily dans tout ce bordel de pensée, car tu sais qu’elle s’est pas complétement évaporée et que quelque part, au milieu de tout ça, ton rôle c’est de la réveiller.

Je sais que t'es là dedans, Emily.


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2016-02-24, 14:48

Danger



Tenant toujours fermement le couteau sous la gorge de Simba, tu pris un malin plaisir à admirer la situation. Si l’autre cruche savait ce que tu faisais avec son corps, votre corps, elle en ferait une dépression. Haha. Elle qui est toujours en train de rire ou d’apprécier la vie malgré tout. Tout ce bonheur grâce à toi, grâce à ton arrivée, et elle ne te laissait même pas profiter de ce corps à ta guise alors que tu le méritais tellement. Soupire. Tu n’allais quand même pas baisser ta garde maintenant, tu savais qu’il te suffisait d’une demie seconde d’absence pour que le jeune homme puisse reprendre le dessus sur toi. Il rit. Simba rit. C’était très certainement un rire anxieux à cause de la situation. Un sourire apparu sur ton visage, tu étais fière de causer cet effet sur lui. Il ne le savait pas, mais ce qu’il venait de faire t’excitait dans un sens malsain. Il te complimente, te dit que tu es une bonne actrice. Tu souris à nouveau. Évidemment que tu l’es, cela fait un moment que tu joues la comédie pour que l’on ne te découvre pas. Au début tu laissais l’autre cruche revenir à elle, parce que tu ne savais pas comment cacher ce que tu étais, mais au fil du temps tu avais développé quelques capacités en la matière. Si j’avais pas ce pouvoir, j’aurais sûrement eu plus de mal à te discerner. Mais j’te jure, j’te laisserai pas grignoter Emily à petit feu comme tu le fais. Tu ris à gorge déployée et tu lui réponds à voix haute.

« Ah bon, et comment comptes-tu t’y prendre au juste ? Parce qu’il semblerait que tu sois dans une position assez inconfortable pour le moment. »

Comment pensait-il la faire revenir ? C’était impossible, même toi tu avais du mal. À la limite, si elle avait sa volonté, peut-être mais elle ne sait pas ce qui arrive en ce moment-même. Casse-toi. Oulà, c’est qu’il était vachement agité le jeune homme. Tu ris, aussi bien dans ta tête qu’à voix haute. Simba te faisait beaucoup rire aujourd’hui et ce n’était pas pour te déplaire. Cela te changeait un peu de tes journées à effectuer des contrats sans réel amusement. Dans un geste que tu ne comprends pas directement, le jeune homme vient poser sa main sur la tienne. Croit-il que cela va changer quelque chose ? Peut-être est-ce simplement un geste désespéré. Tu ne sais pas ce que la peur peut pousser à faire puisque tu ne l’as jamais ressentie, mais tu sais que cela peut varier en fonction des gens. Après-tout, tu as déjà tué assez de personnes pour avoir ne serait-ce qu’un aperçu de ce qu’est la peur dans les yeux des hommes. Tu plonges ton regard dans celui de Simba, en tenant toujours fermement le couteau dans ta main et en tirant sa tête un peu plus en arrière. Ce n’était pas seulement de la peur que tu voyais, non, il y avait aussi une espèce de lueur. De l’espoir ? Hahaha. Il te faisait pitié. Comment pouvait-il avoir de l’espoir dans cette situation ? Je sais que t'es là dedans, Emily. Non. Non, elle n’y est pas.

« Que crois-tu être en train de faire ? Elle ne peut pas t’entendre, elle ne sait pas que j’existe. Elle ne sait pas qu’elle n’est plus vraiment en pleine possession de son corps. »

Tu rapproches un peu plus le couteau de sa gorge, faisant couler une goutte de sang, dans l’idée que Simba cesse ce combat qui ne mène à rien. Soudain un léger mal de crâne t’envahi. Qu’est-ce que c’est ? La fatigue sûrement, tu secoues doucement la tête et te concentre à nouveau sur le livreur. Va-t-il abandonner ou tenter encore une vaine approche ? Tu plonges à nouveau ton regard dans le sien avec un air de défi qui signifie "vas-y joue ton prochaine pion, je t’attends". Tu aimes ce jeu et tu es tellement sûre de gagner. Tu n’étais pas censée tuer le jeune homme au début, mais maintenant qu’il sait ce que tu es, même s’il ne connait pas les détails, tu ne peux pas le laisser s’enfuir. Dans un sens, tu espères qu’il a entendu le fait que tu ne le laisserais pas sortir d’ici vivant. Peut-être que cela le poussera à faire quelque chose de stupide.

« Alors Simba, tu as perdu ta langue ? Ah non, pas encore. »





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2016-02-24, 23:40




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Tu avais l’espoir fou, l’espoir vain, l’espoir idiot de pouvoir atteindre Emily – la véritable, Emily, la souriante, l’aimable, celle que tu appréciais livrer chaque Jeudi – par la seule force de tes pensées ; t’incruster suffisamment dans son crâne pour la réveiller, la ramener à elle-même. Exercer suffisamment de pression pour étouffer l’autre. Mais c’est toi qui te sens écrasé ; aplatit par la réalité comme le plus misérable des êtres humains. Tu te sens faible, tu sens que tu te leurres ; une fois de plus, tu t’avères parfaitement inutile. Et la dangereuse tue ton dernier espoir.

« Que crois-tu être en train de faire ? Elle ne peut pas t’entendre, elle ne sait pas que j’existe. Elle ne sait pas qu’elle n’est plus vraiment en pleine possession de son corps. »

Tu sens le désespoir t’accaparer, et l’espace d’un instant, alors que tu sens le métal s’enfoncer un peu plus dans ta peau, tu te figures que tu vas crever. L’espace d’un instant, tu envisages de tout abandonner. Et tu n’as aucune idée de ce qui t’as finalement poussé à serrer plus fort la main de la jeune femme, ralentissant son geste contre ton cou. L’implorant silencieusement de t’épargner. Apparemment, tu n’es pas encore prêt à faire le grand pas, Simba.

Tais-toi, tais-toi, tais-toi.

Tu sens la peur dans ton ventre, et pourtant tu n’en montres toujours rien. L’adrénaline peut-être te permet ce contrôle que tu exerces sur toi-même. L’adrénaline et l’envie irrépressible de sortir d’ici en un seul morceau. Tu ne sais trop pourquoi, mais l’idée seule d’apparaître faible ou effrayé devant elle te semble comme une petite mort. Tu ne veux pas mourir de ta petite mort.

Du coin de l’œil, il te semble apercevoir la jeune femme secouer sa tête, doucement, et se reprendre aussitôt. Tu n’es sûr de rien, mais tu le prends comme une infime nouvelle lueur d’espoir – une trace de fatigue chez l’autre. Peut-être avais-tu encore une chance, après tout ?

Et à nouveau, ta lueur s’affaiblit ; tout semble se jouer ainsi, avec elle. Des hauts et des bas, des espoirs qu’on fracasse, des lumières qui s’allument et s’effacent. Rien n’est encore joué, te dis-tu, et pourtant, tu sais désormais qu’elle n’a pas l’intention de te laisser t’enfuir – hors de question pour elle de te laisser quitter l’appartement à présent que tu connais son secret, pas vrai ? Un poids énorme sur les épaules, les pensées horrifiques de l’ennemies sont de trop. Car, de ton côté, il est hors de propos de mourir, impensable de te laisser faire, ne serait-ce que pour ton petit frère.

« Alors Simba, tu as perdu ta langue ? Ah non, pas encore. »

Tu roules les yeux jusqu’à elle, observes son visage, longuement. Son visage semble impassible, mais tu décèles dans ses yeux un mélange de menace et de jubilation qui les fait pétiller. Elle parait plus déterminée que jamais, et tu ne doutes pas qu’elle est prête à commettre l’irréparable.

Pas encore, non. Tu comptes me la couper ? J’admets que ce serait plus simple pour moi de parler si tu ne me tirais pas tant la tête en arrière. Emily aurait au moins l’amabilité de mettre même son pire ennemi dans une position confortable. Je ne trouve pas cela très équitable.

Le cœur qui bat vite, les pensées qui s’alignent à toute allure – tu sais que l’horloge tourne, l’étau se resserre et si tu n’agis pas rapidement, il sera trop tard. Pour toi, comme pour elle – Emily. Un doute infâme s’installe au plus creux de ton âme ; devrais-tu la sauver, elle aussi ? Risquer ta propre vie pour la sienne ? Tu clos tes paupières quelques secondes, pâle. Ne serait-ce pas plutôt un désir profond de te racheter, qui t’animerait ? Cela ne te ressemble pas de risquer ta vie pour celle d’une autre – et tu penses encore à ta sœur, que tu n’as pas pu sauver. Oui, te racheter Simba, c’est tout ce que tu veux ce soir ; mais tu sais que ça ne changera rien, que ça ne la ramènera pas. A quoi bon ? Tu ne sais plus.

Alors tu grognes, d'une voix éraillée, en rouvrant les paupières ;

« Lâche-moi »

Tu aimerais qu’on te dise que ce n’est qu’un mauvais cauchemar, et que dans quelques minutes, tu te réveilleras dans ton lit, chez toi. Que tu te lèveras tranquillement, un peu perturbé par la drôle de nuit que tu aurais passée, et que tu iras te servir un verre d’eau, puis laisser le soleil se lever en buvant café sur café. Mais ce n’est pas le cas, Simba.

Tu as un air de défaite claqué sur le visage, tu te laisses aller à des pensées un peu morbides aussi. Les cartes de ton jeu te semblent truquées, dans cette situation improbable. Tu jettes un coup d’œil méprisable à la brune et lui adresse une ultime pensée.

Si tu voulais réellement me tuer, tu l’aurais déjà fait.

Tu te trompais peut-être, en affirmant ceci ; tu jouais tes dernières cartes. Tu abattais ton jeu, face découverte. Tu avais choisi les cartes de l’assurance, de la dernière provocation, dans un geste de désespoir fébrile. Pourtant, après ces mots, tu te sentais toi-même un peu plus sûr de toi ; comme si feindre une expression, un sentiment, pouvait te le conférer. Tu te demandais étrangement si une personne comme elle pourrait comprendre ce genre de chose. Probablement pas.

Je ne suis pas un danger pour toi.

Et d’une pression de la main encore un peu plus forte, tu repousses le couteau, tu te libères de cette entrave. Egalité. Et ce score te suffit, tu ne veux plus jouer – tu es éreinté de cette lutte, tu espères simplement t’en sortir maintenant.

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2016-02-26, 14:11

Rage



Pas encore, non. Tu comptes me la couper ? J’admets que ce serait plus simple pour moi de parler si tu ne me tirais pas tant la tête en arrière. Emily aurait au moins l’amabilité de mettre même son pire ennemi dans une position confortable. Je ne trouve pas cela très équitable. Équitable ? Qui a dit que tu connaissais ce mot. Simba faisait vraiment de tout son possible pour se sortir de cette situation. Pour toi, il était vraiment ridicule. Est-ce que tu comptais vraiment lui couper la langue ? Peut-être, même si avec son pouvoir tu arriverais toujours à l’entendre dans ta tête donc cela ne servirait à rien. Enfin sauf à le faire souffrir, mais bon ça tu le garderais pour plus tard, d’abord tu allais l’affaiblir mentalement et après tu l’achèverais. Tu continuas à le laisser penser que tu lui couperais la langue dans tous les cas. Tu essayas aussi de brouiller un peu tes pensées pour qu’il ne sache pas vraiment démêler le vrai du faux. Ça c’était de la torture mentale. Ne pas pouvoir savoir la vérité même en possédant ce don, se sentir inutile en gros. Tu souris encore une fois avec l’un de ses sourires malfaisants que tu adorais arborer. Le jeune homme rugit en ouvrant les paupières, cela te surprend un peu mais ça t’amuse plus qu’autre chose. Si tu voulais réellement me tuer, tu l’aurais déjà fait.

« Tu es bien naïf si c’est ce que tu penses. »

Tu éclatas, encore une fois, d’un rire sadique. Tu prenais juste plaisir à le torturer psychologiquement. C’était fou ce que tu avais pu évoluer depuis ces dernières années, et dire qu’au début tu faisais juste ça comme ça, sans plaisir. Juste parce que c’était dans ta nature. Tu arrives à peine à te rappeler de cette époque-là, peut-être parce que cela avait moins d’intérêt pour toi que maintenant ? Oui, certainement. Simba glissa dans tes pensées qu’il n’était pas un danger pour toi. Dans un sens, c’était vrai. Tu savais que tu pouvais le battre aisément, cependant si tu le laissais filer, il risquerait de te compromettre et ça tu ne pouvais pas le laisser faire. Tu pourrais le bâillonner quelque part et le laisser mourir. Il faudrait des mois pour parvenir à le retrouver, ou alors tu n’aurais qu’à le laisser dans l’un des repères de ces foutus gangs. Après-tout, tu avais un contact dans l’un d’eux depuis peu. Tu ris intérieurement, tellement de choix se proposaient à toi. Alors que tu étais concentrée par tout cela, Simba réussit à se libérer de ton emprise sur lui. Tes yeux s’ouvrirent grandement à cause de la surprise que cela te fit. Tu t’étais laissée emportée par tout ça et tu avais perdu le dessus. Du moins pour l’instant. Tu te mis à applaudir.

« Hé bien, bravo. Je te félicite. Tu viens de marquer un point. »

Tu te relèves et te postes en face de lui. Qu’allez-vous faire maintenant ? Tout l’appartement était truffé d’armes si l’on savait les chercher, et toi, tu savais exactement où les trouver. Comment le petit livreur allait-il bien pouvoir s’en sortir ? Passant une main dans tes cheveux, tu en retiras l’élastique qui les retenait. Tu le lui lanças dessus, espérant que ton coup de bluff visant à lui faire croire que tu y avais caché une arme, arrive à le déconcentrer assez de temps pour que tu puisses le maîtriser. Au moment où tu t’apprêtais à te lancer sur lui, tu ressentis à nouveau le même mal de crâne qu’un peu plus tôt. Ce mal de crâne, tu as l’impression que quelque chose se réveille en toi. Ça ne peut pas être ELLE, pas vrai ? Elle ne peut pas faire ça inconsciemment, elle n’en a pas le pouvoir. Une infime partie de toi se demande si la voix de Simba ne lui ai pas parvenue avant. Non, impossible. Tu parais si sûre de toi, mais est-ce vraiment légitime ? Dans un accès de rage, tu t’élances sur le jeune homme et le met à terre.

« Pauvre petit con, si tu crois pouvoir la faire revenir, tu te mets le doigt dans l’œil. Tu ne sais pas ce que c’est de me mettre en colère, à ta place je ferais attention. »

Tu avais crié en disant tout cela. Est-ce que tu perdais le contrôle de toi-même ? Il t’avait sacrément énervé à vrai dire. C’était tellement rare de te voir dans cet état, même en mode off.





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2016-03-02, 21:18




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Tu respires, un peu – quelque part soulagé, libéré d’un poids, à l’idée de ne plus être ainsi menacé par la lame qu’elle t’avait pointé sous le cou. Tu sens tous tes membres se relâcher, l’espace d’un instant seulement ; car tu n’oublies pas qu’elle est toujours là, toujours aussi dangereuse. Tu n’oublies pas, car les mots ne manquent pas de te rappeler sa présence.

« Hé bien, bravo. Je te félicite. Tu viens de marquer un point. »

Tu te lèves à ton tour, malgré tes jambes fébriles face à la situation inhabituelle. Elle te fait face, sans un mot de plus, et tu sais qu’à présent elle n’aura plus aucune pitié. Tu as joué avec le feu, il fallait t’attendre à t’y brûler. Tu recules d’un pas, tu penses à t’enfuir – tu jettes des regards tout autour, inquiet. Mais peu importe où tes yeux se posent, tu n’as plus confiance en rien ici. Une criminelle dans son genre pouvait dissimuler des armes n’importe où. Mais Simba, ne t’as-t-on jamais dit de ne pas lâcher ton adversaire des yeux ? C’est ton erreur, ce soir.

C’est ton erreur, et le choc t’assourdit quelques instants quand tu retrouves plaqué au sol, violemment. Les mots te parviennent, flous tout d’abord, puis de plus en plus net, de plus en plus dur – et enfin, avec toute la rage du monde, te perçant les tympans.

« … tu te mets le doigt dans l’œil. Tu ne sais pas ce que c’est de me mettre en colère, à ta place je ferais attention. »

Et dans ton tout corps, toute ta tête, sous la moindre parcelle de ta peau, de tes lippes froides à tes phalanges bleuies ; les mots résonnent – comme une menace terrible, horrifiante. Pourtant, les mots se contentent de cogner ta chair, d'heurter tes os, et peu importe la violence de ses paroles, ton esprit, lui, semble imperméable à toute attaque, loin du monde ; loin de toi-même.

La sensation d’un rêve – ou d’un cauchemar.

A cet instant, tu te sais en danger de mort, et tu t’étonnes de ne pas avoir davantage peur. A moins que ce ne soit justement cela, la véritable peur : ce vacillement de la conscience, ce vertige, cette impression d’être soudain transporté dans une autre dimension, proche du rêve – comme si le cerveau, pour tenir l’horreur à distance, construisait autour de lui-même une enveloppe protectrice.

Le sentiment de perdre toute notion de réalité.

Tu murmures les mots comme le vent souffle sur les feuilles mortes un jour vacillant entre l’automne à de deux doigts de se mourir tout à fait, et l’hiver, éternellement condamné. A deux doigts de basculer, toi aussi.

« Tu m’casses les oreilles. Calme-toi… »

Le principe des vases communicants ; tandis que tu te sens de plus en plus creux, dénué de toute impression tant la peur a pris le dessus, la rage de ta prédatrice, quant à elle, est de plus en plus terrible. Tu clos les paupières l’espace d’un instant, sonné. Quand tu les rouvres, tu plantes tes iris dans les siennes. Tu te sens vide, si vide. Trop vide pour qu’on puisse lire quoi que ce soit à travers les fenêtres de ton âme.

Crève-moi. Ou sauve-toi. Emily.


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2016-03-08, 18:34

Well, come again



Utilisant tout le poids de ton corps pour empêcher Simba de bouger, tu réfléchis rapidement à la situation. Tu te laissais emportée et c’était mauvais. Qu’avais-tu à portée de main ? Rien directement, après tu pourrais peut-être activer la lame de tes chaussures. Cependant le défi qui venait de se révéler à toi semblait plus intéressant. Comment réussir à gagner la partie sans utiliser d’arme.  Tu avais une certaine force physique, mais serait-ce suffisant face au jeune homme ? Peut-être. Simba gigotait dans tous les sens, essayant de se débattre pour t’échapper, mais tu le tenais beaucoup trop fermement. Tu avais saisis ses mains et les avais bloquées au-dessus de sa tête et tu métrisais aussi ses jambes de manière à ce qu’il ne puisse pas se dégager de là. Il semblait lui aussi perdre patience de cette situation, puisqu’il t’ordonna de te calmer. Dans un geste irréfléchi, tu lui mis un coup de tête. Ce qu’il t’énervait. Et puis, dans ta tête tu entendis. Crève-moi. Ou sauve-toi. Emily. Tu fronças les sourcils alors que ton mal de crâne semblait se répéter.

« ARRÊTE. TAIS-TOI. »

Tu savais que c’était à cause de lui. Mais tu ne savais pas ce que c’était. Une rage folle continua à monter en toi, tu étais prête à en finir avec lui. Tu ne pouvais plus supporter sa voix dans ta tête, ni cet étrange migraine qui s’emparait de toi. Essayait-il encore d’atteindre l’autre cruche ?  C’était peine perdue. Enfin, il avait réussi à te faire douter l’espace d’une seconde, mais tu allais tout faire pour que cela n’arrive pas. Tu regardas autour de toi et aperçu l’objet que tu cherchais. Avec un geste rapide, tu libéras l’une des mains du jeune homme et vins attraper la télécommande de la télévision avant de prendre un grand élan avec ton bras et de frapper la tête de Simba avec le plus de force possible. Il semblait maintenant assommé, mais tu avais conscience qu’il ne tarderait pas à reprendre ses esprits. Alors tu allas chercher une chaise en cuisine et tu l’amenas au salon, puis tu installas le jeune homme dessus, sans la moindre précaution et tu fis quelques pas jusqu’à l’un des placards qui se trouvait dans la même pièce. Tu en sortis une corde que tu avais pris soin de cacher sous plusieurs objets afin qu’elle ne soit pas trouvée facilement par ton autre toi. Tu attachas donc le jeune homme avec des liens assez serrés et tu attendis – quelques secondes – qu’il reprenne ses esprits.

« Alors Simba, on fait une petite sieste ? Tu sais si tu es fatigué, je peux t’aider à trouver un profond sommeil très rapidement. »

Oui, c’était bien à la mort que tu pensais. Tu souris sadiquement, puis avant de pouvoir faire un seul pas devant toi, tu plissas les yeux. Voyais-tu trouble à cause de la fatigue ou d’autre chose ? Dans tous les cas, tu voulais l’achever, le tuer, l’assassiner. BREF QU’IL CRÈVE. Plus la colère montait en toi, plus tu voyais flou et plus tu te sentais partir. La migraine elle aussi s’amplifiait. Alors, juste avant de fermer les yeux pour de bon, tu avanças jusqu’au jeune homme comme pour lui faire sentir une dernière fois la menace qui planait sur lui. Mais lorsque tu arrivas à son niveau, tu perdis connaissance et tomba à ses pieds.

Tu avais les yeux fermés, tu voulais les ouvrir mais ils semblaient collés. Et ta vue était un peu cotonneuse. Comme si tu avais dormis pendant des mois, voire des années. Et si c’était le cas ? Et si ton esprit s’était fermé pendant tant d’années ? Simba. Tu pouvais entendre sa voix. Pourquoi ne pouvais-tu pas le voir ? Il semblait t’appeler, il semblait aussi totalement effrayé. Que lui arrivait-il ? Tu voulais l’aider. Seulement, tu ne savais pas où il se trouvait. Où TU te trouvais. Pourquoi n’arrivais-tu pas à ouvrir les yeux pour aller l’aider ? Tu en avais tellement envie. Tellement. Tu te concentras de toutes tes forces en pensant à lui, en l’imaginant dans ton salon. Puis les deux séparément, lui, puis le salon. Et enfin après avoir pensé au moindre détail, tu les imaginas à nouveau les deux ensembles. Après un moment, tu pus ouvrir les yeux. Tu étais couchée sur le sol. Qu’était-il arrivé ? Tu voulais savoir.

« Qu’est-ce... Qu’est-ce que… ? »





« Il y a un meurtrier en chacun de nous. Trouvez la détente et le coup partira. »
- John Steinbeck
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